ABC of Economy: The unemployment crisis in South-Africa


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In this section of the ABC of the economy, we will address the critical issue of unemployment and labour market.

The job market like any other market describes the connection between supply and demand. Whoever wants to study the job market, in developing countries in the same way as the one treated in textbooks of advanced economies will be very disappointed. just check the data of international institutions on unemployment for developing countries and you would confirm what I have just outlined.

With time and maturity, however, I realized that the labor market in developing countries offers a unique perspective. It is indeed a market where youth unemployment rate is very important. Nearly 33% in the Maghreb and 40% in Africa south of the Sahara. In addition to the problem of youth employment, there is an interaction between rural and urban areas. This model of the labor market in developing countries has been highlighted by US economist Arthur Lewis.

Before going further lets us have a definition of unemployment:

Unemployment represents all persons 15 and older, with no job or actively looking for a job.There is then
1.An age criteria(15 or older)
2.social situation criteria(with no job)
3.process criteria (actively looking for a job)

After this definition move to what is commonly called the unemployment rate. The unemployment rate is the proportion of unemployed (15 and older, with no job or actively looking for a job) over the entire workforce.

Ft = the work force

E = share of the people having a job

Ch = share of the unemployed population

Dc = share of discouraged workers not seeking employment

So

Ft = E + (Ch + Dc)

From this equation, the number of unemployed in an economy is the difference between the labor force and the labor force

South Africa Q3(15) Q2(15) 2003 2008
Unemployment rate (u) 25.50 25.00 31.20 21.50
Labour participation (te) 58.80 58.10 60.80 53.60

The highest unemployment rate in South Africa was 31.5 % in 2003. When in 2008 the participation rate reached 53.60 %, unemployment rate was also at 21.5, its lowest level ever. When the unemployment rate went from 25 to 25.50 % participation rate increased from 58.10 to 58.80. This comes from a rise in workers actively seeking work (359,000 people when the rate of discouraged workers fell by 200,000.)

Generally when discouraged workers (who are not counted among the unemployed) are beginning to actively seek work, they are automatically and officially categorized, as unemployed  increasing thus the flow of existing unemployed into the labor market. This therefore increases the unemployment rate and the participation rate.

Mounou Konan Global economics Consulting

 

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Performance Economique et Bonne Gouvernance : Le cas des sept meilleures économies de l’Afrique au Sud du Sahara


 

Africa Globe & Coins 91836797

 

Le rapport  régionale 2014 du FMI sur la croissance économique des pays de l’Afrique au Sud du Sahara est pour moi un document important. Il livre en effet aux experts des informations  appropriées au sujet de la trajectoire économique de l’année précédente. C’est comme une photo au finish avec des détails qui permettent d’évaluer la performance de ces pays. A l’aide de ce rapport, notre objectif est d’analyser d’une façon descriptive la relation entre la performance économique et la bonne gouvernance.

Comme indexe de la bonne gouvernance, nous avons opté pour l’Indexe Afrique de la bonne gouvernance, crée par Ibrahim Mo. Cet indexe, prend en compte quatre sphères(Securite-Droits de l’Homme , Economie-Développement)

 

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Le tableau ci-dessus montre clairement la Sierra Leone en tête des meilleures performances économiques de 2013 avec 16.5% de hausse du PIB réel. L’Ethiopie qui vient d’être notée par Ficht est en deuxième position. Le reste du peloton  à savoir la  République du Congo, la Cote d’Ivoire  se partage le taux de 8%. La Tanzanie et le Mozambique ferment la marche avec respectivement 7 et 7.1%.  Sur les Sept pays, quatre sont des états fragiles. En plus de cela, aucun des Sept, n’a une croissance économique en dessous de 7%.  Le tableau qui suit présente les résultats de l’index Ibrahim Mo de la bonne gouvernance.

 

Index General Sécurité Droit de l’homme Economie DH Classement
Sierra Leone 48.0 55 53 42 42 38eme/52
Ethiopie 47.6 47 37 53 54 33eme/52
Rep Congo 43 44 39 39 50 43eme/52
Cote d’Ivoire 40.9 39 33 43 49 44eme/52
Liberia 50.3 55.5 56 39.1 50.7 29eme /52
Mozambique 54.8 57.8 60.3 50.6 50.5 20eme /52
Tanzanie 56.9 58.4 61.3 49.7 58.2 17eme/52

 

Sur les sept meilleures économies de l’année 2013, seulement trois (Liberia-Mozambique-Tanzanie) sont au-dessus de la moyenne. Les quatre autres pays n’ont pas pu atteindre la moyenne. Apres une observation minutieuse l’on constate que les pays ayant les taux de croissance les plus élevés ne font pas bonne figure en matière de bonne gouvernance. Cela est le cas spécifique de la Cote d’Ivoire et du Congo ! Le cas de la Sierra Leone, mérite encore plus l’attention. Ce pays avec 48/100 est en dessous de la moyenne.  Le rapport indique cependant qu’il fait partie de ceux qui sont en train d’améliorer leur gouvernance (gain de position de+14 points) depuis 2000.

Quelles sont les causes de la mauvaise Gouvernance dans les pays à forte croissance économique ?

Selon le tableau ci-dessus, la situation de la pratique de la loi dans les Quatre meilleurs (M4) économies pourrait être  la cause de la mauvaise note de l’index Ibrahim Mo. L’Economie paradoxalement vient en avant dernière place.  Plus les états accumulent de fortes croissances, plus il s’active à rendre cette croissance plus inclusive, cad améliorer le niveau de vie de leurs population, (Accès à l’eau et soins de santé primaires, etc.). C’est la raison pour laquelle, l’index de développement humain est le plus élevé du groupe.

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©MK Global Economic Consulting Group

 

Gouvernance et Emergence Economique dans un pays fragile : Le cas de la Cote d’Ivoire


 

Entre 2000 et et 2010, la Cote d’Ivoire a été secouée par deux guerres civiles qui ont dévastées l’économie et la vie sociale. Depuis 2010, ce pays connait une forte croissance économique. Cette croissance cache les réels difficultés que se pays rencontrent en matière de bonne gouvernance. Le rapport 2013 de l’Indexe d’Ibrahim Mo classe le pays a la 44eme position et cela dans la classe des dix derniers.

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le tableau ci-dessus montre l’évolution des quatre sphères de l’indexe Mo de la bonne gouvernance. Dans toutes les quatre sphères (Securite-Droits-Economie-Développent), la Cote d’Ivoire est en dessous de la Moyenne(50). Elle obtient sa plus faible note(33.1) dans la gestion des droits et participations sociales en 2012. Avant la guerre en 2000, cet indexe était aux alentours de 35.5, cependant le trend montre une nette amélioration a partir de 2008. Apres avoir connu une nette dégradation entre 2009 et  2010, l’indexe de la securite en 2012(38.8)  est revenu légèrement au dessus de son niveau d’avant  guerre(38.5). Comme on peut le constater, l’économie Ivoirienne est restée pratiquement stagnante autours de 41.5 en moyenne. Bien vraie qu’étant légèrement en dessous de la moyenne, le domaine du développement humain est de loin l’indexe Mo qui a connut une nette amélioration.

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Francis Konan

©MK Global Economic Consulting Group

 

 

Politique monétaire expansionniste : Quand trop c’est trop: Le cas de la Banque Centrale des Etats Unis


 

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La Banque central des Etats Unis a pratiqué depuis le début de la récession la politique de manipulation des taux d’intérêts comme instrument de relance économique. Elle a en effet fixé ses taux d’intérêts à plat le sol au niveau 0.025. A ce taux donc elle va injecter d’énorme quantité de dollars sur le marché, espérant  redynamiser la demande globale.  Quand faut-il mettre fin à cette pratique? Dans le passée, elle avait choisi un certain niveau du taux de chômage.

Quand le taux observé est supérieur au taux cible, la banque devra continuer de pratique sa politique expansionniste. Quand par contre le taux observé est inférieure au taux cible, (ce qui sous entends que l’économie s’améliore) la banque peut commencer à mettre fin à sa politique expansionniste. Si le taux de chômage est emblématique, elle peut prendre en compte l’évolution des salaires. Quand les salaires commencent à être élevé ce qui sous entends une certain hausse de la demande d’emploi. La banque central peut commencer à relever les taux d’intérêt afin d’éviter  la spirale hausse des salaires se transforme en inflation. Le principe élémentaire qui a jusque-là guider la banque central a été la soit disant formule de Taylor. Cette formule stipule que la Banque central change son taux d’intérêt directeur en fonction du taux de chômage et de la différence entre l’inflation actuelle et le taux cible de l’inflation. En pratique, la banque central augmente le taux d’intérêt si  le taux d’inflation actuel commence à déborder le taux cible. Quand le taux de chômage commence à baisser, elle peut aussi commencer à relever les taux d’intérêts. En général une certaine hausse de l’inflation, est l’indication d’un bouillonnement de la demande globale par rapport à un faible niveau de l’offre. La problématique de la Banque central est le fait qu’elle a en face un faible taux d’inflation. Les prix ont en effet augmenté de 1.2% sur les deux derniers mois comparés à 2.5% de l’année précédente. Au-dessus de tous, le taux de chômage est rigidement « collé » au-delà des 6%  et  le taux de croissance du PIB réel n’est pas extraordinaire! Devant tant de paramètres quel est celui qui sera l’instrument de politique économique le plus approprié ?

MK Global Economic Consulting Group

The club 7 of fastest growing Sub-Saharan african economies


Economic growth in Sub-Saharan Africa

As we get closer to the middle of 2014, the statistics of international institutions have begun to publish economic data from the previous year. The IMF has just released its April report on regional growth in Africa. In this perspective, the Mounou Konan Global Economic Consulting group is analyzing the performance of the top seven economies in Africa South of the Sahara.

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Sierra Leone (16.5 %) continues to grow in an extraordinary way in 2013. This is the result of strong growth of nearly 90% in the mining sector. Ethiopia comes in 2nd position with a growth rate of 9.7 % in real GDP. Unlike Sierra Leone where mining sector is the engine of growth, in Ethiopia, economic growth is the result of agriculture (43%) and services (45%). The third country is the Republic of Congo with 8.5 % increase in GDP. The engine of economic growth in this country is oil exports which accounts for 86 % of Gross Domestic Product.

 

  GDP Investsments Exportations FDI
Sierra Leone 16.5 14.8 35.9 12.9
Ethiopia 9.7 28.8 12.4 2.4
Republic of. Congo 8.5 33.5 35.7 7.4
Cote d’Ivoire 8.1 17.2 51.6 3
Liberia 8     …. 46.2 16.9
Mozambique 7.1 48.7 34 36
Tanzania 7 34.2 26.5 6

 

When comparing the increase in domestic investment for 2013, Mozambique ranks first with 48.7 %. The country ranks first on Foreign direct investment, which increased by 36% between 2012 and 2013. With such performance, GDP increased by only 7.1 %. Somewhere, may this economy is facing a bottleneck. Cote d’ Ivoire leads in the area of ​​exports with 51.6 % of GDP. The history of economic growth in this country has always been attributed to the strength of the export of raw materials. Ethiopia reveals a disturbing fact. This country does not reach a top of the list in any of the categories; however, is the second great performing nation. FDI (2.4 %) and exports (12.4) had the lowest proportions of GDP in 2013. Should we conclude that economic growth in 2013 was mainly led by internal factors (strong domestic demand)?

 

HUMAN DEVELOPPMENT INDEX

 

  HDI in 2012 loss in HDI (%) Change in

GNI  between 1980  2012

Sierra Leone 0.359  41.6 +11
Ethiopia 0.396 31.9 +102
République of Congo 0.534* 31.10 +9
Cote d’Ivoire 0.432 38.6 -0.36
Liberia 0.338 63.9 NA
Mozambique 0.327 32.7 +106***
Tanzania 0.476 27.3** +69
Moyenne de

L’Afrique au Sahara

0.475 35  

 

Social development indicators as the HDI and the change in Gross National Income (GNI), reveal many important facts. In 2012, the Republic of Congo did obtain the highest Human Development Index HDI (0.534) outperforming the average for Africa South of the Sahara (0475). Tanzania ranks second with an index (0.476) slightly above average. Mozambique is last with a score of 0.327.

When one takes into account the the loss in HDI du to  social inequality, Liberia (63.9), Sierra Leone (41.6) appears as nations with highest reductions. Tanzania has the lowest group rates of social inequality (27.3).

GROSS NATIONAL INCOME

Over a period of 32 years, the nations that have managed to increase in a big way national income of their inhabitants are respectively Mozambique and Ethiopia with an increase of 106 and 102%. Cote d’ Ivoire is the only country to have the lowest (-0.36) the national per capita income (-0.36).

 

 

Demande d’exportation et Rapport du FMI d’Avril 2014


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Le dernier rapport du FMI sur la croissance économique des pays de l’Afrique au Sud du Sahara est riche en enseignement. Dans ce rapport, le FMI fait ressortir le rôle important de la demande d’exportation des pays émergents. Le rapport révèle que la croissance vigoureuse des pays de l’Afrique au Sud du Sahara est liée a la demande d’exportation des provenant pays émergents. En plus des exportations, le FMI  a souligné que les Investissements Directes Etrangers ont aussi aidée ladite zone. Pour comprendre la conclusion, du FMI, j’aimerais exposer les éléments décisifs de la demande d’exportation. Cela aura le mérite de rapprocher la théorie et la réalité.

  1. Un peu de Math

Partons de la définition de la demande d’exportation X

                  (1)  Xd= F ( Yf ; ( ter))

 (ter)= taux de change réel c’est ici que beaucoup de personnes se perdent. Nous avons simplement donné un nom à la première expression en jaune et l’avons remis dans la définition de la demande d’exportation ci-dessous.

                   (2)  X=  FYf(+) ; ter(-))

Le signe(+)  devant Yf signifie que les exportations augmentent quand le revenu des partenaires économiques  sont en hausse. Au contraire quand les revenus de nos partenaires sont en baisse, la demande d’exportation sera aussi en baisse. Le signe(-) devant (ter) le taux de change réel  signifie que la demande d’exportation va baisser quand les taux d’echanges reels augmentent (relation inverse).

  1. Le rôle de la demande d’exportation dans les pays de l’Afrique au Sud du Sahara.

Selon (1) et (2), la demande d’exportation (X) est fonction du revenue des partenaires économiques(Y*), des termes de l’échange (ter)  et du solde net du stock d’investissement directe étrangers (nIDE )

     (3) Xd=  F(Yf(+)  ,ter(-),  nIDE( ))

Selon (3), une hausse des revenus des partenaires économiques (Y*) des pays de l’Afrique au Sud du Sahara, affectent positivement leurs exportations, quand par contre une hausse des termes de l’échange réduit la demande d’exportations. Une hausse du terme de l’échange, implique une hausse du prix des produits exportés, cela implicitement réduit la  demande d’exportation(simple loi de la demande). Un solde positif des IDE net augmente la valeur des exportations.

A court terme le niveau de la production intérieure dépends de la consommation(C), des ménages, de l’Investissement(I), des dépenses de l’état(G) et des importations Md et de la demande des exportations Xd.

Y= C+I+G+Xd-Md

La croissance économique est rehaussée quand la demande d’exportation Xd augmente.

  1. La Conclusion du Rapport et Théorie

Le rôle des pays émergents en tant que source de croissance pourrait décliner.La croissance vigoureuse que de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ont enregistrée ces dernières années s’est appuyée sur le dynamisme des plus grands pays émergents

  1. Le dynamisme des plus grands pays émergents par rapport à notre équation de la demande d’exportation est le terme  Yf

Si le rythme de croissance de ces pays venait à ralentir d’avantage qu’on ne le prévoit actuellement, cela pourraitavoir de lourdes conséquences pour la région.

  1. Cette hypothèse prévoit une baisse de la croissance dans les pays d’Afrique au Sud du Sahara, si seulement ci il y a une baisse de croissance economique(Yf) dans les pays émergents.

Au-delà de toutes ces considérations, le resserrement des conditions financières en Chine pourrait aussi inciter les entreprises chinoises à moins investir à l’étranger.

  1. Cette phrase captée par la différence entre les entrées et les sortie des Investissement Directe Etranger (nIDE) qui elle aussi affecte la demande d’exportation et donc la croissance économique des pays de l’Afrique Sub-saharienne.
  2. Le rapport prévoit aussi qu’une baisse des prix des produits d’exportation de ces pays (détérioration des termes de l’échange ter(-) ) aura un effet dévastateur sur les économies africaines.

Critiques

Le FMI a en effet réussi à démontrer la dépendance des économies africaines au sud du Sahara par rapport aux pays émergents. C’est vrai, une baisse de l’activité économique dans ces derniers pays, peut ralentir la croissance économique des pays sub-sahariens. L’argument du FMI est limité car, la croissance des pays sub-sahariens ne dépend pas seulement des exportations vers les pays émergents.  Il y a en effet d’autres facteurs qui influencent la croissance.

  1. La forte demande de consommation intérieure due à l’émergence d’une classe moyenne mieux nanties.
  2. Le rehaussement des investissements tant privés que publique
  3. Une part grandissante des échanges commerciaux entre les pays de la même zone.
  4. La reprise de la croissance économique dans en Europe et aux Etats-Unis.

Naira: The devaluation is not an option


That phrase is an excerpt from the speech of the future president of the Central Bank of Nigeria. It opposes the devaluation of the Naira . According to the Governor the exchange rate of the Nigerian currency is correct. This leads us to our analysis of the week: Why a nation devalues ​​its currency ? As a good Ivorian, I experienced the devaluation of the CFA franc in January 1994 . I can testify how the country has suffered in the months that followed the devaluation. Prices suddenly experienced an outbreak. There were not enough cash in circulation. But let us return to the main question : Why a nation must devalue its currency ?

Theoretical foundation

a. A nation “officially” devalues ​​its currency relative to other currencies, when it ” voluntarily” decrease the value of its currency compared to other currencies.

b . Market exchange rates can also reduce the value of a currency against another, when the demand for this currency is experiencing a decline.

Raison to devalue ?

When the exchange rate of a currency drops in value,  exports ( x ) become cheaper while imports ( m ) become expensive. If we define the trade balance Nx = x – m Then devaluation will normally increase the value of exports relative to imports. From what has been said : 1 . So a nation devalues ​​its currency in order to stop a chronic deficit in its trade balance (achieve  balance surplus) . If we redefine x as inflow of currency and m  as outputs of currency, then

Nx = Influx of foreign currency – Output of foreign currency exchange. 2 . If we follow the same approach , a devaluation will increase the stock of forex  compared to an outflow of currency . 3 . In the short term , a devaluation , increases the trade balance and also increases economic growth. According  to cases 1 and 2, a nation benefits from the devaluation when its economy is heavily exporting raw materials. When, therefore , the country is strongly turned to imports,  a devaluation will have no effect on the trade balance. Instead, it will widen the trade deficit and thus increase the outflow of foreign exchange . In the case of Nigeria , the future governor of the Central Bank states  that the devaluation of the Naira will have a devastating effect on the economy because Nigeria is a nation that is heavily importing. He is half right : Nigeria with its oil industry is an export nation. He currently experiencing a surplus in the trade balance, however,  when the price of oil is experiencing a decline , according to our analysis , a devaluation will widen the trade deficit and increase outflow of forex exchange.

When the political decision influences the Naira

The Naira began to be distressed when President Goodluck Jonathan  sacked the former governor of the Central Bank. The later found a  Billion hole in oil revenues . This leads us to the point b . Devaluation of a currency can be caused by the foreign exchange market ( speculative attacks). When speculators (domestic / foreign ) begin to express doubts about the practice of economic policy of a nation  and try to get rid of the local currency. In the case of Nigeria ,  the Independence of the Central Bank is in doubt. As a result, huge amounts of national currency will be exchanged against other currencies. In the long term , the amount of domestic currency in circulation will increase. At this level the rising costs of imported products can cause inflation The table below shows the event of a devaluation in Africa. Before devaluation , 1 USD was trading at 155 Naira . After a “potential” devaluation 1 USD is trading at 170 Naira . In other words to gain 1USD , it costs more Naira . The Naira is devalued. This is the same principle for Kwasha  of Malawi , the former French Franc .  The Central Bank may limit speculation against the domestic currency by making it difficult to get it ( higher interest rates).

Nigeria: La Dévaluation n’est pas une option


 

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Ce bout de phrase est un extrait du discours du futur président de la Banque Centrale du Nigeria. Celui-ci s’oppose à la dévaluation du Naira. Selon lui le taux de change de la monnaie nigériane est correct. Cela nous conduit à notre analyse de la semaine : Pourquoi une nation dévalue sa monnaie ?

En bon Ivoirien, j’ai vécu la dévaluation du Franc CFA de Janvier 1994. Je peux témoigner comment le pays a souffert dans les mois qui ont suivi cette dévaluation. Les prix ont subitement connut une flambée. Il n’y avait plus assez de cash en circulation. Revenons cependant à la question principale : Pourquoi une nation doit dévaluer sa monnaie ?

Fondement théorique

  1. Une nation « officiellement » dévalue sa monnaie, par rapport à d’autres monnaies, quand elle « volontairement » baisse la valeur de sa monnaie par rapport à celles des autres monnaies.
  2. Le marché des taux de changes peut elle aussi faire baisser la valeur d’une monnaie par rapport aux autres, quand la demande de cette monnaie connait une baisse (attaque spéculative).

Pourquoi donc dévaluer ?

Quand le taux de change d’ une monnaie baisse en valeur, ces produits exportés(x) devinennt moins chères quand les produits importés(m) deviennent chères. Si nous définissons la balance commerciale

Nx= x-m

Alors une dévaluation va normalement augmenter la valeur des exportations par rapport aux importations. D’après ce qui a été dit :

1. une nation dévalue donc sa monnaie quand elle veut arrêter un déficit chronique de sa balance commerciale et atteindre un surplus de cette même balance.

Si nous redéfinissons x comme entrée de devises, et m sorties de devises, alors

Nx=Entrée de devises-Sortie de devises.

2. Si nous suivons la même démarche, une dévaluation va augmenter une entre devises par rapport à une sortie de devises.

3. A court terme, une dévaluation, en augmentant la balance commerciale, augmente aussi la croissance économique.

Selon les cas 1 et 2, une nation profite de la dévaluation quand son économie est fortement exportatrice de matière première. Si par conséquent, le pays est fortement tourné vers les importations, alors une dévaluation, n’aura pas d’effets sur la balance commerciale. Au contraire, elle va creuser le déficit commercial et donc augmenter la sortie de devises. Dans le cas du Nigeria, le futur gouverneur de la Banque centrale stipule qu’une probable dévaluation du Naira aura un effet dévastateur sur l’économie parce que le Nigeria est une nation qui est fortement dépendante des importations. Je lui donne raison à moitié : le Nigeria grâce à son industrie pétrolière est une nation exportatrice. Elle connait actuellement un surplus de la balance commerciale. Si  cependant le prix du pétrole connait une baisse, alors selon notre analyse, une dévaluation va creuser le déficit commercial et accentuer une sortie de devises.

 

Quand la décision politique influence le Naira

Le Naira a commencé à être en difficulté lorsque le Président Jonathan Goodluck, a limogé l’ancien gouverneur de la Banque centrale. Ce dernier a découvert un trou de Milliards de dollars dans les revenus du pétrole. Cela nous conduit au point b.

La dévaluation d’une monnaie peut être causée par le marché des changes (attaques spéculative). Quand les spéculateurs (domestiques/étrangers) commencent à émettre des doutes quant à la pratique de la politique économique d’une nation. Dans le cas du Nigeria, c’est l’Independence de la Banque Centrale est mise cause. Comme résultat, d’énormes quantités de monnaie nationales seront échangées contre d’autres monnaies.   A long terme, la quantité de monnaies domestique en circulation va augmenter. A ce niveau la hausse des couts des produits importés peut engendrer de l’inflation

Le tableau ci-dessous retrace des cas de dévaluation en Afrique. Avant dévaluation, 1 USD s’échangeait à 155 Naira. Apres une « potentielle » dévaluation 1 USD s’echangera a 170 Naira. En d’autre terme pour acquérir 1USD, il faut débourser plus de Naira. Le Naira est donc dévalué. C’est le même principe pour le Kwasha Malawi, l’ex Franc Français(FFR).

La Banque Centrale peut limiter la spéculation contre la monnaie domestique, en rendant son acquisition difficile (hausse des taux d’intérêts). Pour terminer nous allons citer le futur gouverneur de la Banque Centrale: ” la valeur du taux de change est à son niveau approprié.”

 

Articles parus dans le journal “les Afriques”


 

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Voici une liste de mes publications dans le journal financier “les Afriques”

1. Récession globale: est-ce enfin la fin?
(Web/Actualité), 08-08-2009

2. Ces cinq pays subsahariens candidats à l’émergence
(Web/Actualité), 18-08-2010

3. Les troubles de l’euro : réévaluer ou dévaluer le franc CFA ?
(Web/Actualité), 25-10-2011

4. Climat des affaires en Afrique: beau temps à l’horizon
(Web/Actualité), 19-09-2010

5. La Dette Publique Américaine: Obama face au piège républicain 
(Web/Actualité), 27-07-2011

6. Afrique : le pré-carré francophone à l’épreuve de la mondialisation
(Web/Actualité), 30-08-2011

7. La hausse des salaires en Chine profitera-t-elle aux Africains?
(Web/Actualité), 31-08-2010

8. Grand frère envoie moi le montant en Dollar, l’Euro est tombé !
(Web/Actualité), 22-07-2010

9. Franc CFA: ne pas jouer avec le feu
(Web/Actualité), 01-01-2012

10. AA+: Don’t cry for me America!
(Web/Actualité), 12-08-2011

11. La Grèce, l’euro et le franc CFA
(Journal n°113/International), 24-03-2010

12. Que deviendra le Franc-CFA si l’euro s’écroule en «douceur » ?
(Web/Actualité), 19-07-2012

13. Réduction de l’extrême pauvreté : le Ghana en tête, les autres à la traîne
(Web/Actualité), 04-05-2011

14. Ghana 2000-2010 : de la catastrophe au succès
(Web/Actualité), 31-05-2012

15. Zone Euro Quand la France va mal ainsi que la zone Euro !
(Web/Actualité), 30-12-2013

16. Comment dégraisser la Grèce ?
(Web/Actualité), 10-03-2012

17. Côte d’Ivoire : analyse stratégique d’un deuxième tour complexe
(Journal n°140/Economie – Politique), 24-11-2010

18. Etats-Unis : le spectre du chômage plane toujours
(Journal n°133/Economie – Politique), 06-10-2010

19. Les troubles de l’euro : réévaluer ou dévaluer le franc CFA ?
(Journal n° 174/Dossier spécial Côte d\’Ivoire), 13-10-2011

20. FCFA : la rumeur fait le jeu des spéculateurs
(Journal n° 185/Actualité), 17-01-2012

21. Afrique : le pré-carré francophone à l’épreuve de la mondialisation
(Journal n°165/Economie – politique), 08-06-2011

22. Réduction de l’extrême pauvreté : le Ghana en tête, les autres à la traîne
(Journal n°160/Economie), 04-05-2011

23. Comment dégraisser la Grèce ?
(Journal n° 191/Economie – Politique), 01-03-2012

24. Afrique au Sud du Sahara La Montée Economique des Etats fragiles !
(Journal n° 209/Politique – Economie), 19-07-2012

25. La perte du triple A de la France et ses conséquences sur l’Afrique 
(Journal n° 186/Fonds et bourses), 26-01-2012

26. Le Burkina Faso à l’heure des grands défis Economie, une croissance à deux chiffres
(Journal n°155/Burkina Faso), 30-03-2011

27. Ghana 2000-2010 : de la catastrophe au succès
(Journal n° 202/Politique – Economie), 28-05-2012

28. Chine La vapeur commence à diminuer !
(Journal n° 206/VU DE NEW YORK), 26-06-2012

29. 2012 Olympianomique L’Angola, la République du Congo, et le Gabon sur le podium
(Journal n° 214/DOSSIER), 29-10-2012

30. Crise de l’Euro Tout est mélangé
(Journal n° 203/VU DE NEW YORK), 05-06-2012

 

Emerging countries facing massive cash outflow : Reality against the Theory !


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Emerging countries facing massive cash outflow : Reality against the Theory !

Emerging countries are experiencing  some turbulences in  theirs capital transfers ! Once a popular destination for foreign direct investment , these countries are becoming places to avoid. Why did they get into that mess? To understand the cause of the excessive outflow of capital from emerging countries, it is necessary to analyze the factors that determine the massive inflow of capital in these countries!

Capital flows depend on the theory of three factors

1. The difference in economic growth : economic growth is the primary factor to  open investors and speculators eyes! In almost 100% of cases, all countries that have experienced massive capital inflows first attracted attention with their impressive economic growth rates . China, India and Mozambique are examples among many others .
2. The difference between domestic interest rates and the overall interest rate ( often dictated by the interest rate of the U.S. central bank -FED ) . When rates the Fed are very low, speculators prefer to allocate their funds to regions or rates are high.
The appetite for financial risk. It is directly linked to the differential in interest rates .
image. There is an inverse relationship between market volatility index (VIX) and capital inflows to emerging countries . The more financial markets in advanced economies are unstable, the more emerging countries will experience a strong capital inflows.

3. Capital control policy. A control of capital inflow capital tends to discourage speculators.
From these four points, the outflow of capital would take place due to:

a. Weak economic growth in emerging countries ! is it proven?
b. A reduction in the anticipated differential in interest rates ( Dti *) . The Fed plans to raise interest rates (fed (i ) *) , this will reduce the differential in interest rates .
Dti * = em (i ) -fed (i ) * system em( i) = interest rate in emerging countries .

A reduction in the differential will be followed by an outflow of capital from emerging countries. Is it proven?

Control sources of rigidity capital transfers capital is also the cause of the excessive outflow ! Is it proven?

2013 en révision


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 1  700 fois en 2013. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 28 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Croissance dans la Zone Euro : quand la France va mal ainsi la zone Euro !


Prenez le temps de bien observer le graphique ci-dessous! Il décrit la croissance de la zone euro entre la fin du dernier trimestre(Q4) de 2012 et le troisième trimestre de cette année.

euro1

Comme on peut le constater, la fin de l’année 2012 a été catastrophique pour la zone monétaire. La croissance  économique est tombée a -0.5%. Le premier trimestre n’a pas pu réussi à faire sortir les pays de l’euro de la zone négative. Il faut cependant remarquer que la zone a réduit les dégâts en passant de -0.5 à -0.2. Question d’arithmétique: -0.2 est plus grand que -0.5. Entre donc le dernier trimestre de 2012 et le premier de 2013, l’union monétaire a réduit la croissance négative de 0.3%. Le deuxième trimestre de 2013 confirme la croissance économique qui avait déjà commencée depuis le premier trimestre.

Le bon résultat de Q2(2013) est le fruit des efforts de l’Allemagne  et de la France qui avec respectivement des taux de croissance de 0.7% et 0.5% ont été les moteurs de la croissance.  Au troisième trimestre la zone euro n’a pas pu maintenir la vapeur du train. La croissance économique a été de 0.1% moins que celle du trimestre précédent. C’est à ce niveau que les émotions deviennent divergentes. Pour ceux qui attendaient une forte croissance, ce chiffre de 0.1 est un désastre. Pour par contre ceux qui voient les “choses” en termes de croissance générale, ce chiffre n’est pas prémonitoire. Je fais partie de ce deuxième groupe d’analyste. Si la croissance économique avait été négative, cela aurait pu un autre article. En ce qui me concerne, la croissance a diminué mais reste toujours positive! Pour ceux qui connaissent  les affres de l’euro ce résultat est bon à prendre. Allons dans les détails pour comprendre ce qui s’est passée ? Pourquoi la croissance a-t-elle chute de 0.3% à 0.1% ?

L’Allemagne pour commencer n’a pas connu l’euphorie du trimestre passée. Son PIB a chuté de 0.7 à 0.3% soit près de la moitie. Quand a la France elle est retombée dans l’espace de la « honte » avec une décroissance de -0.1%. La faiblesse  de la production Industrielle de la France est l’une des raisons de la débâcle du pays. Tenez-vous bien cet indexe est passé de 0.7 à -0.4. de De ce schéma, on pourrait sans se tromper avancer que quand la France va bien ainsi va la zone euro et quand la France va mal de même la zone ! Les problèmes économiques de la Chypre ont aussi contribué à freiner la croissance de la zone euro. Le taux de croissance du deuxième trimestre est tombée de -1.8 à -0.8%.

euro2

Le point d’encouragement provient des pays du club Med. L’Espagne et le Portugal continuent de montrer des signes « encourageant ». Le premier pays est passé d’une croissance de -0.1 à un taux positif de 0.1% cela après près de 3 ans de récessions. Je suis impatient de savoir comment cette économie va se comporter au « finish ». Le Portugal est le seul pays du club Med à expérimenter une croissance positive sur les deux derniers trimestres. A l’opposé l’Italie, la troisième grande économie, continue de sombrer dans près deux ans de récessions. Le tableau  ci-dessous retrace l’évolution générale des trois principaux membres du club Med (Espagne-Portugal-Italie). Le premier trimestre à l’image de la zone euro fut catastrophique. Les deux derniers trimestres, même si décroissants, demeurent dans la zone positive.

Le dernier trimestre Q4(13) est certainement le plus important de cette année. Il nous dira si la baisse de la croissance au troisième trimestre ne fut qu’un accident de parcours. Pour la fin de cette année, je prévois un regain de croissance dans les pays du club Med. Celle-ci sera propulsée par l’Espagne et le Portugal. L’Allemagne pourra finir avec une hausse de la croissance légèrement supérieure à celui du trimestre passée. Pour la France, je ne crois pas qu’elle peut se donner le luxe de rester encore dans la zone négative. Cela pourra affecter  à la baisse la performance de toute l’Union.

Francis Konan

Economiste

 

 

 

Les pays émergents face à la nouvelle dynamique des transferts internationaux de capitaux


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La situation actuelle des transferts de capitaux entre les différents marchés financiers est une étude de cas appropriée pour les étudiants en economie. Pour comprendre ce qui se  passe, il faut que je fasse un rappelle théorique sur le rôle des taux d’intérêts dans les transferts de capitaux.

Mundel et Flemming  sont deux économistes  qui ont développé cette théorie. Selon eux les « spéculateurs » sont à la recherche de placement  avec des taux d’intérêts élevés. Quand les taux d’intérêts sur les marchés domestiques sont supérieurs à la moyenne des taux internationaux, les investisseurs étrangers sont poussés à investir sur le marchee domestique. Quoi de plus normale, ils veulent tirer profit des fort taux de profit. Sur le marche domestique cependant, avec des taux d’intérêts élevés, les investisseurs nationaux ne sont pas inciter à investir car le cout du capital d’investissement devient cher. De l’autre coté les individus avec une épargne solide se réjouissent car avec des taux d’intérêts élevés, leurs épargnes grossissent.

Application : la Banque Centrale européenne a décidé de maintenir aussi longtemps que possible des taux d’intérêts bas. Les investisseurs européens se réjouissent de cette décision qui va redynamiser les investissements. En Allemagne, les allemands qui  ont une épargne assez solides ne voient pas cette politique de la bonne œil, car des taux d’intérêts bas diminuent la valeur de leurs épargnes. C’est la même chose aux US ou la FED a decide d’injecter dans l’économie américaine de l’argent frais ! Selon la théorie, cette pratique a pour conséquence de faire baisser les taux d’intérêts et donc de conduire aux mêmes résultats que l’Europe. Les épargnants américains sont les perdants pendant que les investisseurs américains sont les gagnants. Regardons de l’autre cote de l’équation  avec les yeux des investisseurs!!

Quand les taux d’intérêts domestiques sont bas, ils préfèrent transferer les avoirs financiers vers les marchés qui ont des taux d’intérêts élevés afin de tirer profit de la hausse de ces taux !

Application : En 1991, les USA en pleine récession voulant redynamiser la croissance économique, la banque centrale américaine à baisser les taux d’intérêts pour donner un “coup de pouce” à la demande globale (investissements et consommation). Face a cette politique monétaire, les investisseurs (spéculateurs) se sont cherchés en Amérique Latine ou les taux d’intérêts n’étaient pas aussi élevés mais beaucoup plus attractifs en matière de profit de long terme et cela a cause d’une forte croissance économique. Entre 1991 et 1992 L’Amérique Latine a connu une hausse d’entrée de capitaux étrangers de 42.5%.

Ce qui se passe de nos jours n’est pas nouveau !  L’économie est une science à répétition a laquelle personne ne prend garde !

Début 2009, la crise économico-financiere bat son plein ! La FED réduit les taux d’intérêts afin de faire rebondir la demande globale, les européens en font autant. Conséquences : les investisseurs à la recherche de haut profit sur leurs placements désertent les marchés américains et européens. Cette fois ci la direction n’est pas l’Amérique mais plus tôt un groupe différencié de pays émergents connus sous l’acronyme BRICS  « pays émergent ». La lune de miel dure prés de cinq ans.  Pendant cette période, des Billions de dollars  et euros vont pleuvoir sur les économies de ces pays et d’autres marchés de frontières. Pour éviter que l’entrée excessive de devises soit source d’inflation, les banques centrale de ces pays ont même a un moment du adopter des politique monétaire contractive passant par une taxation des entrées de devises, seule voit de sortie.

Cette situation est en train de changer depuis que l’Europe a réussi à sauver sa monnaie ! La Grèce et les « autres » sont encore membres de l’euro. Au pays de notre cousin Obama, la croissance économique est en train de reprendre du poil de la bête.  L’indexe de la production industrielle est hausse depuis le début de l’année. Du coup la FED ne voit donc pas l’importance de maintenir des taux d’intérêts pratiquement a « zéro » depuis 2008.  Mai 2013, Bernake annonce son intention d’arrêter d’injecter de l’argent frais dans l’économie américaine. Cela veut dire indirectement que les taux d’intérêts sur les marchés américains vont connaitre une hausse ! Bon je marque une pause ! Si vous m’avez suivi, alors pouvez me dire ou les spéculateurs vont se ruer ?? Pas en Amérique Latine s’il vous plait ! Mais plus tôt aux Etats-Unis, si les fondamentaux de l’économie américaine sont solides  et au pire des cas en Europe. J’espère que vous avez compris ce qui motive les spéculateurs !!

Depuis l’annonce de  ce virement de situation, les pays émergents ont assisté a une sortie extensive de capitaux vers  d’autres marchés plus rentable. Les pays émergents ont enregistré une sortie  consécutive de  quinze mois de sortie de capitaux.  La présidente du Brésil a même qualifié d’injuste,  ce qui se passe ! La seule annonce et même pas la mise en place de cette décision a suffit pour perturber les marchés financiers des BRICS.

Comment les BRICS doivent-ils réagir ?

Faut-il mettre en place des restrictions sur les mouvements de capitaux ?  Le Brésil l’a essayé, ne réussi pas arrêter l’hémorragie ! Faut-il relever les taux d’intérêts pour séduire les investisseurs à un potentiel retour ? Cela est dangereux si la hausse des taux d’intérêts n’a rien à voir avec les fondamentaux de l’économie ! (présence d’une inflation galopante)

Je crois que la décision de la FED ne doit pas créer un vent de panic sur les marchés financiers des pays émergents et marchés de frontières. La FED peut décider a tout moment d’arrêter sa politique monétaire expansion aire, les investisseurs  ne vont pas se ruer tout a coups sur les marchés américains ! Ils vont attendre et avoir une vision claire de l’économie américaine (la consolidation de la dette publique, un chômage toujours élevé).  

Les pays émergents doivent continuer de mettre de l’ordre dans leurs finances publiques à fin d’éviter d’avoir des déficits budgétaires élevés. Le surplus de devises qu’ils ont engrangé pendant les périodes de vaches grasses doit être rigoureusement contrôlé. Ceci est valable pour les pays comme l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Inde et la Turkie. En un mot la croissance économique  des pays émergents ne devrait pas  dépendre des « sauts d’humeurs » de la FED mais plus tôt considérer les facteurs endogènes comme la consommation domestique, les gains de productivité et les reformes socio-économiques.

Francis Konan

Economiste, diplômé de l’Université Economique de Vienne, Autriche

Konanf48@yahoo.com

 

 

 

Emerging countries and the new dynamic of international transfers of capital.


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The current situation of the transfer of capital between the different financial markets is a suitable case study for students in economics. To understand what is happening, it is necessary that I recall on the role of interest rates in capital transfers.

Mundel and Fleming are two economists who have developed this theory. According to them “speculators” are looking for investments with high yields. When interest rates on the domestic markets are above the average of international rates, foreign investors are motivated to invest in the domestic market. It’s normal they want to take advantage of the high return. On the domestic market however, investors facing high interest rates, national do not have the incentive to invest because the cost of borrowing becomes expensive. On the other side people with solid savings rejoice for with high interest, their savings rates grow.

Application: the European Central Bank decided to maintain as long as possible lower interest rates. European investors welcomed this decision which will reinvigorate investment. In Germany, however people, with strong savings do not see this policy with the good eyes, because low interest rates diminish the value of their savings. It is the same thing in the US where the FED has decided to inject into the U.S. economy of money! According to the theory, this practice should lower interest rates and therefore lead to the same results as Europe. American savers are losers while U.S. investors are the winners.

Now let’s look at the other side of the equation with the eyes of speculators!

When domestic interest rates are low, they prefer to transfer financial assets into markets that have high interest rates in order to take advantage of the increase in these rates!

Application: During the 1991 recession, the US in order to create economic growth, lowered interest rates to give a “boost” to overall demand (investment and consumption). Because of this monetary policy, investors (speculators) took their money from the financial market to Latin America where interest rates were not as high but much more attractive for long term profit in fall of a strong economic growth. Between 1991 and 1992 Latin America has experienced a 42.5% increase influx of foreign capital.

What is happening today is not something new!

Economics is a science which repeats itself without anyone to notice it.Early 2009, the economic and financial crisis is in full swing! The FED reduced interest rates in order to bounce the aggregate demand; the Europeans are as much as to zero. Consequences: investors looking for high return on their investments deserted the American and European markets. This time, the direction is not America a group of emerging countries known as the BRICS ‘Brazil-Russia-India-China-South Africa ‘.  The honeymoon lasted nearly five years. During this period, trillions of dollars and Euros will rain on the economies of these countries and other frontiers markets. To avoid the excessive entry of currency to be source of inflation, central banks in these countries have even for a time adopted a tight monetary policy through  taxation of international capital movement.

This situation is now changing since Europe has managed to save its currency!  Greece and the “others” are still members of the euro. In the land of our cousin Obama, economic growth is on his way. The index of industrial production is rising since the beginning of this year. Suddenly the FED does not see any reason to maintain low interest rates, which has been the case since 2008.

May 2013, Bernake announced his intention to stop injecting fresh money into the U.S. economy. It means indirectly that the interest rates on U.S. markets are going soon to increase! Good I mark a break! If you have followed me, then can you tell me where speculators will rush? Not in Latin America please!  Earlier as I said it, investor will rush to markets with high “short term” interest rate. This means in the US economy or at worst in the EU land. Now I hope you understand what motivates speculators!

Since the Bernake announcement, emerging countries have experienced an extensive capital outflow.  A US Think-than recorded a consecutive fifteen months of capital outflow from emerging countries.Brazilian President Russeff even called unjust, what is happening! The mere announcement and not even the implementation of this decision is enough to disrupt the financial markets of the BRICS.

How should the emerging countries react?

Should they establish restrictions on the capital movement? In June of this year, Brazil has removed its 6% tax on capital transfer and still not managed to stop the bleeding! Should emerging countries raise interest rates to attract again investors? This is dangerous if the rise in interest rates has nothing to do with the fundamentals of the economy!

I think the decision of the Fed should not create a wind of panic on the financial markets of emerging markets countries. The Fed may decide at any time to stop the expansionary monetary policy, investors will not rush everything back in U.S. markets! They will wait and have a clear vision of the U.S. economy (the consolidation of public debt, a still high unemployment).The emerging countries should continue to put their public finances in order in order by reducing their large budget deficits. this applies to South-Africa, Brazil, Turkey and Indonesia.

Francis Konan

** Picture from blog.fieldoo.com

China Aurevoire


photo_1320751877253-1-0Les Banques investissent dans les autres banques! Pour le novice dans la matière cela peut paraitre surprenant! C’est ce qui s’est passé entre les banques américaines et chinoises. Voulant profiter de la forte croissance économique de la Chine lors de ces dernières années, les banques américaines et européennes ont lourdement investis dans les banques chinoises. Mais voilà depuis peu de temps, les banques européennes et même américaines sont entrain doucement de plier bagages. Voici les raisons
1. la compétition des petites banques locales chinoises: Ces petites banques offrent des taux compétitifs par rapport aux grandes banques. En plus de cela elles sont plus accessibles à la communauté rurale.
2. Le Changement structurelle de l’économie chinoise qui est en train de transitionnel de l’économie d’investissement à celle de la consommation par outrance, rendant le terrain inapproprié pour la majeure partie des banques occidentale qui ont misées sur les investissements.
3. Les accords de Basel III
Selon ces accords, les banques internationales engagées dans les politiques de prêt à haut risque doivent mettre en place une assurance pour couvrir ces risques. Basel II exigeait 2.5% du prêt comme assurance risque. Basel III relève ce taux à 7.5%. L’une des mesures qui affectent les banques estrangères en Chine est le chapitre des accords qui contrôle l’acquisition de capitaux de capitaux d’autre banque.
Il y a plusieurs raisons qui expliquent le départ des grandes banques occidentales de la Chine, en d’autre ralentissement de la croissance économique, incertitudes sur le lendemain économique du pays.

Les BRICS en briques ?


Les images provenant de dernières révoltes sociales en Türkiye, au Brésil, Afrique du Sud et même en Chine laissent entrevoir un malaise rampant dans les pays émergents appelés communément par le terme de BRICS (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du Sud). La Chine jusque la réussit à contrôler sa révolte sociale. En Afrique du Sud, les mineurs réclament une amélioration de leurs salaires. Au Brésil, la population est sortie dans la rue pour protester  contre une hausse de 0.09 dollar du prix des transports public. L’Inde  fait face à une inflation rampante. Aujourd’hui beaucoup se demandent comment les pays BRICS qui malgré leur performance économique  connaissent de telles situations. Nous avons répertoriée 4 principales raisons

  1. Frustrations sociales
  2. La sortie de capitaux du a un regain d’activité économique aux USA
  3. Le ralentissement de la croissance de la Chine
  4. La hausse de l’inflation : la hausse des taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation pourrait empirer même la situation

La suite de cet article pour très bientôt !!

5000 fois “Merci’


Je viens m’adresser à tous les lecteurs de mon blog. Ceux qui m’ont suivi depuis près de deux ans. J’espère que vous avez aimez. Je viens d’atteindre le chiffre symbolique de 5000 visites. Cela fait de mon site une référence dans le milieu économique francophone. Merci à tous mes lecteurs de la France, Etats-Unis, Canada de mon pays la Cote d’Ivoire, de mes amis Sénégalais et du Cameroun. Grace à vos critiques et vos “clics”  ce blog continue d’exister. Je fais appelle à tous les passionnées d’economie de me faire parvenir leurs suggestions en vue d’améliorer ce blog.

Pays avec le plus de visteurs entre Juin 2012 et Juin 2013

France

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Switzerland

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Tunisia

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Benin

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ECONOMIE AU QUOTIDIEN: Comment la Banque Centrale peut lutter contre une entrée /sortie excessive de capitaux ?


ImageLorsque les actifs financiers bons de trésors, actions des entreprises ont sont profitables sur le marché globale, les investisseurs vont se ruer vers ses actifs. C’était le cas du Mexique dans les années 70, ce fut le cas aussi du Brésil des 2010. Une entrée massive de devises peut être

·       Source d’inflation

·       Relever le taux d’échange de la monnaie donc désavantagé les exportations,

La Banque Centrale peut lutter contre l’entrée massive de devises étrangères en imposant les restrictions sur les transactions étrangères. -Une taxe sur les transactions internationales peut décourager les spéculateurs.

Application : Le Brésil pour lutter contre l’entrée massive de devises étrangères en 2010, a imposé une taxe sur les transactions internationales. La taxe est supposée freiner l’appréciation de la monnaie et l’inflation.

Cas critique : il peut arriver qu’une imposition d’une taxe sur les transactions internationales, ne décourage pas les investisseurs. Cela arrive si les profits estimés de long terme sont élevés. Dans ce cas les investisseurs vont supporter la taxe. Il faut que la taxe soit vraiment exorbitante pour décourager tout le monde.

Etude de Cas : le Brésil a imposé une restriction sur les transactions internationale, en 2010.  Devant un besoin de financement international, qu’elle est la solution pour faire revenir les devises étrangères ?

·       Le Brésil a décidé d’abandonner la taxe sur les transactions internationale.

·       Sa banque centrale peut relever les taux d’intérêts. Pour lutter contre la hausse générale des prix. Cela aussi peut indirectement relever le la valeur de ses actifs financiers sur le marché globale, et encourager le retour des investisseurs qui sont à la recherche de taux d’intérêt rentables.

Reprise Economique : Pourquoi le Japon réussit là où la Zone Euro se cherche ?


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Je me souviens encore de la formule littérale de la reprise économique quand je prenais mes cours d’economie a l’université économique de Vienne(Autriche) : En cas de surchauffe de l’economie il faut réduire la demande globale afin d’éviter que l’inflation s’installe. En cas de récession il faut appliquer la formule opposée cad augmenter la demande globale (état et ménages). Cela, c’est ce que dit la théorie. Une exception pratique a été le cas des pays scandinaves dans les années 80. Ces pays n’expérimentaient en aucun cas une surchauffe mais une récession, au lieu d’appliquer le bon remède ils ont plus tôt choisi des programmes d’austérités qui ont fait rebondir la croissance économique. Les économistes ont désignée cet effet contraire de politique économique par le terme de « paradoxe keynésien ». Ce paradoxe stipule simplement qu’en période de récession un programme d’austérité serait la clef pour la reprise économique !! Suivez mon regard vers la zone euro !

 

Abenomique

 

Aujourd’hui le Japon est en train d’enterrer le paradoxe keynésien, et semer la confusion dans les centres de recherches économiques des institutions internationales. Son premier ministre a opté pour un politique fiscal et monétaire expansionniste comme le traitement d’une dizaine d’années de récessions. Cette « pratique » qui était seulement théoriques dans les manuels d’economie est connue sous le nom de politique économique mixte.  Les économistes cependant de nos jours  lui donne un nouveau de baptême : «  Abenomique » acronyme provenant du nom du premier ministre japonais Shinzo Abe.  Selon la théorie, la politique mixte est supposée faire rebondir la demande globale (la consommation des ménages, les investissements publics). Côté offre globale, la hausse de la demande est supposé se répercuter sur la production, et donc sur l’emploie. La politique monétaire agressive de la Banque Centrale devrait faire  rebondir les investissements privés par le biais de faibles taux directeurs. L’offre excessive du yen sur le marché des changes affecte directement à la baisse la valeur du Yen. Un faible yen, quand à lui devrait redynamiser les exportations du pays et comme ce secteur est le poids lourd de l’economie, cela se répercute totalement sur l’emploie. Cette politique indirecte de dévaluation de sa propre, monnaie crée le mécontentement chez les partenaires économiques. Ils décrient le taux de change manipulé du Yen.  

 

Tableau 1 : Taux de change Yen/Dollar(Bloomberg)

 

Le taux d’échange Yen/USD est passé de 0.010903 en Février à 0.009941 début Mai. La baisse tendancielle du Yen est le résultat de la politique monétaire de nature expansionaire. le taux de chômage est passé de 4.3 en Février à 4.1% au mois de Mars 2013, le plus bas sur les quatre dernières années. Au niveau du taux de l’inflation le Japon a encore beaucoup à faire  pour arrêter la chute des  prix qui dure depuis près de 10ans (désinflation). C’est la raison pour laquelle la politique monétaire agressive de la Banque Centrale du Japon a pour seule objectif de créer une « bonne inflation ». Cette « bonne inflation » est sensée atteindre les 1.9% ici 2015. Actuellement ce taux est de -0.9%.

 

Si le Japon s’en sort avec une politique macroéconomique mixte (stimulus fiscale/monétaire), pourquoi la zone euro reste attachée au principe de l’austérité économique comme solution de sortie de crise ? Si les deux patients souffrent de la même maladie (récession), pourquoi ne pas administrer le même remède ?

 

le cas de la zone euro est de train loin diffèrent de celui du Japon.

 

 

Taux de croissance économique T1

Taux de chômage

inflation

Zone euro

-0.2%

12.1%

1.27%

Japon

2.6%

4.2%

-0.9%

 

T1 (Janvier à Avril 2013)

 

Le tableau ci-dessus, résume la situation des deux zones au premier trimestre 2013. La zone Euro continue d’être en période de récession, quand le Japon quant à lui est en train d’y sortir avec près de 2.7% de croissance au premier trimestre. Le second problème de l’euro est son taux de chômage de 12%. A ce niveau seul l’Allemagne avec ses 5.4% peut « rivaliser » avec le Japon. Le taux d’inflation de la zone euro fait cependant saliver le Japon. Donner au Japon 1.27% d’inflation va produire un festival national !!

 

Pourquoi pas donc une politique fiscale expansionniste dans la zone Euro ?

 

Pour répondre à cette question, il faut comprendre la cause principale de la crise de la crise en Europe. Les pays de la zone sont dans ce chaos que l’on connait à cause de l’endettement de leurs états. Leur longue croissance économique n’a pas été financée par des facteurs endogènes mais un surendettement sur les marchés financiers. Au niveau des ménages, l’accès facile au crédit a aussi contribué au Waterloo. Pour regagner la confiance de leurs créanciers, la zone euro doit prouver qu’elle possède les capacités de  régénérer des revenus supplémentaires. Cela consiste à remettre de l’ordre dans ses finances publiques par des programmes d’austérités. Comme on le dirait dans les rues d’Abidjan : «  pourquoi te donner nouveau crédit si tu ne peux payer ancien crédit » voici le fond du problème ! Le Japon peut se permettre de financer son economie par une hausse des dépenses publiques car la majeure partie de sa dette est détenue par les ménages. Elle n’a pas de compte à rendre aux institutions internationales.  Le linge sale se lavera en famille. A cet effet, le parlement japonais vient en effet d’approuver un budget de 906 Trillions de Yen soit 900 Billions de dollars de dépenses publiques. Ce budget entièrement financé par des bons de trésors publics.  Bruxelles peut aussi en faire autant ? Voici un aussi un aspect du problème. Les pays de l’euro ont utilisé ce genre de financement jusqu’à ce les investisseurs soucieux de la croissance, se montre distant.

 

La politique monétaire

 

La zone euro est un ensemble de pays qui ont transféré leur politique monétaire à la Banque Centrale européenne. Toute injection monétaire doit faire l’approbation des autres membres. Cela n’est pas facile surtout quand on a un pays comme l’Allemagne qui a une peur bleu de l’inflation. La seule option pour la Banque Centrale serait  de contrôler les taux d’intérêts sur les marchés financiers. Depuis près de 3 ans, la Banque Centrale européenne a fait chuter les taux d’intérêts dans l’espoir de voir la demande rebondir.  Cela n’a pas empêchée la récession de continuer  jusqu’à de nos jours.  Sur ce point, les investisseurs allemands commencent à voir d’un mauvais  œil les taux d’intérêts bas comme future obstacle à l’épargne national de leurs concitoyens. L’autre atout que le Japon a et qui manque terriblement a la zone euro est la capacité d’indirectement dévaluer sa monnaie. L’euro n’a pas cette capacité d’être réévaluée ou dévaluée car sa valeur est déterminée sur le marché des changes. La valeur du Yen lui aussi est déterminée sur le marché des changes, cependant une offre excessive de yen provenant de la Banque Centrale produit indirectement une dévaluation de la monnaie. Cette pratique est connue sous le terme de dévaluation compétitive.  

 

 Francis Konan

 

Conseiller éditorial  Les Afriques,

 

 Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires suivez mon blog : frkonan.wordpress.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Zone Franc : Bilan de 40 années de croissance mitigée? !


 

La zone Franc fête depuis quelques jours ses 40 ans d’existence. L’union monétaire de l’Afrique au Sud du Sahara a tenu bon malgré les vents et marrées qui l’on secoués. Elle a  plié les genoux en janvier 1994 ou elle connut sa deuxième dévaluation, la première datant de 1948. La zone franc est parmi les unions monétaire les plus vieilles et plus stables du monde. Quarante  ans après ses pays membres connaissent cependant de différents destins. Pendant que certains expérimentent une croissance assez remarquable, d’autres sont condamnées à lutter contre les vieux démons de l’instabilité économique.  Cet article justement a pour but de passer en revue les forces et faiblesse de cette union monétaire à taux de change fixe.

La Moitié des Pays dits « Fragiles » sont membres de la zone Franc

Le FMI dans son dernier rapport régional sur les pays de l’Afrique au Sud du Sahara classifie 6 pays de la zone franc appartenant au groupe des pays dits fragiles. Ces pays sont les suivants : La Cote d’Ivoire- la Guinée- la Guinée Equatoriale-le Togo-la République Centrafricaine-les Iles du Comores. Une analyse détaillée de ces six pays, indique que cette fragilité est plus tôt liée au fonctionnement des institutions ; à la sécurité et non pas forcement aux  fondements macroéconomiques. L’union monétaire a sans doute consolidée les acquis économiques sans pour autant permettre d’asseoir sur quarante ans la stabilité socio-politique.

Faibles Performances inter et inter-régionales en terme de PIB :

Quand on compare les performances inter-régionales (PIB par tête de 2001 à 2011) de la zone franc vis-à-vis des autres groupes régionaux, il se dégage un constat clair : La  zone franc est globalement l’economie la moins performante. Entre 1997  et 2011 le PIB par tête des pays de la zone franc en moyenne (1.85) a été inférieur à celui des pays de la SADC (2.25), la EAC5 (2.7).

Au sein même de l’union monétaire, l’on remarque une certaine hétérogénéité de la croissance. L’UEMOA qui regroupe les pays de l’Afrique de l’Ouest se range derrière le CEMAC qui est Le seul groupe qui s’élève au-dessus du lot  avec une croissance moyenne de 3.4 entre 1997 et 2011. Le poids lourd des pays exportateurs de pétrole tel que le Gabon, le Tchad, la République du Congo, la Guinée Equatoriale et le Cameroun explique l’hégémonie du CEMAC.

La bonne maitrise de I ’inflation : Un trait caractéristique du succes de l’union monétaire. 

Le faible niveau de l’inflation des pays de la zone Franc CFA comparée à celui des autres pays de l’Afrique est un exemple qui revient très souvent sur  le bout des lèvres des analystes.  Cette bonne gestion de l’inflation provient de la politique monétaire commune émanant du régime du taux de change fixe. Les deux banques centrales BCEAO (Ouest Africain) BCEAC (Est Africain) veillent au grain a la création de monétaire tant au niveau centrale que nationale en imposant des taux de réserves obligatoire appropriées. Le tableau ci-dessous convaincra les sceptiques !

Taux d’Inflation 1997-2002 2004-2012
Zone Franc     2.7% 3%
COMESA 41.4% 12.24%
SADC   21.4% 7%

Tableau 1 : Inflation et les groupements économiques régionaux

Les Réserves en Devises

Compte tenu de son régime de taux de change fixe, la zone Franc-CFA doit être en mesure de détenir dans son coffre-fort une bonne quantité de devises étrangères pour soutenir la parité fixe. Quand cette condition n’est pas remplie, il y a de forte chance que cela conduise à une dévaluation de la monnaie. Cela a été l’une des raisons de la dévaluation de 1994 ou le déficit jumelé (budgétaire/commercial) a épuisé le stock de réserves.

Mois de RéservesEn devise 1997-2002 2004-2012
Zone FrancUEMOA CEMAC     2.23.30.9 4.45.84.6
COMESA   2.4 2.9
SADC   3.4 4

Tableau 2 : Réserves en devises et groupements économiques régionaux. La pratique impose un stock de réserves en devises de 3 mois pour les régimes de taux de change flexible. Je préfère allouer un stock de 4 à 6 mois pour les régimes de taux de changes fixes.

Entre les périodes 1997-2002 et 2004-2012, la Zone Franc  a pratiquement doublé son stock de réserves qui passe de 2.2 à 4.4 mois. Au niveau régional, l’UMOEA (5.8 Mois) apparait comme étant le plus nantis en réserves. Le CEMAC dont les membres sont de gros exportateurs de pétrole (gains en devises) a paradoxalement un faible stock de réserves par rapport à l’UEMOA. Cela pourrait être expliqué par la forte volatilité du stock de devises due à un niveau élevé de transaction financière internationales net.

Ou en est la vielle dame  après  ces quarante bougies ? La zone franc tient le bon bout quand son partenaire privilégié la zone euro se bat pour sa survie. Beaucoup de langues, cependant  ne cessent de remettre en doute sa viabilité et son rattachement à l’euro qui est en eaux troubles.  Faut-il laisser les pays membres avoir total contrôle de leur monnaies ?  Faut-il continuer à s’accrocher à la parité fixe ou laisser le marché de changes dicter la  valeur du Franc CFA vis-à-vis de l’euro ?  Quelle sera le visage de la zone franc dans les 10 prochaines  années?

Francis Konan

Economiste

UEMOA : Union Economique Monétaire Ouest Africain

CEMAC : Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale

COMESA : Marché Commun des pays  de l’Afrique de L’Est et du Sud  (Common Maret for Ester and Soutier Arica (COMESA))

SADC : Communauté de Développement Economique des pays au Sud de l’Afrique.

 

Europe’s economy: why am I worried by France?


Europe’s economy: I am worried by France and this is why!

I am not going to be long! Few weeks ago I wanted to do an article on France and its economy. As a national of a country of the Franc zone, the fate of the euro is my concern, given the fixed parity system which exists between the two areas. The Eurozone with a contraction of – 0.2% is so bad that a growth of 0% in France and 0.2% for the quarter in Germany have been hailed as “good news”. In the case of the France a contraction of 0.1% of the economy was even expected.

In this article, however I am reviewing the economy of our “ancestors the Gaulois”, since France is “legal guardian” of the CFA in the euro area. The country has a new Socialist president but after the euphoria, let’s return to serious things, among many of the country’s economy. I went through the latest statistics of the second great nation of the euro after the Germany, my conclusion is this: I am worried about France economy!

Economic growth at 0% flat ground!

“0” appears to be a well French figure! Between the first quarter of the year 2011 and his second, GDP has been stagnant at 0%. On the other hand between the third (Q3) and the second quarter (Q2) growth is past to 0.3%.

From the last quarter (Q4) of the year 2011, our “ancestors” economy remained stagnant at 0%. The INSEE report gives us the reasons for this block. ” In the second quarter of 2012, as in the first quarter, real GDP ** remained stable (0.0%).”.Household consumption expenditure contracted slightly (0.2% after + 0.2%), while the gross capital fixed formation (GFCF) total grows again (+ 0.6%) after a downturn in the first quarter (–0. 8%). Total final domestic demand (out of stock) contributes weakly to the evolution of the GDP: + 0.1 point in the second quarter, after a neutral contribution in the previous quarter. Imports accelerated significantly (+ 1.8% (+ 0.6%), while exports remain low dynamic (+ 0.2% after + 0.1%). Accordingly, the external balance contributes new negatively to the evolution of the GDP (–0. 5 point, after –0, 1 point). Changes in stocks of companies positively contribute to the evolution of the activity: + 0.3 point after + 0.1 point in the first quarter of 2012.

From these results can be concluded that the problems of the euro are strangely affecting France’s exports. In normal times, the euro to such a low level would rejoice the heart of French exporters. The lack of confidence on the outcome of the crisis of the euro, however indirectly affects the external orders of goods (exports of the country). The increase in fixed investment is in my opinion limited “la catastrophe” by avoiding the GDP to slide in the negative area.

The thorny problem of unemployment

The rate of unemployment in France is one of the highest among the major countries of the euro. It is 10.2% almost double that of the 5.2% Germany. Most disturbing is that this rate did increase to Avril2011 (9.6%) was April 2012 (10.2%). You would not believe me if I give you the France young unemployment! It is 22.2% or twice that of the national unemployment rate. Decidedly one could conclude that France young unemployment rate has reached alarming proportions. François Hollande should implement a young employment policy to eliminate the inactivity of this part of the population. Emphasis should be put on the link between the labor market and the vocational- academic training.

The capital flight

The debt of the Bank of France to the other central banks of the euro area has increased from 7.6 trillion in 96.3billions of July 2011 to February 2012. This represents an increase of 88.9 billion. This increase in debt to the Bank of France represents the transfer of funds between the France and the other Member of the euro countries. Guess where these funds have landed? Not in Africa! In German and Dutch banks. This huge capital flight reflects the financial markets discomfort with the France. It is surprising that the second great nation of the euro began to bring less confidence to the markets. In one of my articles published in the monthly financial “Les Afriques” I have said that the problem of the France is the Italy. 55% Of Italian private debt are held by French banks. When therefore Italy is under the light it reveals the shadow of the France!

The bottom table traces border transactions between the France and the rest of the countries of the euro. Well before December 2010, the volume of domestic transactions was higher than cross border transactions.

From February 2011, cross border transactions outperformed domestic transactions, reflecting a certain financial insecurity. The stagnant growth in the second quarter may accelerate this bleeding of capital in quest of good auspices.

The decline in economic growth in the rate of unemployment and an increasing financial insecurity put France in a very uncomfortable situation. We are in middle of the year, and the freshly ruling Socialists must be able to give a boost to this economy that is trying to distance itself from the fate of its neighbors, the Mediterranean Club (the Italy-Spain-Portugal and Greece).

** Picture from the Province (France)

Francis Konan

Advisor editorial Les Afriques,

A graduate of the University of economy and management of Vienna (Austria), graduated from the Institute of advanced studies in Vienna (Austria), a graduate of the Faculty of Economics & Management of Abidjan.

Compétitivité économique: comment se portent les pays « pétrolier » de l’Afrique au Sud du Sahara ?


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Le rapport du forum économique mondial 2012-2013 révèle des informations importantes concernant les pays exportateurs de pétrole.

LE NIGERIA

L’index de compétitivité global(ICG) 127/144

L’index de compétitivité général du Nigeria est de 127/142 position nettement mieux par rapport à celui de l’Angola.

Niveau des conditions minimales de compétitivité (3.2/7)

Le Nigeria occupe globalement la 139eme position sur 144 nations. L’environnement macroéconomique reçoit la plus forte note de 4/7.  Ce bon résultat économique provient du taux élevé de l’épargne national et de la faiblesse de la dette publique ou le pays se range respectivement à la 27 et 18eme place. La santé et l’éducation primaire relèguent le Nigeria à la 140eme position ! La mauvaise qualité des routes et de l’offre d’énergie donne aux infrastructure la plus faible note (2.2/7).  Hélas le Nigeria n’est plus ce pays avec de vastes infrastructures économiques des années 70 et 90.

 Catalyseurs de la compétitivité (3.9/7) : Ce poste est celui dans lequel le Nigeria affiche de bon points.  Les meilleurs performances du pays sont dans la double efficience du marché du travail (4.2/7) et de celui des biens (4.4/7). La taille du marché s’approprie la plus forte note avec 4.6/7. Cette note provient de la taille domestique mais du marché ou le Nigeria occupe la 30eme position.  La présence d’entreprises étrangères sur le marché domestique explique la forte note de la taille du marché.

LE CAMEROUN

L’index de compétitivité global(ICG) 112/144

L’index de compétitivité général du Cameroun de 3.7/7 quant au classement général le pays occupe la 112eme place sur 144. Le Cameroun améliore sa position de 1 point par rapport au classement  de 2011-2012.

Niveau des conditions minimales de compétitivité (3.8/7)

 L’environnement macroéconomique  reçoit la plus forte note de 4.8/7. Il est suivi de la Sante et l’éducation primaire (4.5/7). Le bon résultat économique provient du faible taux d’inflation et de celui de la dette publique.  La mauvaise qualité des routes et de l’offre d’énergie  sont à l’origine de la plus faible note (2.2/7) du pays aux niveaux des infrastructures.

 Les catalyseurs de la compétitivité (3.6/7) : Lefficience du marché du travail (4.5/7) et de celui des biens (4.1/7) font la force du Cameroun  dans ce domaine. La flexibilité du marché du travail, les facilités légales des entreprises étrangères jouent un rôle important dans les bons points de cette catégorie.

LE TCHAD

 L’index de compétitivité global(ICG) 139/144

L’index de compétitivité général du Tchad est de 3.1/7 quant au classement général le pays occupe la 139eme place sur 144.

 Niveau des conditions minimales de compétitivité (2.9/7)

Ce n’est pas bon du tout !! Le Tchad  occupe globalement la 139eme position sur 144 nations. L’environnement macroéconomique  reçoit la plus forte note de 5.1/7. Ce bon résultat économique provient du faible taux d’inflation et de celui de la dette publique. Les maillons  le plus faible du Tchad sont respectivement les domaines de l’infrastructure ou le pays reçoit sa plus mauvaise note (1.9/7) et les institutions (2.7/7).   La mauvaise qualité des routes et de l’offre d’énergie (ce qui est paradoxale pour un pays pétrolier) sont à l’origine de  ce désastre. Le pays occupe la dernière place (144eme/144) au monde dans le domaine de la santé publique.

Les catalyseurs de la compétitivité (2.9/7) : L’efficience du marché du travail (4.1/7)  est la seule consolation du pays au niveau de ce critère.

GABON

L’index de compétitivité global(ICG) 99/144

L’index de compétitivité général du Gabon de 3.8/7 quant au classement général le pays occupe la 99eme place sur 144.

Niveau des conditions minimales de compétitivité (4.3/7)

Le Gabon occupe globalement la 86eme position. L’environnement macroéconomique  reçoit la plus forte note de 6.1/7. Le succes de secteur est le fait d’un faible niveau d’inflation, de la dette publique et d’un taux d’épargne national élevé. Le Gabon à l’image du Nigeria, et du Tchad ne réussit pas cependant  à connecter le succes macroéconomique aux défis de l’infrastructure. La mauvaise qualité des routes et de l’offre d’énergie   sont à l’origine de la plus faible note (2.2/7) du pays aux niveaux des infrastructures.

 Les catalyseurs de la compétitivité (3.6/7) : Lefficience du marché du travail (4.4/7) est le seul secteur ou le Gabon s’en tire. La sophistication de l’environnement des affaires (quantité/qualité de la production) est un grand défis pour le Gabon ou il est à la 141eme place sur 144.

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** l’étude omet l’Angola, la Guinée Equatoriale, et la République du Congo pour manque de données.

Conclusion : le rapport du forum économique mondial 2012-2013 révèle des informations importantes concernant les pays exportateurs de pétrole. Parmi toutes les données, l’environnement macroéconomique est le point fort de tous ces pays. La manne pétrolière augmente les ressources de l’état, avec un effet positif sur l’épargne nationale et le niveau de la dette publique.  L’appartenance à la zone franc est sans doute un avantage comparatif en matière de faible taux d’inflation pour le Gabon, le Tchad et le Cameroun.Le succes macroéconomique a cependant du mal à se refléter dans la sphère microéconomique surtout au niveau de l’accès au financement, de la corruption. En plus, les pays pétroliers souffrent tous paradoxalement du mal de la mauvaise allocation de l’énergie tous et du mauvais état de leurs infrastructures.

Das Wirtschaftsprogramm der Mitt Romney: Reduzieren den Defizit und bringen Amerika auf dem Weg zu einem ausgeglichenen Haushalt


Die Vision des Romney in diesem Punkt ist dual. Kurzfristig wird es das staatliche Haushaltsdefizit verringert. Auf lange Sicht, sollte dies zu einem ausgeglichenen Haushalt führen. Bevor wir fortfahren, glaube ich, dass wir Dinge erklären müssen. Was ist der Haushalt eines Staates, das Defizit ?

Ein Staatshaushalt (SB) ist definiert als die Differenz zwischen Einnahmen und Ausgaben.

(1) SB = Einnahmen – Ausgaben.

Wann die Einnahmen die Ausgaben übersteigen dann  hat den Staat  einen Haushaltsüberschuss. Im Jahr 2001 war die SB in den Vereinigten Staaten $127 Billionen Überschuss. Wenn jedoch die Ausgaben höher als Einkommen sind, heißt es, dass der Staat ein Haushaltsdefizit ausgeführt wird. Im Jahr 2003 hatten die Vereinigten Staaten eine Defizit von $400Billions. Dieses Jahr werden  Einnahmen auf 2,50 Billionen geschätzt, wenn die Ausgaben 3.8Trillions werden.

SB = 2,5-3,8 = 1,30 Billionen (Billionen Defizit von 1,3)

Zurück zum Thema, entsprechend der Definition (1) wären der beste Weg, um das Defizit zu senken, entweder

( a) Ausgaben zu reduzieren oder

( b) Einnahmen  steigern

Die Bekämpfung der Substanz des Haushalts die einen starken Beitrag des Defizits  hat, scheint der Ausgangspunkt.

Wenn Romney das Defizit zu senken will, muss  Er die schwere Last des Ertrags angehen. Das Ausgabenniveau, die Romney daher nach unten revidieren muss, sind Ausgaben der staatlichen Verteidigung (24 %), Gesundheitswesen (22 %) und Pensionen (22 %). Romney jedoch lehnt durch alle Mittel ab  den 24 % der Verteidigungsausgaben zu reduzieren . Unter Romney kann diese Position sogar nicht erhöhen. Er sagte, in seinen eigenen Worten: “eher anstatt neun Schiffe pro Jahr, ich würde 15 erzeugen .” “Ich möchte  weitere F – 22s und unser Militär mehr als 100.000 aktiven Dienst Personal hinzufügen.” ” Die Idee der schrumpfenden unser Militär zu versuchen,  ist der falsche Richtung zu suchen,” fuhr er fort “. In diesem Zusammenhang will Mitt Romney $489 Milliarden Verteidigungsausgaben, die Obama aus dem Haushalt Wischen  wollen, wieder einzustellen.

Romney ist nicht fur die Verringerung der Ausgabenprogramme ($ 500billions) der Abteilung für Verteidigung (Pentagon). Und er will die $716Billions für die Erstattung zu öffentlichen Gesundheit Leistungserbringer, Mittel zuweisen, der Obama geht zu löschen. Romney Programm soll eine Ausgabensenkung Rente, die hat ihnen als gegen die Interessen der alternden Bevölkerung katalogisiert. Die Wirtschaftspolitik der Romney scheint auf Einkommen weniger beredt. Romney alle Steuervorteile politischer Natur (Lücken) abloshen möchten, die der Staat gewährt. Dadurch wird um die Lautstärke der Steuerbemessungsgrundlage zu erhöhen. Wenn wir sind angewiesen auf Romney Steuern zu erhöhen, um die Einnahmen zu erhöhen, werden wir enttäuscht sein. Für Romney ist es keine Frage zu steuern für alle, besondere für die “reichen” zu erhöhen. Wäre das Dilemma  wie das Defizit zu reduzieren, während Sie nicht berühren, die Verteidigungsausgaben und ohne Steuererhöhungen?

 

Le Programme économique de Mitt Romney : 4-5-6


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Les points 4-5-6 sont l’ossature de la politique économique de Mitt Romney. Le point  4 :

4.    Permettre aux PME de créer facilement des emplois en leur octroyant des allègements fiscaux.

Ce point met en exergue une politique structurelle de redynamisation de l’emploi et des PME.  Le point de départ de notre analyse serait de se poser la question suivante : quel est l’impact de l’allègement fiscal des entreprises sur l’emploi des PME américaines ? En d’autres termes un faible niveau d’imposition  sur les entreprises les encouragera t-il l’emploi ? La théorie économique  réponds par « oui mais !! » nous commençons par le « oui ».  Un faible niveau de taxe sur les entreprises leur permet d’avoir un excèdent supplémentaire de sous pour d’abord investir,  augmenter l’emploi et la production. Sur le plan international un faible niveau d’impôt sur les entreprises encourage la localisation internationale des entreprises.  La théorie prédit qu’un faible taux  de l’impôt corporative  affecte positivement la production des entreprises. Le « mais » de notre analyse provient du fait que tout ce qui a précédé est valable quand tout va pour  le « mieux », dans une atmosphère de reprise ou de croissance économique. La situation que vit l’economie américaine est loin de celle d’un monde parfait. La faiblesse de la demande des biens et service est le nœud du problème. Face à une demande morose, un taux d’imposition de 1% ne saurait avoir un impact sur le niveau de l’emploi. Dans une telle condition, toute baisse des taux d’imposition va encourager les entreprises à investir seulement pour relever le niveau de la productivité des travailleurs déjà en service et non en recruter de nouveaux.   Le point 4 du plan de Romney est plus tourné vers le moyen terme.

A court terme même si la taxe corporative est abaissée d’une façon substantielle, elle ne pourra qu’encourager marginalement  l’emploi.    

La solution serait d’adopter un politique d’allégement fiscale capable de redynamiser la demande globale provenant des ménages. Une telle pratique aura un effet domino sur  l’emploi dans les entreprises.

Le Programme Economique de Mit Romney(2)


Comme je l’avais déjà promis nous allons analyser points par points le programme de politique économique de Mitt Romney. Son point de départ c’est créer 12 Millions de nouveaux emplois. Pour y arriver il entend revigorer :

  1. Le secteur énergétique (Pétrole-Nucléaire-Energie renouvelable-charbon ? Gaz naturel)
  2. Le secteur éducatif (amélioration de l’enseignement scolaire)
  3. Repositionner et revoir les accords sur les échanges internationaux
  4. Permettre aux PME de créer facilement des emplois en leur octroyant des allègements fiscaux.
  5. Supprimer et remplacer le programme de Santee  public d’Obama.
  6. Parvenir à équilibrer le budget fédéral.

Apres un passage a loupe, je peux affirmer que le programme de Mitt s’accentue sur les points 4-5-6.

Le point 1 est le traditionnel refrain de la politique de campagne présidentielle des Etats Unis. Depuis près de 20 ans tous les candidats qu’ils soient démocrates ou républicains ont promis changer cet ordre sans aucuns résultat palpable.  Rayons cette ligne et passons à la suivante.

Le point 2 de l’éducation scolaire est aussi à classer dans le même registre. Il y a un large fossé entre le système scolaire  et universitaire américain. Pendant que le dernier est parmi les meilleurs du monde, le premier y occupe les derniers rangs. Comment l’américain peut être cancre au lycée et collège et génie a l’université ? La réponse est le fait que le système universitaire américain est bourré de professeurs et d’élevés étrangers (Européens-asiatiques-africains). Les 2/3 des étudiants en PhD et Master sont étranger. Ces derniers arrivent déjà avec une très bonne formation du secondaire.

Le point 3 met en exergue le rôle des Etats-Unis dans le commerce international. Je sais  que Romney parle indirectement de la Chine quand il  mentionne les nations qui trichent. La Chine a été toujours accusée par les administrations américaines de manipuler à la baisse leurs taux de change afin de vendre moins chers sur le marché international. Ce argument n’est plus valable car la Chine n’est plus cette puissance commerciale que l’on connait et elle n’a aucun intérêt à ne plus manipuler sa monnaie. Rayons donc ce point et passons aux points 4-5-6 qui sont en effet l’ossature du programme économique de Romney. Nous allons au prochain poste analyser ces trois points.

On garde le contacte

La France m’inquiète !!


 

Economie de l’Europe : La France m’inquiète !!

C’est la deuxième fois que j’écris sur la France ! Mon premier article sur le même titre n’a pas été publié par aucun de mes partenaires. Je l’ai simplement donc posté sur mon blog. Cette 2eme fois j’espère que l’on prendra la peine de me lire. Je ne serai pas long ! En tant que ressortissant d’un pays de la zone Franc, le destin de l’euro est ma grande préoccupation, compte tenu du système de parité fixe qui existe entre les deux zones. La zone euro avec une contraction de -0.2% va si mal qu’une croissance de 0% en France et 0.2% pour le trimestre passé en Allemagne a été acclamée comme « la Bonne nouvelle ». Dans le cas de la France on s’attendait plus tôt à une contraction de 0.1% de l’economie.

Dans cet article, cependant  je me suis penché sur l’economie de nos ancêtres les gaulois, la France le « tuteur légale » du CFA dans la zone euro. Le pays vient d’avoir un nouveau président socialiste, après l’euphorie, retour aux choses sérieuses. Parmi tant l’economie de ce pays. J’ai passé en revue les dernières statistiques de la deuxième grande nation de l’euro après l’Allemagne, ma conclusion est la suivante : l’economie de la France m’inquiète !!

 

Croissance économique  de 0% à plat le sol !!

« 0 » semble être un chiffre bien français ! Entre le premier trimestre de l’annee 2011 et son deuxième, le PIB a été stagnant à 0%. Entre par contre le troisième(T3) et le deuxième trimestre(T2) la croissance est passe à 0.3%.

A partir du dernier trimestre(T4) de l’annee 2011, l’economie de nos « ancêtres » est restée stagnante à 0%.  Le rapport de l’INSEE nous donne les raisons de ce blocage.

« Au deuxième trimestre 2012, comme au premier trimestre, le PIB en volume* reste stable (0,0 %).Les dépenses de consommation des ménages reculent légèrement (-0,2 % après +0,2 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale croît à nouveau (+0,6 %) après un repli au premier trimestre

(–0,8 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue faiblement à l’évolution du PIB : +0,1 point au deuxième trimestre, après une contribution neutre au trimestre précédent.

Les importations accélèrent nettement (+1,8 % après +0,6 %), tandis que les exportations restent peu dynamiques (+0,2 % après +0,1 %). En conséquence, le solde extérieur contribue de nouveau négativement à l’évolution du PIB (–0,5 point, après –0,1 point).

Les variations de stocks des entreprises contribuent positivement à l’évolution de l’activité : +0,3 point après +0,1 point au premier trimestre 2012.

D’après ses résultats l’on peut conclure que les problèmes de l’euro se sont transmis bizarrement transmis sur les exportations de la France, qui ont aussi freiné la croissance des trois derniers trimestres. En temps normale, un euro à un niveau si bas réjouirait le cœur des exportateurs français. Le manque de confiance sur le dénouement de la crise  de l’euro, cependant  affecte indirectement les commandes extérieures de biens(les exportations du pays). La hausse des investissements fixes des entreprises a selon moi a limité les dégâts en évitant le PIB de glisser dans la zone négative de la honte.

Le problème épineux du chômage

Le taux de chômage en France est l’un des plus élevé parmi les grands pays de l’euro. Il est 10.2% presque le double de celui de l’Allemagne 5.2%. Le plus troublant est que ce taux n’a fait augmenter d’Avril2011 (9.6%) a Avril 2012(10.2%). Vous n’allez pas me croire si je vous donne le taux de chômage jeune de la France ! Il est 22.2% soit deux fois celui du taux de chômage national. Décidément l’on pourrait conclure que le taux de chômage jeune en France a atteint des proportions inquiétantes. François Hollande devrait mettre en place une politique de l’emploi jeune pour résorber l’inactivité de cette partie de la population. L’accent devra être mis sur le lien entre le marché du travail et la formation professionnelle et académique.

La fuite des capitaux

La dette de La Banque de France envers les autres banques centrales de la zone euro est passée de 7.6 billions à 96.3billions de juillet 2011 à Février 2012. Ceci représente une hausse de 88.9 billions. Cette hausse de la dette de la banque de France, représente le transfert de fonds entre la France et les autres pays membre de l’euro. Devinez ou ces fonds ont atterrît ? Pas en Afrique ! Dans les banques allemandes, hollandaises. Cette fuite énorme de capitaux traduit le malaise des marchés financier vis-à-vis de la France. C’est étonnant que la deuxième grande nation de l’euro commence à ne plus inspirer confiance. Dans un de mes articles paru dans le mensuel financier « Les Afriques » j’avais expliqué que le problème de la France est l’Italie. Les 55% de la dette privée italienne sont détenues par les banques françaises. Quand donc l’Italie est sous les lampions elle révèle la silhouette de la France !

Le tableau de bas retrace les transactions frontalières entre la France et le reste des pays de l’euro. Bien avant Décembre 2010, le volume de transactions nationales était supérieur à celui des transactions frontalières.

A partir de Février 2011, les transactions frontalières surclassent les transactions domestiques, reflétant une certaine insécurité financière. La croissance stagnante du 2eme trimestre risque d’accélérer cette saignée de capitaux en quêtes de bons auspices.

A la vue de la baisse de croissance économique du taux de chômage et d’une certaine insécurité financière, la France même si beaucoup d’analystes ne le prévoient pas est dans une situation pas très confortable. Nous sommes en milieu de l’annee, et les socialistes  fraichement au pouvoir doivent être en mesure de redonner à l’economie un peu de tonus à cette economie qui a du mal à se détacher du destin de ses voisins du Club Méditerranéen (L’Italie-Espagne-Portugal).

Francis Konan

Conseiller éditorial Les Afriques,  Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires suivez mon blog : frkonan.wordpress.com

    Explique-moi ???…… la Stagflation !


Bon après de longs moments de silence, je reviens à cette rubrique que j’ai créée pour les étudiants en economie a la recherche de définition. Ce n’est pas le meilleur site, mais je m’efforcerai  de faire mon mieux.

Bon revenons à la Stagflation. C’est en effet une juxtaposition de deux mots : Stagnation et Inflation.  Ce phénomène  s’explique quand une economie connait à la fois une stagnation de sa production nationale suivit d’une hausse de l’inflation. Si la stagnation continue, l’economie peut glisser dans une phase de récession. La première fois que la stagflation a pointé son  nez était en 1972 quand l’embargo du pétrole a réduit la quantité de pétrole devant une demande en hausse. Le résultat est le cas classique de l’inflation. Cette crise énergétique s’est aussi répercutée sur la production et donc sur l’emploi, occasionnant partout des taux de chômage élevés. Un exemple palpable est le cas de l’economie de l’Argentine qui en ce moment connait une stagflation (inflation aiguée combinée avec un recul de la production).

Nous allons parler « chiffres ». Entre 2003 et 20010 le PIB a connu une croissance moyenne de 7.5%. Cette croissance économique a été soutenue sur le plan domestique par une hausse de la demande et une politique monétaire expansionaire.  Sur le plan extérieur le regain d’activité de l’economie du Brésil voisin a indirectement stimuler l’economie de l’Argentine. L’economie a réussi à atteindre les 8,9% de croissance en 2011.

Cette annee, les choses sont différentes !! L’economie s’est contractée de 0.5% au mois de Mai, et cela pour la première fois depuis 2009 et le taux d’inflation moyen depuis 2012 est de plus 20%. Le recul de l’activité combinée avec un taux d’inflation élevé  sont le signe d’un début de stagflation.

Baisse de l’activité économique+ hausse du Taux d’inflation= Stagflation

Dans le cas spécifique de l’Argentine comment ce pays est arrivé à cette situation ? La réponse la plus simple serait la baisse de l’activité et la hausse de l’inflation !! Qu’elle est donc l’origine de la baisse de la demande  et de l’inflation ??

La baisse de l’activité provient d’un recul de la production manufacturière, qui elle est le résultat d’une baisse de la demande extérieure du Brésil et des autres pays voisin. Quand a l’inflation elle a été causée par une mauvaise politique monétaire de la Banque centrale qui a imprimée de l’argent pour soutenir les dépenses publiques.

Bon voilà pour aujourd’hui !!

Afrique au Sud du Sahara : La Montée Economique des Etats fragiles !


On les désigne sous l’appellation de pays/états fragiles, compte tenu de plusieurs critères définis par les analystes du FMI/Banque Mondiale. Selon ces critères sont donc appelés pays fragiles les pays remplissant ces deux groupes de conditions :

  1. Critères d’ordres Macroéconomiques
  2. Fortes dépendance de leurs produits d’exportations sur leurs économies
  3. Fortes dépendance des APD (Aides Public au Développement)
  4. Faibles croissance économique sur le long terme (taux de croissance des PIB réels et PIB par tête)
  5. Critères d’ordres institutionnels et sociaux
    1. Faiblesse de leurs institutions
    2. Niveau de pauvreté très élevée
    3. Risques de conflits armés et tensions sociales
    4. L’équilibre social des pays en situation post-conflictuels reste très fragile.

En Afrique au Sud du Sahara ces états/pays fragiles sont 14 pays ayant des structures économiques différentes. Pendant que certains d’entre eux sont riches en ressource, d’autres y sont pauvres.  Si vous relisez encore le titre de mon article, vous constaterez qu’il s’agit de la montée économique de ces pays.  Effectivement ces pays dits fragiles ne sont pas si fragiles qu’on le pense. Loin des stéréotypes de guerres civiles, et du disfonctionnement de leurs régimes politiques, ces pays sont en train de connaitre depuis quelques temps un retour de croissance remarquable. D’après mes projections, si l’on leur donne 5 ans de paix sociale et de reformes politique appropriées, la plus part de ces pays  vont surpasser la croissance moyenne des pays à faible revenu.

Pays fragiles    au Sud du Sahara
Burundi Guinée
Centre Afrique Guinée   Bissau
Comores Liberia
Congo Dem Sao   Tome
Cote d’Ivoire Togo
Eritree Zimbabwe
Sierra Leone Mali*
  • Le Mali est le nouveau venu dans le « club »

Dans cet article j’ai décidé de passer en revue ce qui fait la force de ces « derniers de la classe » pour les années 2012-2013.

  1. 1.   Niveau général de la Croissance économique  

Comme on peut facilement le constater selon le tableau, entre 2011 et 2012 le rapport du FMI prévoit un hausse de croissance de 1.6 a 6.6 entre 2011 et 2012 pour les pays fragiles. Le saut est impressionnant et propulsera ces « derniers de la classe » à la deuxième place des meilleurs groupes économique de l’Afrique au sud du Sahara, surclassant ainsi les pays à revenu intermédiaires (Rev Intmd) et ceux à faible revenus.

Les Secrets d’un retour à la croissance  

Quand on considère le PIB par tête entre 2012 et 2013 c’est la première fois depuis près de dix ans que celui des pays fragile sera supérieure (3.7 et 3.1)  à celui de toute l’Afrique au Sud du Sahara (3.2 et 3.0)! Il faut être d’une autre planète pour ne pas réaliser le changement structurel qui a lieu dans le groupe des « 14 derniers ».  Le rapport du FMI a mentionné la fin des conflits sociaux comme étant la principale cause de cette « émergence ».

Principaux Indicateurs Economique entre 2011 et 2013

Taux   d’Inflation Investissements%   du PIB Balancecommerciale%   du PIB Réserves BudgetDéficit%   du PIB
Pays   Fragiles 6.55% 22.35 1.95* 3.1   mois -4.5%
Afrique   au Sud du Sahara 8.55 21 6 4.5   mois -0.6

*          Ce résultat est le produit de mes propres estimations, la Banque Mondiale donne plus tôt une moyenne de 0.95%. Les données du Tableau proviennent du Rapport  d’Avril 2012 du FMI sur la croissance régionale en Afrique au Sud du Sahara.

D’une façon générale, les pays fragiles ont eu des taux d’inflations élevées.  La destruction des structures de production pendant les conflits et remous sociaux ont créé des goulots d’étranglement reflétant une hausse des prix. Entre  2004 et 2011, les pays fragiles ont eu des taux d’inflation nettement supérieur à  ceux de l’Afrique au Sud du Sahara. Pour l’annee 2012 et 2013 le FMI prévoit le taux d’inflation (6.55) des pays fragile en moyenne inférieure à celui de la moyenne régionale (8.55%). Cette baisse de l’inflation est sans doute, le signe d’une stabilité macroéconomique en cours dans les pays fragiles. Quand on prend l’évolution du déficit budgétaire, on remarque que celui des pays fragiles

(-4.5%) serait largement inférieur à la moyenne régionale (-0.6%) entre 2011 et 2013. Les pays fragiles avec les différents appuis de fonds internationaux, ont donc commencé à mettre de l’ordre dans leurs finances publiques.  La Banque mondiale estime qu’un taux d’investissement en dessous de 20% n’est pas optimal pour redémarrer la croissance économique. Entre 2012 et 2013 le taux d’investissement sera de 22.35% quelque peu supérieure à 20%. Cette annee(2012) sera la première fois en 8 ans ou les pays fragiles  dépasseront la norme fatidique des 20%. La reprise des investissements reflète donc les efforts de reconstruction des infrastructures économique déjà en cours. En matière de commerce internationale, les pays fragiles (2.9%) viennent largement en dessous de la norme régionale (6%). Quand l’on compare cependant leurs performances par rapport aux groupes économiques de la sous-région, les pays fragiles sont en 2eme meilleure position après les pays pétroliers. Ce résultat provient du gros poids des pays riches en ressource (Guinée- Sao-Tome &Principe, Zimbabwe, Congo Démocratique) faisant partie des pays fragiles.

Comme on peut le constater les pays fragiles de l’Afrique au Sud du Sahara ont fait d’énormes progrès en matière de la gestion macroéconomique. Il leur reste cependant beaucoup d’efforts à accomplir en vue de réduire les effets pervers liés aux malfonctionement de leurs institutions. Les risques de recrudescence des conflits armés subsistent pour ceux d’entre eux fraichement en sortie de crise. Le niveau de la pauvreté demeure élevé malgré les efforts en cours.

Comme je l’ai dit déjà plus haut, en fonction de leur récent retour à la croissance si les pays fragile sur une période de 5 ans  connaissent une paix sociale, stabilité de leurs instituions, ils pourront constituer une nouvelle page du « succes story » de la sous-région.

Prions Dieu pour que les vieux démons ne se manifestent pas du jour au lendemain. Le cas du Mali est encore là pour témoigner qu’en fait rien n’est acquis d’avance !

Francis Konan, Chargé de Politique Economique au journal « les Afriques »

Économiste, diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody).

Pour tous commentaires suivez mon blog, FrancisKonan’s blog

Economie de l’Europe : La France m’inquiète


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Je ne serai pas long ! Il y a quelques semaines j’ai voulu faire un article sur la France et son economie. En tant que ressortissant d’un pays de la zone Franc, le destin de l’euro est ma grande préoccupation, compte tenu du système de parité fixe qui existe entre les deux zones. On ne le souhaite pas mais si l’euro s’écroule, le franc CFA va devoir se redéfinir vis-à-vis de douze autres monnaies. Je n’ai jamais été pour ceux des économistes qui prévoient  le scenario apocalyptique de la monnaie européenne :

  1. Sortie de quelques membres de la zone
  2.  éclaboussement de l’union monétaire
  3. Retour aux anciennes monnaies

Dans cet article, cependant  je me suis penché sur l’economie de nos ancêtres les gaulois, la France le « tuteur légale » du CFA dans la zone euro. Le pays vient d’avoir un nouveau président socialiste, après l’euphorie, retour aux choses sérieuses. Parmi tant l’economie du pays. J’ai passé en revue les dernières statistiques de la deuxième grande nation de l’euro après l’Allemagne, ma conclusion est la suivante : l’economie de la France m’inquiète !!

Croissance économique en baisse

La croissance reste  clouée en dessous des 0.3%. Entre le premier trimestre de l’annee 2011 et son deuxième, le PIB a été stagnant à 0%. Entre par contre le troisième(T3) et le deuxième trimestre(T2) la croissance est passe à 0.3%.  Le dernier trimestre(T4) de l’annee 2011 marque le début d’un ralentissement de l’economie. Son economie est restée stagnante à 0%.  Si l’on observe bien le tableau de bas, on pourrait comparer cette economie a un « alcoolique » qui titube et qui quelque fois il donne l’impression qu’il est prêt à « prendre le sol ». La forte chute des investissements entre le dernier trimestre de 2011(1.3) et le premier trimestre 2012(-0.3%) est une des raisons des troubles de la France. La baisse de l’activité économique a été longtemps attribuée à la baisse de la demande des ménages, cette fois ci ce sont les investissements fixes qui emboitent le pas. Cette baisse des investissements est  attribuée  à la baisse des crédits aux ménages (-2.6%) et institutions non financières (-2.0%). Les problèmes de l’euro se sont transmis bizarrement transmis sur les exportations de la France, qui ont aussi freiné la croissance des trois derniers trimestres. En temps normale un euro à un niveau si bas réjouirait le cœur des exportateurs français. Le manque de confiance sur le dénouement de la crise  de l’euro, cependant  affecte indirectement les commandes extérieures de biens(les exportations du pays).

Le problème épineux du chômage

Le taux de chômage en France est l’un des plus élevé parmi les grands pays de l’euro. Il est 10.2% presque le double de celui de l’Allemagne 5.2%. Le plus troublant est que ce taux n’a fait augmenter d’Avril2011 (9.6%) a Avril 2012(10.2%). Vous n’allez pas me croire si je vous donne le taux de chômage jeune de la France ! Il est 22.2% soit deux fois celui du taux de chômage national. Décidément l’on pourrait conclure que le taux de chômage jeune en France a atteint des proportions inquiétantes. François Hollande devrait mettre en place une politique de l’emploi jeune pour résorber l’inactivité de cette partie de la population. L’accent devra être mis sur le lien entre le marché du travail et la formation professionnelle et académique.

La fuite des capitaux

La dette de La Banque de France envers les autres banques centrales de la zone euro est passée de 7.6 billions à 96.3billions de juillet 2011 à Février 2012. Ceci représente une hausse de 88.9 billions. Cette hausse de la dette de la banque de France, représente le transfert de fonds entre la France et les autres pays membre de l’euro. Devinez ou ces fonds ont atterrît ? Pas en Afrique ! Dans les banques allemandes, hollandaises. Cette fuite énorme de capitaux traduit le malaise des marchés financier vis-à-vis de la France. C’est étonnant que la deuxième grande nation de l’euro commence à ne plus inspirer confiance. Dans un de mes articles paru dans le mensuel financier « Les Afriques » j’avais expliqué que le problème de la France est l’Italie. Les 55% de la dette privée italienne sont détenues par les banques françaises. Quand donc l’Italie est sous les lampions elle révèle la silhouette de la France !

Le tableau de bas retrace les transactions frontalières entre la France et le reste des pays de l’euro. Bien avant Décembre 2010, le volume de transactions nationales était supérieur à celui des transactions frontalières.

A partir de Février 2011, les transactions frontalières surclassent les transactions domestiques, reflétant une certaine insécurité financière.

A la vue de la baisse de croissance économique du taux de chômage et d’une certaine insécurité financière, la France même si beaucoup d’analystes ne le prévoient pas est dans une situation pas très confortable. Nous sommes en milieu de l’annee, et les socialistes  fraichement au pouvoir doivent être en mesure de redonner à l’economie un peu de tonus à cette economie qui a du mal à se détacher du destin de ses voisins du Club Méditerranéen (L’Italie-Espagne-Portugal).

Francis Konan

Conseiller éditorial Les Afriques,

Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires suivez mon blog : frkonan.wordpress.com

Nouvelle France : Lagarde mise en garde !


La Nouvelle France : Lagarde mise en garde !
Dans une interview avec le quotidien anglais « the Guardian », la patronne du FMI, affirmait qu’elle avait plus de la sympathie pour les pauvres petit écoliers du Niger que pour les grecques, souffrant des conséquences de l’austérité. Elle a ajouté que la Grèce vit cette situation à cause de l’évasion fiscale dont elle fait l’objet. Pour enfoncer le clou dans la plaie, elle incite les grecques à payer leurs taxes ! Cette citation a provoqué un tollé général en Europe et continue d’animer le monde de l’internet. Pour être plus précis lisez la traduction française de ses propos : « les Grecs devraient commencer par s’entraider collectivement”, et ce, en “payant tous leurs impôts”. Selon les conditions du dernier plan de sauvetage, ces impôts devraient aller directement dans une caisse de l’union européenne servant de plan de remboursement de la dette grecque.
« Merci madame Lagarde pour votre compassion pour les enfants de mon continent, cependant je dois dire que vous êtes a cotée du sujet. Si les grecques ont du travail et donc un revenu, il faudra veiller à ce qu’ils payent effectivement les taxes. Simple concept d’economie : l’impôt sur le revenu dépend du revenu. »
Les soucis de Madame Lagarde seraient de chercher à aider la Grèce et comme toute l’Europe à créer des emplois.
Pour ceux qui sont habitués aux pratiques du FMI, ils ne seront pas étonnés d’entendre ces propos très durs en l’endroit de la Grèce. Le FMI a toujours une position parfois très rigide vis-à-vis des pays sous austérité, cela avec des résultats mitigés. Les propos de Lagarde ont été critiqués comme apathique, inhumains par les sphères socialistes de l’Europe, pendant que dans Les salons de café des conservateurs et bourgeois européens on approuvait la grande dame aux cheveux blond !
La dureté des critiques est cependant venue de ses pairs et compatriotes français de l’Elysée. Ils n’ont pas raté de bombarder le dernier symbole vivant de l’ère Sarkozienne en ces termes : “un peu caricaturale et schématique” “il n’y a pas de leçon à donner” à la Grèce. Jean Luc Melanchelon le fougeux l’un des leaders de la gauche a déclaré que les propos de Christine étaient « indignes ». Cette mise en garde de l’Elysée contre Lagarde est l’expression du visage de la « Nouvelle France ». Sous Sarkozy, les français ont été désemparés de voir leur pays faire du suivisme. Elle a suivi les Etats Unis en Lybie, suivi l’Allemagne de Merkel dans le labyrinthe de la crise de l’euro. Cette nouvelle France qui est en train de devenir la voix des sans voix en Europe semble avoir gagné la sympathie de beaucoup. Elle se voit positionner dans une situation où elle est contrepoids devant l’Allemagne.
Les personnes concernées à savoir les grecques ont réagi aux propos de madame Lagarde. le chef de file du Parti socialiste (Pasok), Evangelos Venizelos, l’a accusée d’avoir « humilié » le peuple. « Personne ne peut humilier le peuple grec en cette période de crise et je dis ça tout particulièrement à l’adresse de Mme Lagarde.
Dans tous les cas Lagarde doit veiller sur ses gardes. Vive la Nouvelle France !
Francis Konan
Conseiller éditorial Les Afriques,
Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires suivez mon blog : frkonan.wordpress.com

La Chine plie l’échine ! Doit-on s’inquiéter?


ImageUn de mes anciens professeurs de macro-économie à l’Université économique de Vienne, ne cessait de nous répéter : «  il faut surveiller la  dynamique  d’une economie en surchauffe comme du lait sur le feu, un peu de distraction et le tout peut exploser ». Peut-on appliquer ce dicton à l’economie chinoise ? Une chose est sure c’est que l’economie chinoise ne semble pas être en état de surchauffe.

La vapeur commence à diminuer !

Les autorités chinoises ont prévue 7.5% de croissance du PIB réel pour l’annee 2012. Il faut rappeler que sur les sept dernières années la Chine  a connu un taux de croissance moyen de 10.9%.  Cela était dû en partie à la politique commerciale agressive, ayant sa source dans les exportations. La baisse des exportations chinoise jugulée avec une consommation sans répits des ménages,  pourrait rééquilibrer la balance du compte courant. Avec cependant la forte demande d’importation de biens industriels, la Chine a expérimenté pour la première fois en dix ans un déficit mensuel ($31Billions) de son compte courant.  En terme simple la Chine a moins vendu qu’elle a acheté de l’extérieur. Jusque-là les troubles de la Chine pourraient provenir de la faiblesse des exportations.

Ce qui cependant commence à troubler le sommeil des autorités  sont les signes inhérents  à l’economie domestique. Suivez le tableau du bas

Le tableau ci-dessus résume en quelques points l’image économique du pays au premier trimestre de 2012. La production industrielle du premier trimestre est légèrement en dessous de son estimation. Cette baisse de la production serait liée à une baisse de la demande d’exportation. Le secteur industriel est l’un des poumons de l’economie chinoise et une baisse d’activité dans ce secteur, pourrait être le signe d’un ralentissement à la fois de la demande nationale et extérieure. Ce qui cependant attire mon attention est la forte rechute du commerce de détails, dans la même période ou dans le passé il a été élevé. La baisse de l’inflation serait le résultat d’une politique monétaire restrictive et non celle associée  à la baisse de la demande domestique. Le montant du crédit alloué à l’economie lui aussi  s’est coincé en dessous des estimations (750 Billions de yuan). Selon le tableau, le niveau de l’investissement national a dépassé les estimations confirmant encore que la Chine est toujours ce grand chantier d’infrastructure économique.

Doit-on s’inquiéter ?

J’ai lu et écouté les réactions « épidermiques » de certains analystes qui a mon avis sont un peu exagérées. On crie déjà au « Waterloo ». L’economie chinoise est au ralentie c’est vraie et cela est de même pour presque toutes les autres nations. L’Amérique est en train de donner des signes de vie au travers de son marché du travail. L’Europe se débat pour ne pas sombrer encore dans une autre récession. L’Inde, le  concurrent asiatique de la Chine a du vertige en voulant réduire une inflation élevée  qui caracole  avec un ralentissement de la croissance économique (phénomène de stagflation) !

Ce que la Chine vit, est selon moi un phénomène normal de ralentissement d’une economie ! Tenez-vous bien, connaitre en près de 10 ans un taux de croissance moyen aux alentours des 10%, n’est pas éternel. Quelque part le système commence à plier l’échine ! Beaucoup oublient aussi que ce qui se passe est un changement structurel de l’economie. La force de l’economie de l’exportation (faible cout de production) a sorti de la pauvreté une grande partie de la population, créant ainsi l’émergence d’une classe moyenne nantie, celle-ci ayant un appétit croissant pour les biens et services importés. Cet appétit des biens importés, est la raison pour laquelle, le surplus de la balance commerciale est passé de 11% en 2007 à 3% du PIB en 2011. La Chine est donc en train de passer d’une economie extravertie (exportations) à une economie de consommation (américanisation de son economie). Quant au déficit récent du compte courant, aussi longtemps que le taux de croissance reste élevé, il ne faut  pas s’inquiéter.  Quant au vieux débat de  la monnaie étant sous-évaluée, cela ne tiendra plus.  La hausse des salaires et couts de productions a créé une réévaluation interne de la monnaie chinoise, affectant indirectement la compétitivité des produits d’exportations : dans peu de temps « Made in China » ne pourra plus signifier un produit a « bon prix ».

Francis Konan

Conseiller éditorial Les Afriques,

Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires suivez mon blog : frkonan.wordpress.com

Crise de l’Euro : Tout est mélangé !


Depuis un certain temps je suis resté un peu silencieux sur tout ce qui se passe en Europe. Ma dernière publication sur mon blog date de…. ? du 22 Février 2012. Pour rappelle de mémoires le titre de l’article était le suivant : Les Troubles de l’Euro : Prospérité pas Austérité, je vous en prie ! Depuis ce temps, je dois reconnaitre que j’ai été gagné par « l’Euro fatigue ». Apres le succès du dernier « bail-out » je m’étais sentie réconforté par les évènements et suis tombé dans la lassitude oubliant qu’avec l’euro et les européens rien n’est jamais certain d’être certain. Depuis un certain temps, la dynamique de la politique économique européenne semble être la préoccupation de tous ! Je n’ai jamais assisté à un tel scenario dans lequel la politique et l’economie sont si étroitement reliées. Je ne veux pas rater ces moments historiques.
De quoi s’agit-il au juste ? Voilà depuis près de quelques semaines, les changements politiques en Europe ont fait revivre la flamme de la crise de l’Euro. En France et en Grèce les électeurs ont montré leurs mécontentements face aux pouvoirs en place. Sarkozy a la française, a été gentiment remercié, quand le parti au pouvoir en Grèce se voit obliger de partager son autorité avec l’extrême droite parti opposé à toutes les mesures draconiennes d’austérité. Standard & Poor, profite de cette situation pour se faire remarquer en dégradant 26 banques italiennes et 24 espagnols.

Une totale cacophonie !
Depuis peu, dans les milieux des finances européens on évoque une éventuelle sortie de la Grèce, du Portugal et « maybe » de celle de l’Espagne et dans le pire des cas de l’Italie (cela serait la catastrophe finale). Dernièrement, pour calmer les marchés, les ministres des finances européens réunis à Bruxelles ont démenti avec ferveur une potentielle sortie de la Grèce de la zone monétaire ! En réalité sur le terrain, l’histoire est totalement différente : la Grèce installe la division au sein de la zone monétaire et cela avec son lot de déclarations diplomatiques insensées et contradictoires. L’Autrice mon second pays, a proposé que la Grèce quitte l’Union Européenne, pour renégocier sa réentrée dans la zone euro (indirectement cela équivaut à quitter la zone euro). Le porte-parole de la commission européenne, a quant à lui rejeté l’idée d’une sortie de la Grèce. Le président de la même commission Barroso a dit à ce sujet et je cite : « Quand le membre d’un club ou d’une association ne respecte pas les règles, il est mieux de sortir de ce club, cela est applicable à toute organisation, a toute institution, et a tout projet ». Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai utilisé plus haut l’expression de « cacophonie » pour décrire ce qui se passe dans la zone euro ! Tout cela arrive parce qu’il n’y a plus de leader dans la crise européenne ! L’Allemagne semble faire son mea culpa, depuis que sa position rigide sur l’austérité économique s’est vue bombardée par l’opinion internationale. Indirectement sa cousine, l’Autriche dit tout haut ce que l’Allemagne pense tout bas ! En plus, Il y a une invitée surprise à la table en l’occurrence de François Hollande le nouveau président français! En Grèce le nouveau vainqueur des élections (SYRIZA) menace de ne pas signer une autre mesure d’austérité, créant ainsi un véritable imbroglio financier. Lors de la rédaction de cet article je prends connaissance de l’échec des pourparlers entre les deux parties ! Ce désaccord renvoie donc les grecques à une autre élection qui déterminera le grand vainqueur ! Tout est vraiment mélangé !

La Nervosité s’installe
Malgré les différents appels au calme, la nervosité commence à gagner les marchés de transactions des bons publics. Le tableau ci-dessus montre l’évolution des bons publics depuis la parution de mon dernier article sur l’euro (22 Février 2012). Comme on peut le constater, la montagne grecque tout naturellement domine la contrée !
Lorsque qu’un état émet des bons de trésors, il s’endette en effet auprès des détenteurs de ces bons. Les taux d’intérêts sur ces bons sont définis par le marché financier. Si les investisseurs (spéculateurs) doutent de la capacité de remboursement de l’état, ceux-ci vont demander des garanties élevées. Cela va se traduire par des taux d’intérêts élevés. C’est la raison pour laquelle, les taux d’intérêts sur les bons publiques de la Grèce sont de 29.10% quand ceux de l’Allemagne de sont de 1.47%.
Selon notre tableau, entre Février et Mars, il y a eu une certaine accalmie sur les marchés. Tous les bons (de 10 ans) à part ceux du Portugal, ont connu de légères baisses. Les taux d’intérêts sur les bons grecs ont continué d’être les plus élevés. Entre le 12 Avril et la date du 14 Mai, les bons espagnols et Grecque connaissaient une hausse significative.

Et si la Grèce sortait de l’euro ?
C’est la question qui est sur les lèvres de tous ? Là encore je crois que les européens vont commettre la plus grande erreur de leur vie s’ils laissaient la Grèce s’en aller ! Pour soutenir cette argumentation, on cite l’exemple de l’Argentine qui est sortie de l’union monétaire avec l’Amérique, a dévaluée sa monnaie locale et expérimentée une croissance économique en moyenne de 9% entre 2003 et 2007. Les conditions du défaut de paiement de l’Argentine et de celle de la Gréée ne sont pas les mêmes : l’Argentine est un pays ayant une economie sectorielle plus avancée que celle de la Grèce. Comme je l’ai mentionné déjà plus haut la clef de sortie de Grèce n’est plus dans les mains de la commission européenne mais plus tôt dans les élections prochaines ! Je crains que celles-ci se transforment en referendum sur la participation du pays à la zone monétaire !

Francis Konan
Conseiller éditorial Les Afriques,
Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires suivez mon blog : frkonan.wordpress.com

Emergence Economique dans la Pauvreté : le cas de la Tanzanie, Ouganda, Rwanda et Kenya


On les appele communément  “les 4 grandes économies des grands lacs”Image. Ces pays sont cités en exemples de forte croissance  économique sur le continent africains  ces vingt derrières années. Le Kenya, la Tanzanie le Rwanda et le Kenya, font partis des pays africains en voie d’émergence.  La relation entre l’émergence de ces pays-là et la présence de la pauvreté sont l’objet de notre.  La croissance économique dans ces pays a-t-elle contribué à réduire la pauvreté multidimensionnelle ou au contraire a-t-elle élargie les clivages de la société ? Nous allons étudier le cas des 4 pays de l’Afrique de l’Est.

Pauvreté2006/2011 IMP   H%   PA% PIB Réel 04-11
Kenya 0.23(1) 47.8(1) 48(1) 4.8(4)
Ouganda 0.367(3) 72.3(3) 39.7(2) 7.6(2)
Rwanda 0.426(4) 80.2(4) 51.2(3) 7.9(1)
Tanzanie 0.37(2) 65.2(2) 44.3(4) 7.0(3)

IMP : Indexe multidimensionnel de la pauvreté, H : Indexe de la pauvreté monétaire

PA : partie de la population vivant dans l’extrême pauvreté, PIB Produit Intérieur Brut. Les chiffres entre parenthèses sont le classement par sujet.

Le tableau ci-dessous nous donne les indications de la répartition de la  pauvreté dans les 4 grands pays  grands lacs. Le Kenya (0.23) a le plus bas taux de pauvreté multidimensionnel(IMP).  Au niveau du taux de croissance, il est vient au bas du tableau avec (4.8%).IL est suivi par l’Ouganda(36) Tanzanie(37). Le Rwanda avec 0.43 est le pays ayant le taux de pauvreté dimensionnel le plus élevé. Paradoxalement c’est le pays ayant le taux de croissance économique moyen (7.9%) le plus élevée entre 2004-2011.

Comment expliquer ces deux résultats contradictoires ? Dans le cas du Kenya, on pourrait avancer la longue phase de croissance économique comme étant la raison d’un faible indice de pauvreté. Le pays a profité des effets de la longue croissance pour asseoir les bases d’une structure sociale solide (Education, santé, infrastructures économiques). La solide nomenclature de l’economie, demeure ainsi un pilier même en face d’un faible taux de croissance. En ce qui  concerne le Rwanda, c’est le contraire.  L’historique de la croissance économique (après le génocide) est récent ! Compte tenu de ce fait, il va falloir du temps pour que la croissance économique ait un effet positif de la réduction de la pauvreté multidimensionnelle.

Quand on prend en compte l’indice de pauvreté monétaire(H), il y a un   fait très  frappant. Sur les 4 des grands lacs, seul le Kenya avec 48% à un taux inferieure a 50%. Dans le cas du Kenya on pourrait imputer cela à l’élargissement de la classe moyenne. Tous les 3 autres pays ont des taux extrêmement élevées : en Ouganda 72% de la population vit avec moins de $1.25 au Rwanda  c’est 80% et en Tanzanie 65%.

Ces trois pays, malgré un taux de croissance économique moyen de 7% ne sont pas parvenus à réduire d’une façon significative la pauvreté multidimensionnelle.  Cette forte ration de pauvreté monétaire, met en exergue un déséquilibre dans la répartition des revenus. La Population vivant dans la pauvreté absolue, tend à être corrélée avec la pauvreté monétaire. C’est pour cette même raison que les pays ayant un taux de pauvreté monétaire ont aussi une forte proportion de la population vivant dans les pauvretés absolues. Cette règle s’applique au Rwanda ou la pauvreté absolue atteint près de 51% de la population. L’Ouganda semble être une exception à la règle. Dans ce pays, la pauvreté monétaire  très élevée, et même supérieure à celle de la Tanzanie cependant la pauvreté absolue est faible aux alentours de 40% et inférieure à celle de la Tanzanie (44%).  La bonne performance de l’economie agricole de l’Ouganda réduit l’intensité de la pauvreté dans ce pays, ou la nutrition n’est pas un factor important dans la pauvreté multidimensionnelle.

La note d’espoir provient du fait que le standard de vie et le niveau de l’éducation, ont faible rôle dans la structure de la pauvreté  dans ces quatre pays. Implicitement l’on pourrait dire que la croissance économique a un effet positif dans ces domaines, surtout que la  collecte des informations a été en effet faite dans les années ou ces pays expérimentaient une forte croissance. Le domaine de la santé surtout infantile a un poids lourd dans l’explication dans la pauvreté multidimensionnelle.

** La pauvreté multidimensionnelle est un concept qui a été développé par des chercheurs anglais de l’université d’Oxford. Ce concept analyse en plus de la pauvreté monétaire, la carence en matière d’éducation de santé et de niveau de vie.

***Les données sur la pauvreté proviennent  de l’OPHI (Oxford Poverty & Human Development Initiative, Oxford Department of International Development). Les données sur les PIB sont tirées du World Economic Outlook April 2012, du FMI

photo: Frank Vogel

ECONOMIE DE DEVELOPPEMENT ET ECONOMIE POLITIQUE DE L’EMERGENCE: Pourquoi les deux sont inséparables.


Dans une merveilleuse contribution dans les pages du Journal « Les Afriques », le prolifique économiste tunisien Hakim ben Hammouda, déclarait en titre : Fin de l’Economie de Développement ! Vive l’Economie politique de l’Emergence ! Loin de fustiger l’article de Mr. Hammouda, j’aimerais ici apporter ma contribution sur  ce sujet qui sans doute va dominer le champ de l’Economie pour ces années à venir.

La Chine a en effet en moins de 25 ans réussi à se positionner comme la deuxième nation économique du monde. Le Brésil a récemment dépassé le PIB de l’Angleterre, pour se hisser à la 6eme position des nations les plus productrices. L’Inde lui aussi fait parler de lui comme  un exemple de croissance économique. L’Afrique du Sud a récemment rejoint le groupe. En plus de l’existence des pays émergent, il y a le sous-groupe de pays en voie d’émergence. C’est vraie devant le succès économique des pays émergents BRICS, il y a raison d’être euphorique ! Apres le passage du carnaval il faut cependant revenir à la réalité ! On ne  doit pas  ranger aux oubliettes la matière de l’economie du développement. Je me propose ici de de  donner   trois points qui montrent l’inséparabilité de l’economie du développement a celui de l’émergence.

  1. A.  L’Economie politique de l’émergence : une  branche habillée de l’Economie de Développement.

La notion même de l’émergence économique n’est pas nouvelle en soit. Je me rappelle que dans mes cours d’economie de développement, les pays comme l’ile Maurice, le Botswana, la Corée du Sud étaient cités en ex ample de pays « émergents » cela était dans les années 70(s’il vous plait). Ma chère Cote d’Ivoire a même eu le privilège d’être classée dans les rangs des pays émergents dans cette même période.  Je suis retourné à mes vieux textes et j’ai agréablement surpris de constater qu’un certain William Rostow avait décrit les  Cinque phases du développement  économique.  Dans ces phases, il mentionne la notion du « Take-off » et celui de la « maturité économique » phases qui ressemblent fortement  à celui de l’émergence. Selon Rostow le take off (décollage économique) et maturité sont des phases ou le pays :

  1. La croissance devient plus sectorielle
  2. Le secteur manufacturier prend le pas sur le secteur traditionnel
  3. Le niveau de l’investissement s’accélère et s’accompagne d’une hausse des revenus
  4. Le niveau de la pauvreté lui aussi baisse

Toujours dans le cadre de l’economie de développement, le model d’Harrods Domar met en exergue l’importance de l’investissement comme moteur de croissance et de développement. La Chine, le Ghana, le Brésil ont atteint un niveau de croissance soutenue grâce au dynamisme de leurs investissements.

  1. B.   L’Economie politique de l’émergence  ne peut se substituer à l’economie de développement

Compte tenu du point A, il est difficile de remplacer le contenant (l’Economie du Développement)  par le contenu (l’economie politique de l’émergence).  C’est en effet le contenant qui donne sa forme au continu. Le danger de vouloir remplacer l’economie du développement  avec la politique économique de l’émergence serait la marginalisation des pays non émergents. Sur le plan théorique, pour comprendre la dynamique des pays émergents, il faut maitriser les outils de l’economie de développement. La théorie Lewisienne du développement économique permet en effet de comprendre le changement structurel que la Chine et autres pays émergents vivent en ce moment.  Hammouda explique l’inefficacité de l’economie de développement par rapport à son incapacité de réduire la pauvreté, par l’endettement. C’est vrai l’aide international dans certaines sphères, n’a pas été  effective. Il faut cependant reconnaitre que pour la plus part des pays en voie d’émergence, l’aide international et les programmes de réduction de la dette ont contribué à la croissance économique. C’est le cas de beaucoup africains comme le Rwanda, le Mozambique, le Ghana et le Cap Vert.

La politique Economique de l’émergence : Une spécialisation dans la matière de l’étude du développent économique.

 

La politique de l’economie de l’émergence  devra être un courant de pensée complémentaire et explicatif. Ce n’est pas en effet pour la première fois qu’un courant de pensée ait vu le jour, dans le lot de l’economie de développement.  Il y eu   le courant structuraliste des années 1950, qui tente d’expliquer le développement au moyen d’une transformation de la société agraire en une plus modernisée, voir plus industrialisée. Dans les années 70, le courant de la dépendance international met l’accent sur l’aide international, une coordination des politiques de développements.  La plus récente école de pensée est celle des néo-classiques qui donne plus de valeur a une economie sans trop grande intervention de l’état.

Le plus grand apport de la politique économique de l’émergence c’est de vouloir réconcilier  l’Economique(Emergence), le constitutionnel (gouvernance) et le sociale (la pauvreté) choses que l’economie de développement n’a pas totalement réussi. C’est une nouvelle voie qui doit être exploité.  Je ne vais pas sonner le glas de l’economie de développement comme certains le ferons, non pas faire avorter la naissance de celle de l’economie politique de l’émergence.  Le champ de l’economie de développement est encore vaste et a besoin de plus de recherches plus applicables sur le terrain. La politique de l’economie de l’émergence a sans doute les atouts pour être d’un apport considérable. Je conclurais en disant qu’au pire des cas les deux sujets sont inséparables.

Francis Konan

Conseiller éditorial Les Afriques, Francis Konan est Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires suivez mon blog : frkonan.wordpress.com et Videonomique sur Facebook

Début de l’américanisation de l’économie chinoise !?


 Début de l’américanisation de l’économie  chinoise !? 

Cela devait arriver tôt ou tard ! La Chine a  profité des biens faits du « capitalisme » à outrance en propulsant, son pays à la deuxième place des économies performantes. Déjà je n’ai pas hésité à partager mes soucis dans un de mes articles (parut dans le journal financier « Les Afriques »), ou je mentionnais que la Chine ne pouvait pas longtemps continuer sur cette voie. Laquelle donc ? Celle de d’adopter un modèle de croissance basée d’une economie de marché, tout en ayant une politique économique, à caractère communiste. Récemment pour faire rebondir son economie qui tourne au ralentie, les autorités chinoises ont commencé à réfléchir sur l’initiation de réforme économiques. Ces réformes doivent permettre de restructurer la consommation et de rééquilibrer la croissance économique. Pourquoi  la consommation ? Pour répondre à cette question, nous allons prendre en compte l’équation fondamentale de la demande, si nous partons du fait qu’elle est la clef de la croissance économique de court à moyen terme.

Y= C+I+G+NX

NX représente le solde commerciale (surplus de la balance commerciale) et a été le principal élément du succès du model chinois.  La crise économique généralisée a cependant limité la force  du secteur extérieure. NX dépend de la force économique des partenaires de la Chine (USA, Europe, Asie, l’Afrique et autres pays émergents. Si ceux-ci se « cherchent », la Chine ne peut pas compter sur ses exportations pour rehausser sa croissance ! Quant à l’investissement I, il a profité de la forte demande en infrastructure surtout immobilière pour être un élément

Composante de la demande chinoise en pourcentage du PIB entre 2001 et 2010. Comme le tableau le révèle, la baisse de la part de consommation dans la demande est un signe troublant. La politique monétaire assouplie a eu un effet positif sur l’investissement mais a paradoxalement réduit l’apport de la consommation dans le PIB

Image

Incontournable comme le tableau le montre si-bien. Le problème de ce poste, est cependant l’existence d’un gaspillage de ressources provenant d’un déséquilibre entre la demande et l’offre d’investissement. Cette situation s’explique par le  fait du contrôle étatique des taux d’intérêts (répression financière). Comme le système est très fortement communiste, les dépenses publiques G peuvent être facilement assimilées aux Investissements I. Le dernier poste susceptible de contribuer à la croissance est  C la consommation des ménages. Aux USA, ce poste fait à lui seule plus de 70% de la demande, en Europe 65% et en Chine seulement 36%.

 

Reformer sans déformer ?

Mettre la Chine sur la voie d’une américanisation (donner plus d’importance à la consommation des ménages) de son economie nécessite cependant des reformes digne d’une economie de marché. La relation ci-dessous explique les composantes de la consommation

C=f (Revenu, taxes sur le revenu,  taux d’intérêts, épargne…)

Pour que la consommation joue son rôle en Chine il va donc falloir reformer le système fiscal, plus précisément les taxes indirectes sur les revenus des ménages. Ces taxes implicites sont élevées et étranglent la consommation. Une politique de rehaussement des revenus personnels est aussi inévitable en Chine. La monnaie chinoise longtemps décriée comme sous-évaluée, connait de nos jours une réévaluation interne grâce une hausse des salaires et cout de productions. Au niveau des taux d’intérêts, il faut libéraliser le système financier. Dans le système chinois, le taux d’intérêt bancaire n’est pas fixé par le marché mais par l’état. Dès ce moment toute pratique de politique monétaire semble être biaisée. C’est la raison pour laquelle, en voulant lutter contre l’inflation (surchauffe de l’economie) la banque centrale de Chine en augmentant ces taux directeurs a implicitement augmenté les taux d’épargnes. L’offre de l’épargne  est positivement en corrélation avec les taux directeurs. La forte épargne résultant de cette pratique (baisse de la consommation) a été canalisée vers les investissements.

 

Les Dangers d’une américanisation de l’economie

Si la Chine veut donner une place importante à la consommation elle a intérêt à ce que cette dernière soit approvisionnée par l’economie nationale. Un trop grand appétit des biens importés ne pourra que réduire à petit feu le surplus de la balance commercial. Que les chinois demandent à l’Amérique la dernière fois ou elle a connu un surplus de sa balance commerciale ?  Une economie de consommation à outrance est la proie facile au phénomène de la dette souveraine. Encore une fois que les chinois s’inspirent de l’Europe. C’est qui attend la Chine si elle veut opter pour ce scenario. Un autre danger serait pour la Chine de délaisser complétement son modèle de croissance basé sur les exportations. Au niveau ou elle est arrivée, la Chine doit opter pour une politique de recherches avancées visant à donner de la qualité à ses produits d’exportations : La force de l’Allemagne. Je crois que le modèle optimal de la Chine serait l’amalgame du modèle Allemand (forte valeur ajoutée des exportations) et celui de la hausse consommation locale (chintonisation de la demande).  Comme je l’ai dit plus haut, la stimulation de la consommation est effective dans le court et moyen terme. Dans le long terme, la croissance économique ne dépend en aucun cas de la consommation mais d’autres variables. J’aimerais m’arrêter ici car c’est encore un autre débat !

Francis Konan

Economiste,

Chef du service de politique économique du journal financier « Les Afriques »  Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires suivez mon blog : frkonan.wordpress.com et Videonomique sur Facebook

Ghana economic growth: from disaster to success.



There are known in English by the word of “Excecutive Director”, the powerful gentlemen of the IMF who have the privilege to analyze the economic evolution of all IMF members. The results of their analysis exposed in the Conference rooms, are very quickly put away. For me they are gold mines, which indirectly show the economic dynamics of the countries under study. In this article, I traced the economic history of Ghana through the recommendations of the so called “Executive Directors” of the IMF. I found many interesting things, namely how in ten years, Ghana did transform a sluggish economy into an emerging one.

The Economy in 2000: widespread instability

The report from the IMF on Ghana in 2001 highlighted the practice of inconsistent macroeconomic policy. In the case of Ghana in 2000:

1) Monetary and fiscal policy were too expansionary and created inflation.

2) The public deficit was made worse by the losses incurred from state companies of the oil – the energy and water sector.

3)  Increasing wages were also mentioned as a direct cause of the public deficit explosion.

The economy in 2002: between trials and errors and structural adjustments

1) Monetary policy remained restrictive, giving priority to the fight against inflation.

2) Fiscal policy was mixed. In one hand Ghanaian State was engaged in a comprehensive program of consolidation of public spending, in another hand, the increase of payroll  continue to weigh heavy in the balance. Even though the level of revenue mobilization did increase, (price increase of state service, widening of the tax base), this was not sufficient.

3) Tax reforms at public enterprises have not yet achieved their objectives. As a result the public debt remained high.

The economy in 2003-2004: the year of the economic take-off

1) The restrictive monetary policy initiated since 2001 has started to bear fruit. Inflation has been reduced consistently. The restrictive policy of the Central Bank and good management of the flexible exchange rate did not to allow excessive capital inflows to destabilize the economy through an appreciation of the exchange rate. The stock of foreign exchange reserves continued to grow with the economy.

2) In 2004, the tax policy succeeded in reducing the budget deficit in a consistent way, but did not make it to disappear. The strong economic growth of the year has increased the revenues of the State

3) The total payroll continued to be “capricious” with a slight increase. Economic growth as the theory provides reduced the ratio of national debt. At the structural level, the adoption of a new pricing policy in oil-water and electricity sectors finally begins to give its first signs of success. The size of government began to shrink leaving the room for a private sector that can be efficient if it has easy access to bank financing.

The economy between 2005-2007: sustained economic growth

Ghana continued on its good economic trajectory. Macroeconomic policy remained rigorous. Fiscal indiscipline of the year 2006 is quickly corrected.

1) Inflation is considerably reduced.

2) The public deficit and national debt are thanks to high economic growth are revised downward.

3) Structural reforms (financial, wage) continue on their launched pad. For the first time in the history of the country, the private sector contributed in a big scope to economic growth. It was indeed able take advantage of the financial reform of the system, and to play its partition in the increase in demand.

The economy between 2007 and 2008: And the story goes on!

The Ghanaian economy continued its extraordinary growth, powered by a “bubbling demand.”  During this period, Ghana went from low income to middle-income country.

1. Inflation was back due to an increase in the price of oil and food goods and the effect of overheating in the economy. The explosion of a growing demand deepened the current account deficit.

2. Fiscal policy was once again expansionary; the deficit increased inflating the deficit of the current account.

3. Reforms structural state companies were on track. The Central Bank managed to stabilize the exchange rate by adapting it to the new external condition of world economic crisis. The expansion of the private sector has been accompanied by a rapid increase in credit.

The economy in 2008-2009: Feeling the pain of the great recession

1. Inflation is back, through an increase in public spending. It is the first time in 10 years that the Central Bank had not been able to counteract the effects of an extravagant fiscal policy.

2. The Executive Committee of the IMF insisted that the authority of be on track in consolidating public spending.

 The economy in 2010: back to the stability of economic growth

1. Inflation is controlled in 2010 in a single unit through a restrictive monetary policy. The management of flexible exchange rate has been thoroughly well implemented. The reserves increased with a rise in the price of exports (including oil)

2. The consolidation of public spending was not performed in a consistent manner.

3. Structural policy, gave an important role to the private sector. The mobilization of financial resources did increase the level of liquidity.

Years 00/99 03/02 06/05 09/08 10/09
Growth (%)Real GDP 3.7/4.4 5.2/4.5 6.4/5.8 4.0/8.4 5.7/4
Budget deficit (%PIB) 9.7 /8.00 4.4 /6.8 7.5/2.6 5.8/8.5 5.8/8.4
Inflation (%) 25%/12% 27/25 10.0/14.8 19.3/16.5 19.3 /8.6
Reserves (months of imports) 0.8/1.5 3.2/1.9 2.8/2.8 2.8/2.2 2.8/3.2
Real exchange rate -33/0.5 1.4/-0.6 NA -11.2/1.3 NA

Table1. Evolution of the Ghanaian economy between 2000 and 2010

Conclusion: In ten years, Ghana has succeeded to transform a disastrous economy into a model of economic emergence. The mutation of the Ghanaian economy has significantly reduced the level of extreme poverty. The instruments of this economic success lie in a good practice of monetary policy by the Central Bank. Inflation has been reduced to a single digit. Fiscal policy, remains the main challenge of the country. It has been hard to eliminate public deficit, while restructuration of state owned companies was accomplished with success. The liberalization of the banking sector helped the private sector to take on more economic activities. Political stability of the institutions did encourage the inflows of Foreign Direct Investment. The considerable work of lobbying from previous Governments (Rawlings-Kuffor) has made the country a mandatory transit for all US Presidents (Clinton-Bush-Obama). However, the greatest merit of the country has been to follow the recommendations of the IMF “Excecutive Board of Director”.

Francis Konan

Economist at “Les Afriques”

A graduate of the University of Economics and management of Vienna (Austria) graduated from the Institute of advanced studies in Vienna (Austria), a graduate of the Faculty of Economics & management of the University of Abidjan (Cocody). For all comments follow my blog: frkonan.wordpress.com

Explique-moi… la politique monétaire à adopter quand un pays fraichement sortant de la récession fait face à une inflation importée (hausse des prix du carburant)


Très belle question ! Ce cas est un « classique » de la politique économique. Au-delà des livres d’économies, les économies occidentales ont expérimenté cette situation pendant la crise du pétrole en 70-74. Cette crise a vu le prix du baril de pétrole presque  doubler, créant ainsi une crise énergétique et pour finir une récession. Dernièrement,  on a  connu en 2010 un début de reprise économique, une hausse des prix du pétrole due a une forte demande de la Chine et des pays émergents. Nous allons voir comment les Etats Unis et l’Angleterre ont réagi. Bien avant cela, il faut d’abord poser le cadre théorique de la réponse.

La politique monétaire est un instrument approprié pour lutter non seulement contre la récession mais aussi contre l’inflation. Le problème est cependant le fait que pour lutter contre l’inflation, la Banque centrale doit augmenter les taux d’intérêt. Pour cependant lutter contre la récession, il faut relâcher les taux directeurs de la banque centrale. Quand cependant les deux phénomènes sont présents à la fois dans une economie en sortie de récession, quelle politique économique faudra-t-il adopter ? Faut-il augmenter le taux directeur de la banque centrale pour lutter contre l’inflation ou au contraire faut-il réduire ce même taux pour encourager la croissance et donc l’emploi ?

La réponse dépend de plusieurs paramètres, et surtout de la priorité des autorités monétaires. Prenons le cas des Etats Unis d’Amérique et de l’Angleterre ou ce scenario s’est présenté en 2010. La Banque Centrale Anglaise a préféré lutter contre l’inflation en augmentant légèrement son taux directeur. La logique derrière ceci  est d’éviter que l’inflation ne se transmette en spirale  dans les salaires. Cela pourrait endomager la reprise. Aux Etats Unis, la « Fédéral Reserve » a quand elle décider de ne rien faire. Elle n’a pas changé ses taux directeurs. Cela donne l’impression qu’elle ait opté pour soutenir la reprise économique. Augmenter les taux d’intérêts pour lutter contre l’inflation pendant la reprise économique, aurait le désavantage de freiner la sortie de récession. Pour qui connait la réaction épidermique de Wall Streets vis-a vis d’une quelque conque manipulation du taux directeur, cette pratique aurait provoqué, une panique. Si l’inflation est temporaire et que les autorités estiment que celle-ci va s’évaporer dans un bref délai, alors la position serait de ne pas manipuler les taux d’intérêts (laisser inchangés). Dans le cas où l’inflation semble être permanente, les autorités vont devoir choisir entre défendre la reprise économique ou abaisser le taux  d’inflation. Comme je l’ai déjà dit, la réponse dépendra de tout un lot de paramètres

Conclusion :

  1. L’economie est en sortie de récession, et expérimente une hausse du taux d’inflation surtout importée (hausse du prix du pétrole) la Banque Centrale peut :
    1. Augmenter le taux directeur pour lutter contre l’inflation (Banque Centrale anglaise).  L’inflation est  vue comme un danger pour la reprise économique.
    2. Laisser le taux directeur inchangé. L’inflation n’est pas vue comme un danger permanent pour l’economie surtout si les autorités pensent qu’elle va revenir à son état d’équilibre (l’état antérieur). Si par contre l’inflation commence à gagner des proportions inquiétantes, il faudra alors adopter la position b).

Les Troubles de l’Euro : Prospérité pas Austérité, je vous en prie !


Depuis la crise de l’euro, les économistes adeptes de Keynes semblent avoir été oubliés dans les analyses et commentaires.Image Un peu humiliés par leurs incapacités et leurs lenteurs dans la résolution de la grande récession. Partout ce sont les analystes financiers qui ont le vent en pourpre. Depuis un certain cependant, les économistes sont de retours.

Aux Etats Unis, sous leur influences, l’administration Obama pour lutter contre la grande récession a mis en place un programme mixe semi Keynésien et semi structurelle. L’aspect structurel avait en vue de réorganiser les pratiques financières des banques et le marché de l’immobilier. L’aspect keynésien avait pour objectif d’augmenter les dépenses publiques en vue de lutter contre la faiblesse de la demande. Cela fut un scandale aux yeux des républicains, qui eux pendant ce temps ne juraient que par une réduction du déficit et de la dette publique. Sous la pression de ceux-ci, la maison blanche y a mis une légère dose de politique contra cyclique à savoir réduire le poids du secteur publique, ou il y avait du superflue.  Si Washington avait cependant écouté le discours d’austérité  tout azimut de l’autre camp, l’Amérique aurait eu un autre visage.

Je me suis permis de faire ce tour d’horizon pour présenter le discours de politique économique qui prévaut dans la gestion de la crise européenne.

Les européens sont à côté du sujet. Au lieu d’encourager la prospérité-croissance économique, ils sont barricadés derrière le mur de l’austérité comme solution à leurs problèmes économiques.  Cette fois ci les choses sont différentes. L’austérité préconisée n’est pas la solution aux problèmes, soulignez la prochaine phrase : La réduction des dépenses publiques et des bénéfices sociaux, dans une période d’après récession, ou le chômage est encore persistent est la meilleure manière de tuer une économie. Pour comprendre cela, nous allons faire un peu de théorie. Les etudiants en science economique vont aimer ce qui va suivre !

Le cas classique keynesien de la lutte contre la recession    

Selon la théorie Keynésienne, pour lutter contre une récession ayant sa source dans la faiblesse de la demande, l’état doit venir en aide au secteur privée soit en augmentant ses dépenses publiques soit en réduisant les taxes. Par un effet de multiplicateur cette politique a pour but d’augmenter les revenus disponibles et  donc de créer une demande additionnelle. Au niveau de la production, la réduction des charges fiscales, devrait encourager la production des entreprises. Si la politique monétaire concordante (réduction du taux d’intérêt de la banque centrale) est appliquée,  vous avez  la recette du succès  d’un programme de stimulation économique. Entre  2008 et 2019, toutes les économies occidentales vont adopter cette politique économique, pour combattre la grande récession. Tenez-vous bien même la Chine s’est vu aussi obligée d’adopter ce genre de programme économique. L’Amérique a réussi à l’implanter avant que la droite républicaine n’ait la majorité  à l’assemblée.

La croissance avortée 

En Europe, même si le programme de nature keynésien a été fait en désordre (par manque d’une politique fiscale commune) cela avait commencé à porter du fruit. Sous la pression  cependant des régimes d’extrêmes droite, les voix avaient commencé à  demander  que la politique fiscal expansionaire soit réduite au minimum. Le danger avait été senti par le FMI de par la voix d’Olivier Blanchard qui avait mis en garde les pays contre cette pratique harzadeuse. Il fallait laisser selon le FMI le multiplicateur de la politique fiscale  jouer son effet sur l’economie. Adopter une politique d’austérité alors que l’economie était en sortie de récession était suicidaire.

Entre 2009, la crise de la dette émerge en Italie, Espagne, Irlande-Portugal-Espagne et en Grèce. Pour pourvoir leur venir en aide et éviter le default, la communauté internationale y compris bizarrement le FMI demande à ces pays d’adopter des mesures économiques qui sont totalement contra cyclique à savoir :

  1. Réduction des déficits publics
  2. Hausse des taxes
  3. Réduction des bénéfices publics

La fausse logique derrière ces mesures est la suivante : Pour pourvoir avoir accès encore sur le marché de la dette publique, il faut prouver que l’on est en mesure de payer les dettes à venir et cela est possible si les états et les ménages sont capables d’engranger des revenus, chose seulement possible si il y a croissance. Comment peut-il avoir croissance si celle-ci meurt dans l’œuf ?  Le programme de l’austérité en lui-même n’est pas érigé vers la croissance mais vers l’acquisition de nouvelles dettes pour financer la croissance si croissance il y a ! Depuis un moment des voix sont en train de se faire entendre pour mettre en priorité  d’abord un programme de sauvetage de l’economie et ensuite celui du remboursement de la dette : deux recettes bien différentes

 Grèce 2009 2010 2011 2012
Taux de croissance du PIB réel -3.3 -3.5 -5.5 -2.8
Aide Internationale (Billions euro) 110 130
Dette Nationale % du PIB 129% 145% 163% ????

Le Portugal a essayé la deuxième recette.  L’austérité économique a été pratiquée de 2009 à 2011. Comme résultat, cela n’a pas créé une certaine croissance économique, au contraire l’economie à continuer de se « souffrir » de la récession.

Pour revenir à la Grèce, il est bon de rappeler que déjà en 2010 le pays a reçu une aide de 110 billions d’euro et avait promis d’entreprendre son programme d’austérité. Cela  a été fait mais pas suffisant pour prévenir encore une autre aide cette annee de 130 billions.  Le dicton le dit jamais 203 (deux sans trois), attendons donc pour voir comment la Grèce va gérer tout cela.

Francis Konan : Diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques.

Explique-moi… la politique économique de la Thaïlande après ses inondations !


 

La Thaïlande a vécu sa plus grave période d’inondation en 70 ans ! Les eaux ont recouvert près des 2/3 du territoire national. Cette catastrophe naturelle sera source de récession. Comment lutter contre cela ? Quelle politique économique faudra-t-il adopter ? La réponse à cette question pourrait aussi s’appliquer à toute récession induite par une catastrophe naturelle. Pour faire face à une récession l’état dispose de deux principales options que sont la politique fiscale et monétaire. Dans le cas de la Thaïlande, les autorités ont utilisé les deux options.

Politique fiscale reconstructrice :

L’Etat Thaïlandais a dépensé près de 350 billions de Baht soit $11 billions pour la réhabilitation de l’infrastructure nationale détruite par les inondations. Par infrastructures entendez les routes, l’électricité, les édifices.

Politique monétaire

Pour permettre aussi au secteur privé d’avoir un accès facile aux crédits en vue de l’effort de réhabilitation, la banque centrale de la Thaïlande  a réduit le taux d’intérêt directeur, permettant aux banques commerciale d’avoir assez de cash pour répondre a une hausse certaine de la demande de monnaie (la population aura besoin d’argent pour faire redémarrer l’économie)! Imaginez-vous un instant que les ménages et entreprises thaïlandais en soif d’investissement soient confrontés a des taux d’intérêts élevés ! Cela va décourager l’investissement, compresser la demande, créer de l’inflation et donc empirer la récession.

Conclusion : La Thaïlande a  utilisé la politique fiscale : 310 billions de baht ($11 billions de dollars) pour la réhabilitation des infrastructures infondées. Pour pourvoir redynamiser la demande elle a réduit le taux directeur en vue de faire rebondir les investissements, et la consommation des biens durables.

Francis Konan

Explique-moi…..


Salut ! Je viens de créer une nouvelle section au sein de mon blog qui s’intitule Explique moi…. Comme le nom l’indique cette rubrique a pour but d’expliquer les notions fondamentales de l’actualité économique, plus précisément de celles qui couvrent le domaine de l’économie nationale. Le journalistes, analystes, les étudiants en économie pourront consulter cette section en vue de mieux saisir la relation entre les concepts théoriques et leurs applications dans l’actualité économique. N’hésitez pas à y apporter aussi vos remarques et contributions. Merci et que  Dieu vous benisse
Francis Konan

Les Troubles de l’Euro : Faut-il réévaluer ou dévaluer le Franc-CFA ?


 

Les Troubles de l’Euro : Faut-il réévaluer  ou dévaluer le Franc-CFA ?

 

 L’Europe et sa monnaie sont en eaux troubles depuis le début de cette année. Les problèmes de trésoreries du club Med (Portugal, Espagne, Grèce, Italie)  n’ont pas totalement disparues malgré  les pratiques de consolidation des dépenses publique. Il y a eu beaucoup d’activisme politique ces derniers temps (11 sommets économiques en 17 mois) et beaucoup d’argents décaissés pour sauver l’union (159 Billion de prêts aux économies en difficultés). Tout cela n’a pas aidé la monnaie européenne qui s’échange à près de 1.33 dollars comparé à 1.45 en Avril 2010. Si la parité nominale entre l’euro et le dollar est déterminée sur le marché des taux de changes par le mécanisme de l’offre et de la demande, la parité entre le Franc-CFA et l’euro lui demeure fixe.  En d’autres mots, quel que soit les soubresauts de l’une des deux monnaies le taux de change demeure« intouchable ». 

 

En 1999 lors de l’arrimage du Franc CFA à l’euro, la parité entre ces deux monnaies a été conjointement fixée à 655 Franc-CFA pour 1 euro. Les idées de référence reviennent toujours à la dévaluation de la monnaie rattachée quand la monnaie de référence connait une forte appréciation.  C’est ce que j’appellerai « dévaluation induite ».

 

Faut-il réévaluer ou dévaluer le franc-CFA ?

 

Très souvent quand la monnaie rattachée connait une croissance économique misérable (faible croissance du PIB real  déficits de la balance des paiements et dette publique élevée) on s’empresse à dévaluer cette première ? C’est la raison principale qui a poussée à la dévaluation du Franc-CFA en Janvier 1994 ! Une raison qui cependant est moins évoquée est le fait que la dévaluation induite de 1994 provient aussi de la politique du Franc -français fort (appréciation de la monnaie), qui indirectement laissa la monnaie africaine s’apprécier, occasionnant la perte de sa compétitivité au niveau du commerce internationale (surtout au niveau des exportations). Cette fois-ci les choses sont différentes !

 

Les pays de l’euro expérimentent une faible croissance économique, pendant que ceux de la zone franc connaissent une croissance exemplaire. Cette dynamique comparative des deux groupes avait attiré l’attention des experts en 1999 lors de l’arrimage du Franc-CFA à l’euro. Déjà en 1999 soit quatre années après la dévaluation de Janvier 1994, les économies de la zone franc avaient commencé à expérimenter une croissance remarquable.

 

Il n’est pas donc sure qu’à ce moment les économistes aient évalué correctement la parité réelle entre le franc-CFA et l’euro. A l’époque la parité entre le franc-CFA 100Franc-CFA pour 1Franc-Français et comme 1FF valait 6.555 euro on arrive donc à 1euro pour 655 Franc-CFA. Apres douze années comme je l’ai dit plus haut, beaucoup de choses ont changé. Les pays de l’euro connaissent un sortie de récession difficile. Selon le tableau, la zone CFA croit d’une façon remarquable pendant que l’Europe et la France se « cherchent ». Si l’on devait actuellement réévaluer la parité de l’euro et du CFA, celle-ci pourrait s’échanger à 550 au lieu de 655. La dernière fois la monnaie africaine a connu une réévaluation date d’Octobre 1948 ou 1franc-CFA faisait  deux fois le franc-français!

 

La question n’est pas cependant à ce niveau ! Une réévaluation nominale de la parité fixe de la relation euro/franc-CFA en ce moment rendrait les produits d’exportations chères surtout dans l’espace européen. Elle aurait cependant l’avantage de rendre les importations plus abordables. Les pays de la zone franc n’ont vraiment pas besoin d’une réévaluation de leurs monnaies, celle-ci ramerait à contre-courant de leur croissance économique qui elle-même est fondée sur les exportations de leurs matières premières. Une réévaluation du franc-CFA donnerait la perception que ses économies expérimenteraient en ce moment une situation de surchauffe  et de surplus de leurs balances de paiements. La réalité est autre chose. C’est vraie il y a croissance dans la zone, mais celle-ci n’a pas encore atteint la phase implosive. Quant aux balances de paiements le « surplus » de ceux –ci est encore loin.

 

A mon avis, la dépréciation en ce moment de l’euro par rapport au dollars implique indirectement une dépréciation (dévaluation en terme réel) du franc-CFA par rapport aux dollar américain, situation à l’avantage des pays de la zone franc. Il serait donc sage de ne pas changer la parité du franc-CFA. On ne change pas un équipe qui gagne, la monnaie africaine parait plus puissante que jamais. C’est la raison pour laquelle elle vient d’être cotée à la bourse des valeurs de Casablanca. Certains économistes ont énoncé l’idée de dévaluer nominalement le franc-CFA. Cette idée est fallacieuse tant elle ne cadre pas avec la croissance économique de la zone franc. Selon le rapport régional du FMI la croissance du PIB réel de la zone franc atteindrait 5.3% en 2012. Quand l’on considère le PIB par habitant, la zone franc  passerait de 0.7 en 2011 à 2.7 en 2012 soit une hausse de 74%. L’inflation se situerait aux alentours des 2%. La capacité de paiements extérieurs de ces pays (mesurée par le nombre de mois couvert par les importation) est de 7 mois soit deux fois le minimum requis de 3 mois. A la vue de ces données, la zone franc ne parait pas candidat  à une quelque conque dévaluation.

 

Francis Konan

 

Économiste, diplômé de l’Université d’économie et de gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des études avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des sciences économiques & gestion de l’université d’Abidjan (Cocody).

 

 

 

 

 

Conflits Armés et Emergence Economique: Comment la Cote d’Ivoire peut s’inspirer des succès du Rwanda, du Mozambique, de l’Ouganda et de l’Ethiopie.


En 2010 Stephen Radelet chercheur au Centre de Développement Global de l’Institut de recherche économique Brookings publiait une étude sur 17 pays émergeants en Afrique. Parmi ses 17 pays le Rwanda, le Mozambique, l’Ethiopie et l’Ouganda faisaient partie de proue. La Banque Mondiale en 2007, publiait  un rapport sur les considérations macroéconomiques des pays en situation post-conflictuelle. Dans cette étude, pendant qu’un groupe de nations démontraient des difficultés de croissance après une période de conflit armées,  un autre ensemble de pays, paradoxalement expérimentaient  une forte croissance économique. Dans ce dernier groupe figuraient le Rwanda, le Mozambique, l’Ouganda et l’Ethiopie(EM4). L’étude de Radelet et de celle de la banque mondiale expose un fait : après la fin de leurs conflits armées le Rwanda, le Mozambique, l’Ouganda et l’Ethiopie ont sut redynamiser leurs économies pour devenir des pays émergeants.

Cette analyse a en effet pour but d’étudier les secrets macroéconomiques de la réussite de ses quatre pays tout en essayant de les appliquer à la Cote d’Ivoire. Ce pays sort fraichement d’une guerre civile qui en deux cycles (2002-2003, et fin 2010) a ravagé son tissu économique.  

  1. A.    Les Secrets de la croissance post-conflictuelle du Rwanda, du Mozambique, de l’Ouganda et de l’Ethiopie et leurs applications dans le cas de la Cote d’Ivoire.     

Selon les travaux de Radelet ces pays ont connut des taux de croissance économiques extraordinaires dans les dix années qui ont suivit la fin de leurs conflits. C’est ainsi que le Mozambique a presque doublé son PIB moyen par tête (5.5%) en moins de 15 ans après la fin de son conflit. L’Ouganda a aussi augmenté de 50% le taux de croissance de son PIB entre 1991 et 2007, quand le Rwanda lui augmentait de 70% son produit intérieur entre 1994 et 2007. L’Ethiopie dans les dix dernières années après la fin de sa guerre civile contre Erythrée a connut  une croissance extraordinaire. Selon les travaux de Radelet, ces pays ont axé leurs politiques de reconstruction sur cinq piliers à savoir : Une approche inclusive de la politique économique post-conflictuelle en phase avec  une politique macroéconomique de nature expansive.

  1. 1.      Promotion des Investissements(Public) et Investissements Directes Etrangers

 (IDE)

Apres un conflit armé, le constat le plus notifié est la léthargie complète du secteur privé. Les infrastructures doivent être reconstruites afin de pouvoir assoir une forte reprise économique. Les pays servant d’exemple dans cette étude ont d’une manière générale ont misé sur la reprise des investissements (privés/publics). Cela s’est fait d’une façon sélective et seulement dans les secteurs susceptible d’absorber la grande partie de la main d’œuvre. C’est ainsi qu’au Mozambique l’état à encourager les investissements dans le secteur agricole. Ce fut la même chose en Ethiopie ou les 86% de la population active vit de l’agriculture. La reforme agraire dans ce pays a permis d’encadrer des milliers de paysans. Cela a donc eu pour conséquence d’augmenter le revenu de la population en milieu rurale, de lutter contre la pauvreté et donc indirectement  stimuler une croissance économique soutenue par l’agriculture. Les Investissements directes étrangers en capitaux ont été canalisé vers les secteurs secondaires (manufactures,) et tertiaires (télécommunication). La Cote d’Ivoire part dans ce domaine avec un avantage solide. D’abord son économie a une capacité d’investissement meilleure vis-à-vis des 5 pays. Son tissu financier et bancaire est le plus avancé de la sous-région. En plus de cela, le pays n’a pas besoin d’instaurer des reformes bancaires et financiers comme ce fut le cas en Mozambique et en Ouganda ou l’état des institutions financières, avant et après guerres étaient pratiquement inexistant. Dans le cas de la Cote d’Ivoire, il suffit de redonner confiance aux investisseurs étrangers, pour voir une reprise des IDE. Il faudra dans ce sens réaménager le code national de l’investissement, faciliter l’accès du crédit aux entreprises locales. Toutes ses mesures ayant pour objet de relever la production intérieure et de créer des emplois.

  1. 2.      Promotion du Commerce International (les Exportations)

Selon l’étude de la banque mondiale, les exportations ont joué un rôle primordial dans la reprise économique des pays de notre panel. Ici encore une hausse des investissements dans le secteur des produits d’exportations contribue à redynamiser la croissance sur deux plans. En un premier temps elle rend la croissance plus inclusive en se focalisant sur le secteur qui emploi une grande partie de la population active : l’agriculture. En second, les revenus d’exportation constituent une source de financement que l’état pourra injecter dans le reste de l’économie. La Cote d’Ivoire par rapport au EM4, a une vaste expérience du commerce internationale. Il va falloir initier une reforme de l’économie d’exportation (surtout celle du café et du cacao). Faut-il libéraliser ce secteur ou l’étatiser ? À mon avis il faut  à court terme centraliser les exportations autour de l’appareil étatique, pendant la période critique de l’après guerre. Dans le moyen terme, l’état pourra donc libéraliser ce secteur.

  1. 3.      Politique budgétaire

 Le succès économique du Rwanda, de l’Ethiopie, de l’Ouganda et du Mozambique a été possible grâce une gestion macroéconomique rigoureuse. Ces pays ont pris des dispositions spécifiques pour ressusciter graduellement la collecte des taxes à partir d’une redynamisation de l’administration fiscale. Des programmes d’allègements fiscaux aux entreprises ont été initiés. Sur le plan des dépenses publiques ces pays ont entrepris de vastes programmes de reconstruction des infrastructures économiques. La Cote d’Ivoire a un effort sérieux à faire dans la collecte des recettes publiques. Depuis la guerre de 2002-2003, le pays fut coupé en deux, et cela n’a pas affecté  la mobilisation effective des ressources de l’état aussi longtemps que le sud du pays continua de fonctionner normalement. La guerre d’Abidjan, qui a complètement détruite le tissu des petites et moyenne, devrait rendre difficile la collectes des impôts sur les entreprises. Comme on le voit la collecte des recettes fiscale ne sera pas facile. C’est la raison pour la quelle, il serait important qu’une partie de l’aide publique au développement, et les recettes des exportations soient utilisées pour amorcer d’abord la stabilisation de l’économie.

Au niveau des dépenses publiques, le souci de la Cote d’Ivoire n’est pas de s’engager dans de vastes programmes de reconstruction. Cela est du à la particularité de son conflit. La capital économique a été détruite, mais les infrastructures de bases (ponts, aéroport, ports, routes, usines, écoles et hôpitaux) n’ont pas connut de grands dégâts. On ne parlera pas de  reconstruction mais plus tôt réhabilitation dans le cas de la Cote d’Ivoire. La priorité des dépenses publiques à mon avis serait de réhabiliter les infrastructures sociales et aider le secteur privé(PME/PMI) à redémarrer leurs activités. D’une façon discrétionnaire, l’état peut cependant dévier ses ressources dans le financement de nouveaux projets. Surtout pas de privatisation à la hâte, comme se fut le cas au Rwanda et Mozambique. Il faut d’abord redonner confiance aux investisseurs!

4.      Politique Monétaire

Pour ce qui concerne la politique monétaire, le succès du EM4 s’est construit autour  de trois points essentiels :

-La restructuration des banques centrales,

-la reforme complète du secteur financier (banques, assurances)

-l’adoption de régime de taux de change appropriée et un contrôle des prix sur le marché.

L’appartenance de la Cote d’Ivoire à la zone Franc-CFA simplifie beaucoup de choses. Dans cette union monétaire, la politique économique est à la charge de la banque centrale BCEAO, les états membre ne peuvent que compter sur la politique fiscale pour financer leurs économies : il n y donc pas de dévaluation de la monnaie, pas de seigneuriage au niveau nationale. La structure du marché financier ivoirien reste solide après la guerre. Dans ce domaine, il n’y a donc pas trop de reformes à initier. La BCEAO pourra coopérer avec les autorités monétaires du pays pour adopter des mesures plus spécifiques à la situation du pays (taux de réserves obligatoire, taux de refinancement). Il faut redonner confiances aux consommateurs et entreprises, réduire le coût du crédit pour faciliter l’investissement.

5.      L’Aide Publique au Développement(APD)

L’aide publique au développement est l’un des éléments qui a contribué  à la croissance économique des pays de notre panel. La situation précaire des finances publiques  en situation post-conflictuelle a fait un appel urgent à l’Aide Publique au Développement au Mozambique au Rwanda. L’Ethiopie compte tenue du niveau de sous-développement social a reçu 4.24% de APD en Afrique dans les années 90. Dans le cas de la Cote d’Ivoire, l’Aide Publique au Développement   doit jouer un rôle important surtout dans la politique sociale. Cela est primordial si le pays veut être un pays post-conflictuel émergeant.

B.      Quelles sont les leçons de cette analyse ?

Les leçons de notre étude comparative sont résumées dans le tableau ci-dessous. Ce tableau présent les 4 points qui sont  à la base de l’émergence post-conflictuelle du groupe EM4 (Rwanda-Ethiopie-Ouganda et Mozambique). Les 4 points s’articulent autour du secteur publique et de l’amélioration des institutions après le conflit armé(Inst) ; la politique d’inclusion sociale(Scl) ; la structure financière/régulation des affaires(Struct); la gestion économique (Macro). La banque mondiale a noté sur une échelle de 6 (3 étant la moyenne) la performance de la Cote d’Ivoire et du groupe EM4.  J’ai légèrement modifié les résultats de la Cote d’Ivoire en prenant en compte les effets collatéraux de la guerre d’Abidjan en 2010.

 policy1

 Le groupe EM4 surclasse la Cote d’Ivoire dans la gestion économique (Macro) et dans la politique sociale inclusive(Scl). Sur le plan de la gestion économique la Cote d’Ivoire pourra facilement remonter la pente en profitant de  la bonne structure de son économie (3.2) axée par ailleurs sur son puissant secteur d’exportation et son tissu financier.  Les garanties de sécurités des biens et des individus(Inst) devront à la longue préparer le retour des Investissement Directes Etrangers.  La politique d’inclusion sociale qui est la deuxième force du EM4 doit inspirer  la Cote d’Ivoire dans ce domaine. L’Aide Publique au Développement et les efforts de l’état ivoirien doivent jouer un rôle très important dans la réduction des disparités sociales.

** Les donnés issues de cette études proviennent des résultats de la publication de la banque mondiale « Macroeconomics Policy Considerations in Post-Conflict Recorvery », 2007.

            Francis Konan

Économiste, diplômé de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des Etudes Avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des Sciences Economiques & Gestion de l’Université d’Abidjan (Cocody).

frkonan@yahoo.com

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They were emerging in the 70’s! Where are they now? A case study of the big four of the French Francophone Africa (Ivory- Coast Senegal-Cameroon-Gabon?)


The African continent since almost a decade is changing its economic dynamic. Its nations are indeed widely at the top in rankings of high growth rates. In addition, African economies have been able to withstand the great recession of 2008. As culmination of this achievement, South -Africa has been admitted within the BRIC, group of emerging countries that are the Brazil – Russia the India – the China.
Africa also has its own “photo-album” of economic emergence and it contains leading countries/nations like Nigeria; Angola; Botswana; Tunisia; Mauritius and Egypt. Recently new nations such as Burkina-Faso, Ghana, the Cape Verde, Tanzania, Rwanda and Ethiopia who are serious candidates for emergence to be added to the list. If these countries receive so much praise, what about the old glories of the economy of francophone Africa (Cameroon; Ivory Coast; Senegal and Gabon) what are they becoming and how are they doing?
This analysis tries to present the economic growth of these four countries between 1970 and 2010. To assess the evolution of these economies, we define an index called “net growth gain” which is the number of years where the growth rate is positive minus the number of years where the growth rate is negative . We take into account the annual growth rate of GDP per capita over the period considered. The number of years when a country is in a recession is also taken into account. We will qualify a “recession” when annual per capita GDP growth rate is negative.

The 1970s
Ten years after independence, Senegal is looking its marks. Throughout this period, this country had five years where the annual GDP growth rate has declined (negative) and 6 years of periods where it has been positive, indirectly revealing the instability of economic growth in the 1970s. During the same period, oil was discovered in Cameroon towards the end of the 70s. The country must however wait for 5 years to see the effects of oil on economic growth. The oil producers from the list (Gabon and Cameroon) share the middle of the ranking with a net growth of +7. These growth gains are confirmed by high rates of GDP per capita for the two countries. Gabon is on the top with 6.5% followed by Cameroon with 3.49%. The case of Cote d’Ivoire is a little perplexed. This country has a net growth of + 9, however when we consider the average rate of growth of GDP per capita, Cote d’Ivoire can only harvest 1.23%! When we takes into account the number of recessions (number of times or per capita GDP is negative), Cameroon with only 2 “recessions” the most stable economy of the group. Gabon (4 recessions) has experienced large positive increases in GDP, which were wiped out. It is by far the most powerful economy. Our table data provides a modest 3rd place for Cote d’Ivoire where the footprints of the so-called “Ivorian miracle” are hardly seen. Senegal is at the bottom of the ranking where it collects not only the highest number of recessions, but also the lowest average growth rate.
The 1980s
This period reveals the economic crisis of the African countries south of the Sahara. Economic growth rates almost everywhere landed in the negative zone. The deterioration of the terms of trade and the poor global economic conditions associated with the inefficiency of national economic policies were the main causes of the breakup.
The average in growth rate was -1.1, whereas for the preceding decade it was 2. Cote d’Ivoire and Gabon are in the red zone with respectively with – 4.5 and – 0.73. These strong outward-oriented economies suffer the consequences of the decline in the prices of export products. Senegal with an average growth rate of – 0.87 has succeeded in reducing his economic woes without being able to get out of the red zone. Cameroon was the only country in the list to limit the damage with a positive growth (1.76) which is above average growth rate (-1.08). Taking into account the number of recession, it is clear that Cote d’Ivoire with 10 years of negative growth out off 11 was the most affected country. Cote d’Ivoire could just reach a + 1 in net growth for the 1980s, while starting from + 9 of net growth in the 1970s. During the same period in Senegal, the economy is showing signs of improvement. From + 1 in the 1970s the country gets + 3 in favor of growth in the 1980s. It is the only country to increase its average grow rate.
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The 1990s
The general bleeding continues until 1994 where by mutual agreement with international institutions, the CFA Franc will be devalued. This devaluation will stop for a time little the railing of the economies of Cote d’Ivoire; Gabon; and Senegal. Cote d’Ivoire is still in the negative zone with average rate-0.93. Gabon increased its average rate of growth to 0.3 Senegal confirms what I already expected from the data in the 1980s. This country is the “rising star” of the group. In term net growth, it has increased from + 3 in the 80’s to + 7 in the 90s. For the first time after a period of 20 years Senegal managed to stabilize its economy. Cameroon is the biggest loser of the 90s. Accustomed to the first places, this country reached an average growth rate of-2. Over a period of 20 years, its net growth remained frozen to + 2. The devaluation indeed has slightly reduced the number of recessions over the past decade.

The new Millennium
Ten years after the new millennium, the dynamics of the Group of four has slightly changed. Senegal is leading of the group with an average growth rate of GDP per head of 1.23 between 2000 and 2010. Cameroon with 0.66 returned in the positive area after the “Lost Decade of the 1990s”. Gabon failed to maintain its positive growth rate of the last decade and returned in the negative zone with – 0.28. Despite these mixed results, Senegal – Gabon – Cameroon have all improved their net gain growth a + 6. The case of Cote d’Ivoire is pathetic! Its gain in growth is negative (-2). It is in fact for the first time in 40 years that a country of the list knows such a result. The political instability of the past ten years has relegated Cote d’Ivoire at the last place in the group. In 2002 a civil war erupted and divided the country, lowering then economic growth. In 20

What can we learn from this analysis?
1. Senegal is the emerging economy of the group. From the last place in the period of the 1980s, the country has improved its position to be at first place in the last decade (00-10).
2. Cameroon is the most stable country in terms of “recession”. Its average rate of recession (3.5) is the lowest, besides the economy comes to the 2nd position of the Group[2].
3. When one considers the overall period of our analysis, Gabon is on top of the ranking. If instead we consider the period between 2000 and 2010, Gabon appears to be losing some momentum.
4. Cote d’Ivoire! Francis Konan “cries O beloved country”. The economy of Cote d’Ivoire is the more unstable with the average rate of 7.5 recessions( the highest of the group). This economy in perpetual turbulence (economic crises of the 1980s, devaluation of the 1990s and the last decade armed conflicts) may only explain why the country is as the last position of the group.

Francis Konan
Economist, a graduate of the University of Economics and management of Vienna (Austria), a graduate of the Institute of studies advances Vienna (Austria), a graduate of the Faculty of Economics & management of the University of Abidjan (Cocody).

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[1] Earthtrends data.
[2] In some analyses (Radelet works on 17 emerging countries in Africa South of Sahara) Cameroon is the 2nd place after Senegal over the period 1996-2008.

Emergence Economique en Afrique au Sud du Sahara : Que deviennent les anciennes gloires de l’Afrique Francophone : (Cote d’Ivoire-Sénégal-Cameroun-Gabon)


Le continent africain est en pleine mutation économique depuis près d’une dizaine d’années. Ses nations sont en effet largement en tête dans les classements des taux de croissance élevées. En plus de cela, les économies africaines ont pu résister à la grande récession de 2008. Comme pour couronner cette prouesse l’Afrique du Sud vient d’être admise au sein du groupe des pays émergents que sont le Brésil- la Russie l’Inde- la Chine.
L’Afrique a elle aussi son propre « photo-album » en matière d’émergence économique et celui-ci contient des pays/nations phares comme le Nigeria ; l’Angola ; le Botswana ; l’Egypte la Tunisie et l’Ile-Maurice. Auprès de ces grands on compte récemment de nouvelles nations qui sont de sérieux candidats à l’émergence. Ce sont des nations comme, le Ghana, le Cape Vert, la Tanzanie, le Rwanda et l’Ethiopie. Si ces pays reçoivent tant d’éloges, il n’en ait pas de même pour les anciennes gloires de l’économie de l’Afrique francophone que sont la Cote d’Ivoire le Sénégal le Cameroun et le Gabon ! Que deviennent ses anciennes gloires ? Cette analyse essaie d’abord de présenter l’évolution économique des ces quatre pays entre 1970 et 2010. Pour évaluer l’évolution de ces économies, nous avons construit un indexe appelé “gain de croissance” qui est la différence entre le nombre d’années ou le taux de croissance annuel est positif et celui ou il est négatif. En plus du gain de croissance nous prenons en compte les indices standards que sont le taux de variation du PIB par tête au cours de la période considérée . Le nombre d’années ou un pays de liste est en récession est aussi pris en compte. On fera mention de « récession » quand le PIB par tête sera négatif.

Les Années 70

Dix années après les indépendances, le Sénégal cherche ses marques. Tout au long de cette période ce pays a connue cinq années ou le taux de croissance du PIB a diminué (négatif) et 6 années de périodes ou celui-ci a été positif, révélant indirectement l’instabilité de la croissance économique des années 70. Pendant cette même période, on découvre du pétrole au Cameroun des la fin de l’année 70. Il faut attendre cependant 1974 et 1975 pour avoir les effets du pétrole sur la croissance économique. Les pétroliers de la liste (Gabon et le Cameroun) partagent le milieu du classement avec un gain en croissance de +7. Ces gains de croissance sont confirmés par des taux de PIB par tête élevés pour ces deux pays. Le Gabon est à la tête avec 6.5% suivi du Cameroun avec 3.49%. Le cas de la Cote d’Ivoire est un peu perplexe. Ce pays connait un gain de croissance de +9, quand cependant l’on considère le taux moyen de croissance du PIB par tête, la Cote d’Ivoire ne peut que récolter que 1.23% de la production par tête. Explication ? Voila en Cote d’Ivoire l’on peut conclure qu’entre 1970 et 1980, le gain de croissance n’a pas juguler un certaine hausse de la population. Quand on prend en compte le nombre de récessions (nombre de fois ou le PIB par tête est négatif, le Cameroun avec seulement 2 « récessions » apparait comme l’économie la plus stable du groupe. Le Gabon (4 récessions) a connut de grand hausse positive de son PIB qui ont a la fin annihilé les périodes de « vaches maigres ». Elle est de loin l’économie la plus performante. Les données de notre tableau donnent une modeste place à la Cote d’Ivoire ou les traces du soi-disant « miracle ivoirien » ne sont pas très visibles. Le Sénégal ferme la marche dans tous les domaines (nombre de récessions le plus élevé, faible taux de croissance moyen)

Les Années 80

Cette période est celle qui correspond avec la crise économique des pays africains au sud du Sahara. Presque partout les taux de croissance économique atterrissent dans la zone négative. La dégradation des termes de l’échange et la mauvaise conjoncture économique mondiale associée à l’inefficience des politiques économiques nationales sont les causes principales de la débâcle.
Le taux de croissance moyen du PIB par tête du groupe des quatre est de -1,1 quand pour la décennie précédente celle-ci était de 2. La Cote d’Ivoire et le Gabon font leur entrée dans la zone rouge avec respectivement -4.5 et -0.73. Ces économies fortement extraverties subissent les conséquences de la baisse des prix des produits d’exportation. Le Sénégal avec un taux de croissance moyen de -0.87 a réussi à réduire la dégringolade sans pour autan sortir de la zone rouge. Le Cameroun est le seul pays de la liste à limiter les dégâts avec un taux de croissance par tête positif (1.76) et au dessus de la moyenne (-1.08). En prenant en compte le nombre de récession, il est évident que la Cote d’Ivoire avec 10 d’années de croissances négatives sur 11 a été le pays le plus secoué. En partant de +9 en gain de croissance dans les années 70, la Cote d’Ivoire obtint un gain de +1 pour les années 80. Au Sénégal on sent dans cette même période que l’économie donne des signes de regains. De +1 dans les années 70 le pays obtient +3 en gain de croissance dans les années 80. Il est le seul pays à augmenter son taux de croissance moyen.

Les Années 90

La saignée générale de l’économie des quatre pays continue jusqu’à l’année 1994, ou d’un commun accord avec les institutions internationales, le Franc CFA sera dévaluée. Cette dévaluation va freiner pour un temps soit peu la dégringolade des économies de la Cote d’Ivoire ; du Sénégal et du Gabon. La Cote d’Ivoire reste toujours dans la zone négative avec taux moyen de -0.93. Le Gabon augmente son taux moyen de croissance à 0.3, confirmé par une hausse du gain de croissance qui passe de +4 dans les années 80 à +7 dans les années 90. Le Sénégal confirme ce que je pressentais déjà à partir des données des années 80. Ce pays est la force montante du groupe. En termes de gain de croissance, il passe de +3 dans l’année 80 pour +7 dans les années 90. Pour la première fois après une période de 20 ans le Sénégal réussi à stabiliser son économie. Le Cameroun est le grand perdant des années 90. Habitué aux premières places, ce pays va connaitre un taux de croissance moyen de -2. Sur une période de 20 ans, son gain de croissance est resté fige à +2. La dévaluation a légèrement réduit le nombre de récessions par rapport à la décennie passée.

Le Nouveau Millenium

Dix ans après le nouveau millenium, la dynamique du groupe des quatre a légèrement changé. Le Sénégal prend la tête du groupe avec un taux de croissance moyen du PIB par tête de 1.23 entre 2000 et 2010. Peut-on clamer que les derniers son devenus les premiers et que les premiers les derniers ? Le Cameroun avec 0.66 revient dans la zone positive après la « décennie de la perte des années 90 ». Le Gabon ne réussi pas maintenir son taux de croissance par tête et retombe dans la zone négative avec -0.28. En dépit de ces mixes résultats, le Sénégal-le Gabon-le Cameroun ont tous amélioré leurs gains de croissances a +6. Le cas de la Cote d’Ivoire est pathétique ! Son gain en croissance est négatif (-2). C’est en effet pour la première fois sur 40 années qu’un pays au sein du groupe connaît un tel résultat. L’instabilité politique de ces dix dernières années a relégué l pays au dernier rang du groupe. En 2002 une guerre civile éclate et divise le pays, l’économie est au ralentie. En 2010 le conflit électoral et la guerre qui en résulte détruisent la capitale économique.
Selon le classement de la performance économique des quatre économies, il est clair que le Gabon est à la tete du groupe des quatre sur le long terme. Dans la période récente de 2000-2010, c’est le Sénégal qui occupe la première place suivi du Cameroun. Le Gabon occupant la troisième position. La Cote d’Ivoire ferme la marche.

Quelles leçons peut-on retenir de cette analyse ?
1. Le Sénégal est l’économie émergeante du groupe. De la dernière place dans la période des années 80, ce pays a amélioré sa position pour être à la première place dans la dernière décennie.
2. Le Cameroun est le pays le plus stable en termes de « récession ». il a en effet le taux moyen de récession le plus bas (3.5). Son économie vient à la 2 eme position du groupe .
3. Quand l’on considère la période globale de notre analyse, le Gabon est en tête du classement. Si au contraire nous nous considérons la période entre 2000 et 2010, le Gabon qui apparait comme une économie aux nombreuses potentialités est en perte de vitesse.
4. La Cote d’Ivoire ! Francis Konan pleure O pays bien aimé. L’économie Ivoirienne apparait comme la plus instable avec le taux moyen de récession de 7.5 le plus élevé du groupe. Cela est normale que cette économie en perpétuel turbulence (crises économiques des années 80, dévaluation des années 90 et conflits armés de la dernière décennie) ne peut qu’occuper la dernière place du groupe.

Francis Konan
Économiste, diplômé de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des Etudes Avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des Sciences Economiques & Gestion de l’Université d’Abidjan (Cocody).

Emerging Africa South of the Sahara and the reduction of extreme poverty: Ghana is leading, the others are lagging!


The emerging countries of Africa have been on the spot since the beginning of the new millennium. With their relatively high rates of economic growth and social-political stability, these countries have been able to attract the foreign direct investment. For many specialists however, the concept of “emerging economies” has less meaning if it remains only connected to the exogenous parameters (transfer of technology-direct – foreign trade International investment). The economic emergence should normally be source of job creation and thus reducing unemployment. In a word economic growth should have a positive impact on the reduction of poverty. 

In this analysis we have tried to focus on the policy of reduction of extreme poverty for a group of emerging countries in Africa (PEAS – country emerging from Africa South of the Sahara. Our analysis extends over five non oil producers African countries South of Sahara, namely Ghana, Mozambique, Tanzania; Burkina Faso, and Ethiopia. Ethiopia is added to the list because of its extraordinary economic growth rate that was around 8.4 between 2000 and 2010. The Mozambique made his entry in the group with 7% of average growth of the GDP over the last 10 years.

  Real GDP Growth rate

2000-2010

MPI (Multidimensional Poverty Index) in headcount(H)

2008-2010

PPP $1.25 a day in (%)

2008-2010

Progress towards the reduction of poverty  according to the MDG 2010/2015
Burkina-Faso 5 82 57  Very slow
Ethiopia 8.4 90 39  Very fast
Ghana 6.7 30 30 Goal is reached
Mozambique 7 80 75 Very slow
Tanzania 7 65 88.5 No progress

 

According to our table, between 2000 and 2010 Ethiopia is the country from the list with the strongest GDP growth (8.4%). This strong growth of GDP was associated with the index of monetary poverty of 39%, which is the lowest after that of Ghana (30%).   The Multi-dimensional Poverty Index reaches 90% of the population. In other words nearly 90% of the population between 2008 and 2010 do not have a high living standard, have difficulties to obtain a good education and basic medical care. Economic growth could not be translated into social gain for the population.  There is therefore a serious problem of allocation and access to social resources in Ethiopia.  

In the case of Tanzania, 7% average growth in a decade failed to significantly reduce poverty.  In this country 88.5% of the population is living below a $ 1.5/day.  There are 65% which are poor in terms of access to education; to health care.  In General a high rate of poverty in terms of income is related to a high rate of MPI. Here there is a contrary effect.  The Tanzanian Government was able to thwart the monetary poverty by putting a good social policy. This is not surprising when we know that international aid was earlier oriented in the social sector of this former socialist nation. The multidimensional poverty rate (65%) is the second lowest after that of Ghana (30%).

Ghana and Mozambique reveal a very interesting case. Ghana is the only country in the list to achieve not only a low poverty in monetary terms (30%) but also a low level of multi-dimensional poverty (30%). The benefits of the long period of economic growth have helped to reduce both the monetary poverty rate and the rate of MPI.

 Mozambique offers a picture of more staggering poverty with a growth rate of 7%.  The level of poverty both in terms of income reached 75% and 80% for multidimensional poverty. Strong economic growth had not in fact results from the reduction of extreme poverty.  As explanation, one could mention the Mozambique fate of a long war of independence. The weather also has a role to play in the explanation of poverty. Frequent periods of flooding indeed destroy agricultural production, thereby increasing rural poverty.

In Burkina Faso 57% of the population is living under 1.25 Dollars per day. Multidimensional poverty reached 82%. The decline in the economic growth of 5.8 in 2008 to 3.2 in 2009 is not a good sign for the fight against poverty. Social protests being held currently show indeed a social “malaise” in Burkina Faso.  

According to our analysis, Ghana is the only country where economic growth has considerably reduced the level of poverty.  Other countries, despite various patterns are lagging in the fight against extreme poverty.

 Francis KONAN, Economist graduated from the University of Economics and management in Vienna (Austria), the Institute of advanced studies, Vienna (Austria) and the Faculty of science economics & management of the University of Abidjan (Côte-D’ivoire)

Pays Emergents d’Afrique au Sud Sahara et la Réduction de l’extrême pauvreté : le Ghana en tète, les autres à la traine !


Les pays émergents d’Afrique ont été à  la une de l’information économique des le début du nouveau millénaire. Grace à leur taux de croissance économique  assez élevé et leur  stabilité sociopolitique, ces pays ont su attirer les Investissements Directes Etrangers. Pour beaucoup de spécialistes, le concept d’émergence n’a en effet aucun sens s’il ne restait seulement relié qu’aux  paramètres exogènes (Transfert de Technologie-Investissement Directes Etrangers- Commerce International). L’émergence économique devrait normalement être source de création d’emploi et donc de réduction du chômage. En un mot la croissance économique devrait avoir des retombées positives sur la réduction de la pauvreté.

Dans cette analyse nous avons essayé de porter notre attention sur  la politique de réduction de l’extrême pauvreté pour  un groupe de pays émergents en Afrique (PEAS-Pays Emergents d’Afrique au Sud du Sahara). La question principale est de savoir si les PEAS avec leurs taux de croissance élevé ont pu réduire leurs taux de pauvreté. Comme mesure de taux de pauvreté, nous utiliserons l’Indexe Multidimensionnel de pauvreté[1]. Notre analyse s’étend sur les 5 pays de l’Afrique au Sud du Sahara non producteurs de pétrole à savoir le Ghana, la Mozambique, la Tanzanie, le

  Taux de Croissance moyen du PIB réel2000-2010 Pauvreté  Multidimensionnel en % de la population totale (H)2008-2010 Population vivant en dessous des $1.252008-2010 Progrès vers la Réduction de la pauvreté2010/2015
Burkina-Faso 5 82 57  Progresse lentement
Ethiopie 8.4 90 39  Progresse rapidement
Ghana 6.7 30 30 Objectif atteint
Mozambique 7 80 75  Stagne
Tanzanie 7 65 88.5 Pas de progrès

  

Burkina Faso et l’Ethiopie. L’Ethiopie vient s’ajouter  à la liste  à cause de son taux de croissance économique extraordinaire  qui  a avoisiné les 8.4% entre 2000 et 2010. La Mozambique fait son entrée avec 7% de croissance moyenne

du Produit Intérieure Brute. Selon notre tableau,  entre 2000 et 2010  l’Ethiopie est le pays de la liste à connaitre une forte croissance économique soit de 8.4%. Cette forte croissance du PIB s’associe avec l’indexe de pauvreté monétaire de 39% qui est le plus bas après celui du Ghana (30%).

 L’indexe multidimensionnel de la pauvreté atteint les 90% de la population. En d’autre mots près de 90% de la population entre 2008 et 2010 n’ont pas un niveau de vie élevé, ont des difficultés pour obtenir une bonne éducation et des soins médicaux de base. La croissance économique n’a pas pu se traduire en gain sociaux pour la population.  Il y a  donc un sérieux problème d’allocation ou d’accès aux ressources sociales. 

Dans le cas de la Tanzanie, 7% de croissance moyenne en dix ans n’ont pas pu réduire considérablement la pauvreté.   Dans ce pays 88.5% de la population vie en dessous des $1.5 /jour.  Il y a 65% qui sont pauvres en terme d’accès a l’éducation ; aux soins de santé.   D’une façon générale un taux élevé de pauvreté  en termes de revenus s’accompagne d’un taux élevé de l’IMP. Ici on assiste à un effet contraire.  Le gouvernement tanzanien a réussi  à contrecarrer la pauvreté monétaire en mettant une bonne politique sociale. Cela n’est pas étonnant quand on sait que l’aide internationale s’est plus tôt orientée dans le secteur social de cette ancienne nation socialiste. Le taux de pauvreté multidimensionnel (65%) est le deuxième plus bas après celui du Ghana (30%). La Tanzanie doit cependant faire des efforts si elle veut atteindre les objectifs de l’OMD (Objectifs du Millénaire de Développent).

Le Ghana et la Mozambique révèlent un cas très intéressant. Le Ghana est en effet le seul pays de la liste à connaitre  non seulement un faible taux de pauvreté par tète en termes monétaires (30%) mais aussi un faible niveau de la pauvreté multidimensionnelle (30%). Les retombées de la longue période de croissance économique ont permis  de réduire à la fois le taux de pauvreté monétaire et le taux de l’IMP (l’Indexe Multidimensionnel de la Pauvreté).  Le Mozambique offre une image de pauvreté plus ahurissante avec un taux de croissance  de 7%.  Le niveau de la pauvreté tant en termes de revenus  atteint  les 75%  et les  80% pour la pauvreté multidimensionnelle. La forte croissance économique n’a pas effectivement eu les résultats escomptés vis-à-vis de  la réduction  de la pauvreté.  Comme explication, on pourrait citer la situation post-conflictuelle du pays. La Mozambique sort en effet d’une longue guerre d’indépendance. Les aléas climatiques ont aussi un rôle à jouer  dans l’explication de la pauvreté. Les périodes d’inondation fréquentes détruisent en effet la production agricole, augmentant ainsi la pauvreté en milieu rurale.  

Le Burkina-Faso évolue dans registre ou 57% de la population vie en dessous des 1,25 Dollars/jour. La pauvreté multidimensionnelle  atteint les 82%. La baisse de la croissance économique  de  5.8% en 2008 à 3.2% en 2009 n’est pas un bon signe pour la lutte contre la pauvreté. La contestation sociale qui a lieu actuellement démontre en effet le  malaise burkinabé. 

Selon notre analyse, le Ghana est le seul PEAS ou la croissance économique a réduit considérablement le niveau de la pauvreté tant en termes réel que monétaire entre 2008 et 2010. les autres pays sont donc a la traine!

Francis KONAN, Economiste diplômé de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne (Autriche), l’Institut des Etudes Avancées de Vienne (Autriche) et de la Faculté des Sciences Economiques & Gestion de l’Université d’Abidjan (Côte-D’ivoire)


[1] Cet indexe mesure le pourcentage de la population vivant dans la pauvreté en terme réels (manque d’éducation, de soins de santé ; faible niveau de Vie)

Le Dilemme Libyen


J’ai une confession à faire! Jamais de ma jeune carrière d’analyste économiste, je n’ai éprouvé d’autan de difficulté à écrire un article que celui qui peu à peu prend vie sous vos yeux. Apres avoir analysé à fond la dynamique du vent de changement qui a secouée la Tunisie la grande Egypte, j’avais tiré une conclusion harzadeuse : la Lybie ne connaitra pas de remous sociopolitiques. J’ai même envisagé de faire publier un article sur les raisons qui mettaient la Lybie à l’abrie de toute tensions sociales. Si j’avais mis ma tête à couper, je serais déjà décapité. Dans cet article qui ne paraitra jamais, je mettais l’accent sur le fait que le pays à cause de sa croissance économique remarquable et du niveau élevé du revenu par tête serait à l’abri de tous troubles sociaux. A la différence des autres pays du Maghreb, la Lybie n’est pas aussi pauvre que cela ! C’est vrai, certains vont certainement crier que Mr. Konan ne comprend pas ce qui se passe ! Il est aveuglé par les agrégats macro-économiques ! Oui comme un économiste je suis aveuglé par les agrégats macroéconomiques.

Selon les rapports du FMI, la Lybie serait le seul pays du Maghreb entre 2010-2014 à connaitre un taux de croissance du PIB réel de 6%, surclassant même la Turkie et la Pologne. En matière de revenu par tête, la Lybie en 2009 a pu donner 8000 Dollars américain a chacun de ses citoyens, sois 4 fois plus que l’Egypte, et le Maroc et 2 fois plus que la Tunisie et l’Algérie. Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai dis plus haut que ce pays (qui a été sous embargo économique pendant près de dix années) est riche. Les entrées en revenus d’exportation du pétrole près de 90% des exportations totales, sont la base de la richesse nationale du pays. Toute cette manne pétrolière explique pourquoi la dette extérieure du pays de Kadhafi est la plus faible de la planète. Lorsqu’un pays est très riche, il difficile de trouver ses citoyens rechercher leurs « pain quotidien » à l’étranger. Au contraire on y trouve des populations venus d’ailleurs pour tirer profit de cette richesse ! C’est le cas de la Lybie ou on ne peut pas trouver une bonne partie de la population à l’étranger. Les libyens avec près de 0.1% sont la plus faible population magrébine émigrée en Europe! J’ai consulté les statistiques sur le pays ou les habitants s’estime les plus heureux en Afrique. Cela ne m’a pas étonné de trouver la Lybie en deuxième position après le Malawi ! S’il n’en tenait que seulement qu’à l’économie il n’y aurait jamais de troubles en Lybie !

Malheureusement Le vrai problème libyen n’est pas économique mais plus tôt politique. Les français se sont invités en Lybie au moyen de leurs frappes aériennes, quand Obama lui ne faisait que du suivisme. Les contestataires des premiers jours, devenus rebelles par la suite, montrent leurs immaturités à former une coalition politique. En un mot, Il faut faire partir le Colonel Kadhafi au prix d’une guerre et instaurer une démocratie du genre occidentale dans une société fortement bédouinisée ! Cette démocratie sera instable et je ne suis pas sure qu’une démocratie instable puisse reproduire la forte croissance économique qui a été engendrée sous une dictature stable non loin de jeter des fleurs à cette dernière! En attendant de voir ce qui va se passer, nous n’avons que nos yeux pour assister à l’écroulement de l’une des plus belles pages de l’histoire économique de notre continent.
Francis Konan

Économiste, diplômé de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des Etudes Avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des Sciences Economiques & Gestion de l’Université d’Abidjan (Cocody).

ANALYSE STRATEGIQUE DU 1ER TOUR DES ELECTIONS 2010 EN COTE D’IVOIRE ET PERSPECTIVES DE VICTOIRE DU 2EM TOUR


 

La Cote d’ Ivoire vient d’effectuer sans grande difficultés le premier tour des élections présidentielles. D’après les résultats le FPI et son candidat le Président Laurent Gbagbo (38.3%) et le RDR d’Alassane Dramanne Ouattara (32.08%) seront les principaux candidats du second tour.  Le PDCI-RDA avec  25.24% est donc au centre d’une guerre aux voix. La cible est donc  les 25.24% du PDCI. Cette analyse stratégique impartiale des résultats du premier tour a pour objet de présenter les perspectives de victoire des deux principaux partis. Bien avant il est important de tirer les leçons du premier tour.

 

Résultats  Régionaux

La carte électorale de la Cote d’Ivoire est le point de départ de notre analyse. Selon la carte sur 19 Régions électorales (18 nationales et l’étranger) le RDR  a remporté  dans 6 régions (Denguele-Savanes-Bafing-Worodougou-Vallée du Bandama-Etranger). Le PDCI  a domine dans 3 régions (Lacs-N’zi Comoé- Bas-Sassandra-Lacs) quand le FPI le remporte sur les 11 autres régions qui sont (Sud-Comoé-Sud-Bandama-Moyen-Comoé-Moyen-Cavally-Marahoué-Lagunes-Lagune (Hors district Abidjan) Haut     Sassandra-Fromager-Dix-huit Montagnes-Zanzan)

 Au travers de la carte électorale, il se révèle que le candidat Laurent Gbagbo  domine   sur  57.89% du territoire national, quand  Alassane Dramanne Ouattara  sort vainqueur sur  31.57% et Bédié 15.78% du reste du pays. A part le FPI qui a gagné plus de voix hors du groupe ethnique de son leader, la répartition des voix a suivi un caractère ethnique très poussée. Au nord Alassane Dramanne Ouattara a dominé en maitre avec une moyenne de 72.84% des voix. Le V baoulé et la région « mythique » du Bas-Sassandra offre a Bédié 58.67% de son électorat.  Dans la région des 18 Montagnes Albert Mabri fils de la région arrive avec 35.98% en deuxième  place derrière Laurent Gbagbo.

La Conquête du V Baoulé

 Le deuxième tour qui est prévue pour le 28 Novembre 2010 met indirectement  le PDCI au centre de toutes les stratégies de victoire. A cause de son alliance au sein du RHDP, le RDR semble être sur la bonne du moins statiquement si le mot d’ordre du PDCI est suivi. Comment se présente la situation selon les résultats du PDCI ?

  PDCI RDR FPI
N’Zi Comoé 65.53% 7.20% 24.24%
Lacs 69.03% 15.35% 12.99%
Bas-Sassandra 41.45% 20.62% 34.68%

Au travers de ce tableau l’on peut retenir que le la région du N’zi Comoé est une zone très fragile pour le RDR. C’est en effet la seule région du V ou le RDR a perdu devant le FPI dans tous les départements sauf  Dimbokro. Pour accéder à la présidence le RDR  doit viser les 69.03% de la région des Lacs. Yamoussoukro  est le seule département des Lacs ou ADO est venu en tête par rapport à Laurent Gbagbo. Le N’Zi Comoé est pour le FPI la région à conquérir  à tout les prix ! Laurent Gbagbo a reçu 24.24% s’il réussi à s’octroyer les 2/3 des 65.53% ou le RDR est en dessous des 10% cela pourrait consolider sa marche pour la présidence.

La région mythique du Bas-Sassandra

Le Bas-Sassandra est la région mythique qui pourra à mon avis déterminer le prochain président de la république de la Cote d’Ivoire. C’est  le 4eme  département  avec le plus grand nombre d’inscrits (349.325). La particularité de cette région  vient du fait que le PDCI avec 41.45% n’est pas sortie dominateur comme dans le « V » Baoulé. Il doit donc sa victoire grâce  à l’armée de planteurs Baoulés émigrés dans la région de Soubre.  Le Bas-Sassandra est donc à la portée du RDR et du FPI avec un léger avantage pour le FPI qui a raflé 34.68% des voix après le PDCI. Le RDR dans le Bas Sassandra est très loin de sa base et entouré par le cordon bleu du FPI. La bataille de Soubre sera  donc épic ! Le RDR peut espérer glaner l’électorat baoulé de Soubre à condition que l’alliance avec le RHDP soit sans faille.  Avec un taux de participation de 58%, le département de Sassandra sera  aussi sans doute d’un enjeu capital pour le FPI qui a été à coude- à -coude  avec le PDCI. Apres le Bas-Sassandra, la région des 18 Montagnes est aussi d’une importance capitale. Le Candidat Laurent Gbagbo l’a remporté mais sous la pression du Dr. Albert Mabri (35.35%) qui lui est membre de l’alliance du RHDP. Comme on le constate la bataille de l’Ouest sera aussi rude.

Quelque soit le résultat du 2eme tour, il faudrait que les ivoiriens se retrouvent de quelques bords qu’ils soient pour la reconstruction du pays. Malgré les effets pervers de cette crise, qui a laminée notre économie, la Cote d’Ivoire doit reprendre sa place de plaque tournante de l’Afrique. Que Dieu Bénisse la Cote d’Ivoire.

 

Francis Konan

Économiste, diplômé de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des Etudes Avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des Sciences Economiques & Gestion de l’Université d’Abidjan (Cocody). Pour tous les commentaires, visiter mon blog  https://frkonan.wordpress.com/

Etats Unis : Transformer le taux de chômage 9 à 6%, un véritable exercice de patience !


Officiellement selon le NBER, la récession qui a commencé en Décembre 2007 aux Etats-Unis a pris fin en Juin 2009. Proclamez cette conclusion au public américain, et il vous pointera du doigt  le chiffre douloureux du taux de chômage qui est 9.6%. Pour l’américain de la rue, la fin de la récession signifie réduction du chômage, quand le voisin d’à coté est embauché, dans une ancienne usine, la mère de famille décroche un boulot de caissière dans le super marché de la place, le constructeur en immobilier se voit submerger de contrat qu’il ne peut que faire appel à une main d’œuvre supplémentaire.

La réalité est autre chose ! Malgré la fin de la récession, le taux de chômage reste élevé ! La mauvaise nouvelle c’est que ce taux a encore du chemin à parcourir avant de s’évader lentement. L’économie américaine doit commencer donc à s’habituer à cette nouvelle atmosphère. Transformer donc  le taux de chômage de  9  à  6%,  peut prendre du temps et je vous explique le pourquoi.

  1. 1.                  La demande des ménages reste encore fébrile

La récession qui vient de prendre fin a été la plus longue (18 mois) et la plus sévère de mémoire d’américain.  La demande des ménages au bout de compte reste fébrile, et a du mal à rebondir avec un indexe de confidence des consommateurs (Reuters/Université de Michigan) chutant  de 68.9 à  66.6 niveau le plus bas depuis le mois d’Aout 2009.   Devant cette situation les entreprises ne sont pressées d’augmenter leurs productions. Dans le pire des cas celles-ci vont même a réduire la production et donc remercier des travailleurs.  Si cette dynamique continue, à  la fin c’est le taux de chômage qui augmente.  Celui-ci peut commencer à diminuer si et seulement si les employeurs anticipent une reprise économique à l’horizon. C’est  donc  l’autre moitié du puzzle à savoir comment les entreprises anticipent le lendemain économique ? Je dirais donc aussi longtemps que les consommateurs ne veulent et ne peuvent pas dépenser et que les entreprises ne veulent pas à leurs tours produire et donc engager de la main-d’œuvre, transformer le taux de chômage de 9 à 6% serait un véritable exercice de patience.

  1. Le Chômage volontairement involontaire

Dans un environnement de taux de chômage trope élevé, les agents économiques sans emplois ont tendance à ne pas être à actif à rechercher du travail aussi longtemps que les programmes d’aide au chômage suppléent la perte de leurs revenus disponibles. C’est la raison pour laquelle beaucoup de ménages américains préfèrent faire peu d’effort  et jouir des bénéfices des allocations de chômages.  La seule chose qui pourrait changer cette  dynamique, serait de voir les entreprises montrer leur  désir de proposer des salaries nettement supérieurs à ce que le ménage moyen au chômage reçoit des allocations d’aides. Cela est possible si les entreprises font face à une hausse de la demande de biens et services des agents économiques. La triste réalité est le fait que  les employeurs américains ne sont pas donc pressés d’augmenter les salaires, quand devant eux il n’y a pas de pénurie mais plus tôt un nombre élevés de travailleurs  qui sont en compétition pour peux de positions.  Nous revenons donc à la case de départ  à savoir que le taux de chômage reste élevé aux Etats-Unis parce que la production intérieure doit s’aligner a une faible demande des consommateurs.

  1. 3.                 La hausse de la productivité de la main d’ouvre

La productivité est la part de la production nationale allouée a une certaine main d’ouvre.  Elle est élevée quand peu de travailleurs arrivent à produire une quantité assez importante de biens & service. Au contraire elle est faible si une forte quantité de main-d’œuvre produit une faible quantité de biens. La « fin de la récession » a été possible grâce  à une hausse de la productivité qui est passé de 1.1 en 2008 à 3.5% en 2009. En effet pendant que le taux de chômage restait élevé, la productivité du travail ne cessait de croitre à chaque trimestre à un rythme assez élevée évitant  l’économie de la zone de rouge. Qu’est ce que cela  voir le taux de chômage ? Voila la hausse de la productivité aux Etats –Unis incite moins les entreprises à engager quand elles savent que les 90% de la main peuvent maintenir le « destin » de la nation pour une période prolongée. C’est la raison pour laquelle, il est très probable que nous assistions pour un temps à une reprise économique pauvre en emplois.   

  1. 4.                 Faible taux de croissance

 Le taux de chômage élevé risque de s’installer pour longtemps dans l’économie américaine parce que tout simplement cette dernière ne croit pas assez rapidement pour créer plus d’emplois. Mes inquiétudes sont fondées ! Tenez vous bien, le taux de croissance du PIB réel du dernier trimestre  2009 a été de 5%, quand au premier et deuxième trimestre 2010 il se logea respectivement  aux alentours de 3.7 à 1.7%. On n’a pas besoin d’étudier l’astronomie pour conclure que l’économie américaine croit à un rythme décroissant.  Pour voir donc cette économie créer des emplois, il va falloir que le taux de croissance du PIB réel soit supérieur à celui de la productivité du travail.

  1. 5.                 Atmosphère de propagande « extrémiste »

Pour ceux qui savent lire la vie sociale au Etats-Unis, il y a sujet d’évoquer une atmosphère d’insécurité économique totale. Les chefs d’entreprises se replient sur eux même et préfèrent  attendre de voir plus claire sur l’avenir économique du pays. Les consommateurs sont de plus en plus sages dans leurs dépenses, étranglant indirectement une économie qui jadis ne jurait que par leurs « cash & carte de crédits ». Les banques qui sont renflouées de cash, hésitent  d’augmenter les emprunts pour financer les investissements. Les principaux partis politique assistent impuissamment à la montée du « Tee Party Movement »  force de mobilisation de l’extrême droite. Leurs medias d’opinions bombardent les auditeurs de messages politiques faisant croire qu’avec un fils de kenyan à la maison blanche, le pays part à la perdition. Au bout du compte c’est un consommateur aigri, un investisseur apeuré et donc une demande fragile que l’on crée.  Dans cette atmosphère morose transformer le taux de chômage de 9 à 6 % requiert une révolution structurelle de l’économie américaine.

Francis Konan

 Économiste, diplômé de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des Etudes Avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des Sciences Economiques & Gestion de l’Université d’Abidjan (Cocody)

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Lowering the policy rate when inflation rate is high? The logic of the central bank of Ghana


Kente is a beautiful cloth that has been woven in Ghana

The logic of monetary policy encourages the central bank to raise its rates in order to fight a galloping inflation. By increasing interest rates the central bank indirectly also fights against a loss of value of its exchange rate. When, however, a central bank adopts a policy of targeting a certain rate of inflation, it can choose to reduce its interest rate.

The central bank of Ghana decided last month to cut rates from 25.5 to 23.5, a decline of 2 points when inflation rate reaches 13.2%, well above the target value of 8%. This is an illustration of the flexibility of monetary policy aimed at targeting the inflation rate. The purpose of this article is to elucidate this monetary practice. Before going further we will define the concept of targeting interest rate

Targeting the inflation rate. In order to control the rate of inflation, the central bank can manipulate its nominal interest rate. To lower inflation (induced by demand), the central bank will increase its nominal rate. This increase will affect the components of aggregate demand (Consumption-Investment – and Net Export) thereby reducing overall demand. If the central bank want to raise demand, it will reduce the nominal interest rate. The fall in interest rate will increase the aggregate demand (Consumption-Investment – and the commercial balance). Some central banks do not have in view a given level of inflation. They acts in real time. On the other hand, other are targeting a certain rate of inflation which they consider “acceptable” for growth. This practice is called “Inflation targeting”.

Below is a list of some African countries targeting inflation:

GHANA: 8,00% +/- 2,0%

BOTSWANA: 3,00% – 6,00%

KENYA: 5,00% +/- 2,50%

MOZAMBIQUE: 5,60%

NIGERIA: 6,00% – 9,00%

SOUTH AFRICA: 3,00% – 6,0%

Ghana and Kenya have a target rate of 8% and 5% respectively, with an acceptable variation of +/- 2 and 2.5%. South Africa and Nigeria do not have a fixed rate but rather a band of variation that gives their central banks more leeway.

Why lowering interest rate when the inflation rate remains high?

In 2011, Ghana’s central bank reduced nominal interest rates as the inflation rate was out of its range of variation. Since March 2017, for the second time the central bank decided to reduce its key rate from 25.5 to 23.5, a decline of 2 points.  One of my former economics professor at the Faculty of Economics in Vienna has always pointed out: ” Economic Theory yes but context and reality first”. So there are 4 practical reasons why a central bank momentarily abandons inflation the targeting.

a. Falling inflation rate

The further decline in interest rates is in a response to a falling inflation. In Ghana, inflation has been falling nearly over five consecutive months. The most recent rate (March 2017) is around 13.5%. Since December 2016, there has been a substantial decline in prices in the country’s goods market. This is a proof that the monetary policy put in place by the Ghanaian authorities is bearing fruit. By choosing to reduce the interest rate in spite of its 8% inflation target policy, the central bank of Ghana indirectly shows its flexibility. The Ghanaian authorities no longer seem to stick to the famous 8%, which according to them is the target rate of the medium term. In the short term, however, the target of 11.5% is deemed to be achieved before the end of the year.

 b. Reinvigorating growth through a return of private investment

Another reason for the central bank to reduce its rate, comes from a business community. According to the latter, the interest rate of 25.5% would be too high and would discourage investments. Althoug the economic cycle may push the central banks away from the targeted inflation rate, most of them have their eyes on economic growth.

c. Accomodating to fiscal policy

The central bank decided to reduce the nominal rate to accommodate the effects of fiscal policy. The Ghanaian government is supposed to engage in a broad program of public spending that will raise real interest rates. By lowering its nominal rates the central bank central bank gives more room to fiscal policy.

d. Improving currency exchange rate

The other good news comes from the foreign exchange market. Recently the Cedi has stopped bleeding. It has indeed gained 8.5 points. When the Bank of Ghana adopted the inflation target it was facing a depreciation of its currency. The increase in interest rates was also aimed at raising the exchange rate. The fairly good posture of the Cedi vis-à-vis of other mains currency(Dollars and Euro), if continues, will allow more cuts.

Francis Konan

Mounou Konan Global Economic Consulting

CROISSANCE ECONOMIQUE 2016 QUAND L’AFRIQUE AU SUD DU SAHARA S’ECROULA


slow-economic-growth

Je n’ai pas eu le temps de consulter à temps le dernier rapport du FMI sur la croissance des pays en Afrique au Sud du Sahara. Après avoir examiné ce rapport je suis tombé en désuétude. Je vous dirai pourquoi

Quand on considère la croissance régionale, l’Afrique au Sud du Sahara le taux de croissance du PIB en 2015 était de 3.4%. En 2016 la croissance a été de 1.4% soit presque la moitié. L’une des principales causes de cette faible performance provient de la baisse de l’activité des pays exportateurs de pétrole. Cette baisse est passee de 2.6% à -1.3%. Dans le groupe des pétroliers, le Nigeria a confirmé mes doutes. Toute l’année le pays a lutte contre une chute de son taux de change associe avec une baisse des devises. Elle a même dévalué sa monnaie pour relever son taux de compétitivité. Cela n’a rien changée. Le taux de croissance n’a pas survécu a tous ses chocs externes. Le taux des exportations paraport au PIB est reste constant a 9% entre 2015 et 2016. C’est le taux le plus faibel depuis 2004. Comme preuve la balance commerciale a chuté de 111% en 2015 à 101.1% en 2016. Le pays a fini l’année dans la zone négative avec un recul de la croissance aux alentours de – 1.7%. C’est la première fois sur une période de onze années ou le taux de croissance est négatif.

Un autre gros pétrolier qu’est l’Angola a évité de justesse de tomber dans la zone négative quand on prend en compte le taux de croissance globale. En 2015 elle a obtenu 3% de croissance économique en 2016 la croissance économique est tombe à 0%. En prenant cependant en compte la croissance économique dans le secteur non pétrolier, l’Angola est pris au piège dans la zone négative avec un recul de la croissance à -1.6%. Le pays continue de lutter contre une inflation capricieuse qui a triplée en l’espace de 12 mois passant de 14.3 en 2015 a 48%. Quand on jette un regard dans la caisse de l’état on constate que la situation s’est empiree à cause de la chute des revenus de l’état suite à une baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Une autre raison de la débâcle économique aurait sa source dans la faible performance des pays habitués a une forte croissance dans le passé. Ce sont les pays comme l’Ethiopie (10.2 en 2015, 6.5 en 2016), Mozambique (6.6 en 2015, 4.5 en 2016) la Republique Democratique du Congo(6.9 en 2015, 3.9 en 2016). Le Ghana est en train de perdre sa position d’antan. Depuis 2013, la hausse du taux de croissance est en baisse. Elle etait de 3.9 en 2015 et a rechutte a 3.3%

Monetary Policy of the Central Bank: The case of South-Africa and Nigeria


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Which monetary policy should a central bank adopt when faced with both insubordinate inflation and weak economic growth?

According to Theory, the central bank to fight inflation must indeed increase interest rates. The effect of this policy, however, depends on the origin of inflation. That is why the central bank must be careful in adopting this measure. It is likely to slow or erode economic growth. If the central bank is more interested in targeting a certain measure of inflation, then it will choose a manipulation of interest rates. We will see the case of two African countries Nigeria and South Africa. The main source of dollar or currency in the country comes from oil exports. The other source of foreign currency comes from foreign investments in the country. When crude oil prices and foreign direct investment are down, the country has fewer currencies. In order to import products, economic agents with foreign currency months will therefore increase the cost of imported products, which will increase the overall price level. This phenomenon is known as cost inflation. After analyzing the origins of the inflation, it would be important to know how the real sector is doing?

NIGERIA

1. Prices

The latest publications of inflation statistics are alarming. Inflation rose from 18.5% in November to 18.6% in December, marking the largest increase since October 2005. Annual average inflation continued to rise, from 15.0% in November to 15, 7% in December, an increase of more than ten years. One of the reasons for this situation is the shortage of dollars caused by the fall in crude oil prices, Nigeria’s main export. The main source of dollar or currency in the country comes from oil exports. The other source of foreign currency comes from foreign investments in the country. When crude oil prices and foreign direct investment are down, the country has fewer currencies. In order to import products, economic agents will need more foreign currency. The shortage of external currency will led therefore to an increase the cost of imported products, which will affect the inflation rate. This phenomenon is known as cost inflation. After analyzing the origins of the inflation, it would be important to know how the real sector is doing?

2.The Gross Domestic Product (GDP)

According to the table below, the rate of growth of the GDP seems to rejoice itself in the negative zone. There is no need to have a PhD in economics to conclude that Nigeria experienced a recession during the year 2016.

3. The Central Bank and the interest rate

According to the situation of the real sector and the dynamic of inflation, the central bank of Nigeria is facing:

a.The highest price increase since October 2005.

b. Weak economic growth.

In such an atmosphere which monetary policy do we apply? To counter cost inflation, the central bank can raise interest rates. This is the normal route taken by this country for almost a year. It increased its rates from 11% in February to 12% in March. This rate will be maintained at the same level between March and June 2016 when from July 2016 to January 2017 it will rise to 14%. Despite its different manipulations of interest rates, inflation continued to climb showing the limitations of monetary policy. At the same time growth has continued to contract.

SOUTH AFRICA

1. Prices

According to the publications of the Central Bank of South Africa the rate of inflation climbed 6.6 in November 2016 to 6.8 in December. Unlike Nigeria, where the main source of inflation is linked to shortage of foreign exchange, inflation in South Africa (which enjoys fairly solid reserves) is the result of domestic factor (food, housing). In Nigeria, the strong correlation between gasoline prices and transport was the basis for rising inflation. In South Africa, transport cost inflation was negative in December 2016.

The Central Bank and the interest rate

According to the situation of the real sector and the dynamics of inflation, the Central Bank of South Africa therefore does the following:

a. The largest price increase 6.8% since February 2016 (7%).

b. economic growth.

In such an atmosphere which monetary policy to adopt? To combat cost inflation, the central bank can increase its interest rates. This is the normal route for this country. It increased its rates from 6.75% in February to 7% in March 2016. This rate will be maintained at 7% between March 2016 and January 2017. South Africa had succeeded in bringing its economy out of the red zone.

The different points of this analysis

a. One of the reasons for the rise in inflation is the shortage of dollars caused by the fall in crude oil prices, Nigeria’s main export when in South Africa inflation is the result of domestic factor (price increase of food and housing)

b. Nigeria experienced a recession during the year 2016 when South Africa remained stagnant toward the end of the year 2016. Despite its different manipulations of interest rates inflation in Nigeria continued to climb revealing the limitations of monetary policy. Nigerian should maybe try to look for a way to boost back growth through a sound fiscal policy.

 

Politique Monetaire de la Banque Centrale


Quelle politique monetaire une banque central doit -elle adopter quand elle fait face a la fois a une inflation insurbordonee et une faiblesse de la croissance economique?

Selon la Theorie, la banque centrale pour lutter contre une inflation doit en effet augmenter les taux d’interets. L’effect de cette politique depend cependant de l’origine de l’inflation. C’est la raison pour laquelle la banque centrale doit faire attention en adoptant cette mesure. Elle risque de freiner ou d’empirrer la croissance economique. Si la banque centrale est plus interesser a cibler une certaine mesure de l’inflation, alors elle optera pour une manipulation des taux d’interets. Nous allons voir le cas de deux pays africains le Nigeria et l’Afrique du Sud.

LE NIGERIA

1. les Prix

Les dernieres publications des statistiques de l’inflation sont alarmantes. L’inflation est passée de 18,5% en Novembre à 18,6% en Décembre, marquant la plus forte hausse depuis octobre 2005. L’inflation moyenne annuelle a continué de progresser, passant de 15,0% en novembre à 15,7% en décembre, soit une hausse de plus de dix ans. L’une des raisons expliquant cette situation est la pénurie de dollars causée par la chute du prix du brut, la principale exportation du Nigeria. La principal source de dollar ou devise dans le pays provient des exportations de petrole. L’autre source de devises provient des investments etrangers dans le pays. Qaund les cours du brut et les investissements Directes etrangers sont a la baisse, le pays a moins de devises. Pour importer les produits les agents economique ayant mois de devises etrangeres font donc fasse a une hausse des couts des produits importees, ce qui affectera a la hausse le niveau generale des prix. Ce phenomene est connut sous l’appelation de l’inflation par les couts. Apres l’analyse des origines de l’inflation, il serait important de savoir comment le secteur reel se porte?

  1. Le Produit Interieur Brut(PIB)

selon le tableau ci-dessous le taux de croissance du PIB semble se rejouir dans la zone negative. On a pas besoin d’un Phd en economie pour conclure que le Nigeria a connue une recession pendant l’annee 2016.

cb1

3. la Banque Centrale et les taux directeurs
Selon donc la situation du secteur reel et de la dynamique de l ‘inflation, la banque centrale du Nigeria fait donc fasse a:

a. la plus forte hausse des prix depuis octobre 2005.

b. une faiblesse de la croissance economique.

Dans une telle atmosphere qu’elle est la politique monetaire a adopter ? Pour lutter contre l’inflation par les couts la banque central peut augmenter ses taux d’interets. C’est la voie normale qu’emprunter ce pays depuit pres d’une annee. Elle va augmenter ses taux de 11% en Fevrier a 12% en Mars. Ce taux sera maintenu a la meme enseigne entre Mars et Juin 2016 quand de Juillet 2016 a Janvier 2017 il va passer a 14%. Malgre ses different manipulations des taux d’interets l’inflation a continuer a grimper temoingnant la limitations de la politique monetaire. Dans le meme temps la croissance a continuer a se contracter.

L’AFRIQUE DU SUD

1. Les Prix

Selon les publications de la banque centrale de l’Afrique du Sud le taux de l’inflation a grimpe 6.6 en Novembre 2016 a 6.8 en Decembre. Contrairement au Nigeria ou la source de principal de l’inflation est liee a la penurie de devises. l’inflation en Afrique du Sud beneficie de reserves assez solides. Son inflation est plus tot le resultat de facteur domestiques (aliments. Logements). Au Nigeria la forte correlation entre les prix de l’essence et le transport a ete la base de la hausse de l’inflation. En Afrique du Sud l’inflation des couts de transports a ete negative en Decembre 2016.

2.  Le Produit Interieur Brut(PIB)

Comme le tableau le montre ci bien, l’economie Sud Africaine est restee stagnante

cb2

tout le long du second semestre de l’annee 2016. Contrairement au Nigeria, le pays a reussi a sortir de la zone negative, grace a une hausse de la production dans le secteur minier.

  1. la Banque Centrale et les taux directeurs

Selon donc la situation du secteur reel et de la dynamique de l ‘inflation, la banque centrale de l’Afrique du Sud fait donc fasse a:

a. la plus forte hausse des prix 6.8% depuis Fevrier 2016(7%).

b. une certaine reprise de la croissance economique.

Dans une telle atmosphere qu’elle est la politique monetaire a adopter? Pour lutter contre l’inflation par les couts la banque central peut augmenter ses taux d’interets. C’est la voie normale qu’emprunter ce pays. Elle va augmenter ses taux de 6.75% en Fevrier a 7% en Mars 2016. Ce taux sera maintenu a la meme enseigne de 7% entre Mars 2016 a Janvier 2017. l’Afrique du Sud a eu donc le merite de faire sortir son economie de la zone rouge.

Les Differents points de cette analyse

a. L’une des raisons expliquant la hausse de l’inflation est la pénurie de dollars causée par la chute du prix du brut, la principale exportation du Nigeria quand celle-ci en Afrique du Sud est plus tot le resultat de facteur domestiques (aliments. Logements)

b. le Nigeria a connue une recession pendant l’annee 2016 quand celle de l’Afrique du Sud est restee stagnante dans la fin de l’annee 2016. Malgre ses different manipulations des taux d’interets l’inflation au Nigeria a continuer de grimper temoingnant la limitations de la politique monetaire. Dans le meme temps la croissance a continuer a se contracter.

Francis Konan

2016 En Chiffres


abstract tribal ethnic patterns

Comme d’habitute a la fin de chaque annee,
je fais le bilan de l’activite de mon blog.

Vues et visiteurs 2016
%%%%%%%%%%%%%
le blog a recu un nombre de 1088 vues
parraport a 984 l’annee 2015. Ceux qui on
consulte(visiteurs) les articles pour 2016
sont au nombre de 786. Le nombre moyen
de vue par visiteurs est de 1.38 par jour. en
d’autres termes tous les jours le site a ete
visite et consultes par 1.38 clicks. l’annee
2015 a recu 1.47 clicks. le plus grand
nombre de vues par visiteurs est de 24.60
datant de l’annee 2012. Les annees 2010 et
2011 ont eu les record les faibled de 0
visiteurs(aucune persone n’a consulte le
nombre de 16 articles sur les deux ans)

sujets consultes
%%%%%%%%%%
En 2016 465 personnes ont visite la page
d’acceuils quant en 2015 ce chiffre tablait le
nombre de 318. Les trois article les plus lus
sont:
1/ 94 vues: Pays emergents au sud du sahara et la reduction de l’extreme pauvrete: Le Ghana en tete les autres a la traine. En 2015 cet article a ete classe le plus lus du blog avec 106 visiteurs
2/57 vues: Performance Economique et Bonne Gouvernance : Le cas des sept meilleures économies de l’Afrique au Sud du Sahara
3/50 vues:Economie de developpement et economie politique de l’emergence: Pourquoi ces deux son inseparables

Visiteurs par pays
%%%%%%%%%%%%
Sur les 1088 vues, la France vient en tete avec 363 vues suivit des Etats Unis avec 292 vues.La Cote d’Ivoire est en troisiemme position avec 62 vues. Depuis la creation du blog, ces trois pays on domine le nombre vues et de visiteurs. Outres ce trio, le Senegal; le Canada et le Cameroun forment le second trio du grand nombre de visiteurs

Voila en quelques mots le resume des activites de mon blog. Grand merci a tous mes lecteurs et esperons que 2017 sera encore une annee de succes pour tous.
Bonne annee 2017

 

USA: Plein emploi et croissance molle, le nouveau dilemme


Dans le mois d’avril 2016, le président de la banque centrale de San Francisco proclamait avec confidence:«We’re basically at full employment, that’s very good news.»
Traduction :« Nous sommes en période de plein emploi, c’est une très bonne nouvelle ». Effectivement, l’économie américaine vit en ce moment une situation de plein emploi avec un taux de chômage naturel aux alentours de moins de 4,9%.
Techniquement, le plein emploi traduit une situation où les ressources du pays (main-d’œuvre et capital physique) sont utilisées d’une façon efficiente. Sur le marché du travail, dans une phase de plein emploi, le seul taux de chômage existant est le chômage naturel.

PIB du deuxième trimestre
Cons=consommation des menages, Inv=Investissement NX=Ballance commerciale, G=Depenses publiques

Selon le tableau ci-dessus, la consommation des ménages (Cons) a été le moteur principal de la croissance. L’investissement brut (Inv) a connu une chute de 1,68%. La balance commerciale (NX) en demeurant dans la zone positive a résisté à un dollar en hausse.
L’économie américaine a augmenté sa production intérieure brute à 1,2% quand les estimations de Wall Street prévoyaient 2,6%, basées sur le fait que le premier trimestre avait eu une hausse de 1,1%.
Si nous prenons seulement en compte la croissance réelle du premier trimestre (0,8%) et celle du deuxième trimestre (1,2%), le PIB est à la hausse. C’est une bonne chose, mais insuffisante, car la hausse est en deçà des estimations. Pour comprendre le fond du problème, il faut cependant revenir au deuxième trimestre de l’année 2015 pour constater une chute progressive du PIB.

Elle était de 2% au troisième trimestre de 2015, 0,9% au quatrième et de 0,8% au premier trimestre de 2016. Ce qui pose problème, c’est le fait que la baisse tendancielle du PIB est associée avec une baisse du niveau du chômage. La situation de plein emploi n’est-elle pas supposée se répercuter sur une hausse de la production? En d’autres termes, l’utilisation efficiente des ressources n’est-elle pas supposée faire grimper la production de biens et services? Pour encore appuyer mes appréhensions, le marché du travail a créé près de 255000 nouveaux emplois pour le mois de juillet largement au-dessus des prévisions de 155000. Dans le mois de juin, l’économie américaine a créé 292000 nouveaux emplois.

Faiblesse de la productivité
Cette situation ne peut s’expliquer que si la productivité du travail est en baisse. Cela s’est pour autant confirmé dans le rapport du département du Travail qui a publié une baisse de la productivité du travail de 0,5% pour le second trimestre. La productivité marginale du travail est une hausse additionnelle d’une unité de production intérieure suite à une hausse de l’emploi. La dynamique de cet index serait la clé pour expliquer la situation actuelle de l’économie américaine.
La dynamique du marché de l’emploi est le reflet d’une hausse de la demande boostée par une consommation intérieure très dynamique. Les entreprises n’ayant pas besoin d’augmenter a priori la production compte tenu du niveau du stock élevé, celles-ci ne peuvent qu’augmenter l’emploi pour faire face à cette hausse de la demande. C’est la raison essentielle qui explique cette faible hausse du PIB. Aussi longtemps que les stocks des entreprises et les demandes de biens et services seront élevés, face à une hausse de la demande, les entreprises continueront d’embaucher sans pour autant produire.

Taux de croissance économique = taux de croissance de l’emploi +/- taux de change de la productivité
Selon cette équation, un faible taux de change de la productivité de l’économie américaine en face d’un regain de l’emploi pourrait freiner la croissance. Est-ce le cas maintenant? Le troisième trimestre prochain seraà mon avistrès critique. Pourrait-on assister à une reprise des investissements privés? La consommation des ménages pourra-t-elle s’essouffler?

FRANCIS KONAN

US fourth quarter: Behind the famous 0.7% GDP growth


US fourth quarter: What is behind the famous 0.7% GDP growth?

As policy analyst I would like to start by this equation of the global demand:
Y=C+G+In+X-M where C= Consumption, G=Public expenditure, In= Fixed investment, X=Exports and M=Imports
According to the report,  inventories(part of the investments) and trade(Export-Import)are the components that brought growth down.

 

International oil price is no more an exogenous but endogenous variable

A detailed investigation revealed that inventories of oil companies went down because of low oil prices.Spending on mining exploration, wells and shafts dropped at a 38.7 percent rate after plunging at a 47.0 percent pace in the third quarter. This is the new “done” in the american economy. the  economy is no more dependent of international oil import. Since the day the nation got heavily involved in the oil business (North Dakota exploration field) any kind of price disturbance is proned to affect the whole investment component.

Are we in a dynamic of a new business cycle?

The sharp decline of business spending on equipment(from a 9.9% increase in the 3rd quarter to a contraction of 2.5%) is worrisome for me.Would this mean a weak demand is taking place? I am not so sure but, I am eager to see the value of this index for the first quarter of 2016.

Strong dollar is getting painful for the trade balance

according to the report, the dollar which gained 11% against the main currencies since last January is hurting the US export. The strong dollar created a trade deficit(X-M) of 0.47%. This is one reason for me that could bring the Fed to think twice before hiking his rate. Any future hike in the rate could translate to a high dollar. Things could even get worse if the weak  global demand persists.

Francis Konan

Mounou Konan Global Economics Consulting

La loi fondamentale de l’offre et de la demande et la crise énergétique Pétrolière de 2016.


La crise pétrolière de 1973 est citée comme la principale cause de la récession économique qui a suivi l’année suivante. Pour protester contre le soutient américain  a Israël dans la guerre du Yom-Kippur, les pays producteurs de pétrole vont maintenir un embargo de la production du brute. Comme pour conséquence le prix du baril passa de $3 a $12dollars plongeant ainsi la grande partie des pays dépendant du pétrole dans une récession sans précédente.

Le scenario de 1970

Dans le milieu académique, la crise du pétrole de 1973 est un exemple classique  pour expliquer un choc de l’offre globale. Referons nous a au tableau ci-dessous

Selon le schéma ci-dessus, un embargo sur le prix crée un déficit de l’offre par rapport à la demande. Les entreprises faisant face à une hausse des couts de production vont  donc réduire la production. Sur notre schéma, la baisse de la production est caractérisée par un déplacement de l’offre globale AS vers la gauche. La baisse de la production par rapport à la demande propulse les prix à la hausse. Le nouvel équilibre est caractérisé par P ’et Y’. Vous avez en terme très simple, le résumé de la récession de 1974.

Le scenario de 2000

En début de l’année 2000, le prix du baril va augmenter abruptement mais pas au niveau de celui de 1070. La raison principale de cette augmentation réside dans la  hausse de la demande du pétrole provenant de la Chine et des pays émergents. Si nous reprenons le schéma ci-dessous, une hausse de la demande est caractérisée par un déplacement de la demande vers la droite.

La hausse des prix du pétrole  de 2000 est due à un regain de la demande quand celui de 1970 à sa cause dans la faiblesse de l’offre par rapport à la demande

Le scenario de  Janvier 2016  

Depuis le début de l’année 2016, le prix du baril n’a fait que baisser. Il a atteint la barre de $29.9 il  y a tout juste une semaine. Du jamais vu depuis 2002. Certains analystes prévoient la chute continuelle jusqu’à ce qu’une hausse de la demande de la Chine et des pays émergents puisse pousser les prix vers le nord. Comment en sommes-nous arrivée à cette situation? Demander mon avis et je vous dirai deux choses : la situation des prix du pétrole provient d’une part  du principe fondamentale de l’économie de l’offre et de la demande et d’autre part d’un simple fait de spéculation.

Principe de la loi de l’offre et de la demande

Prenons un  marchée, offre, demande et prix d’équilibre! Quel serait l’effet sur les prix si par exemple l’offre augmente très fortement quand la demande est sois stagnante ou à la baisse? Une situation de surproduction du pétrole  associée à une baisse de la demande crée incontestablement une baisse des prix.  Comme en 2000 ou la hausse des prix provenaient de la hausse de la demande en Chine et des pays émergents, en 2016 on pourrait citer le même argument.

  1. Baisse de la demande

Prenons d’abord la Chine, tout a commencé par la baisse de l’index de la production industrielle. Cette baisse indirectement affecte la demande de pétrole qui une des premières ressource industrielle dans ce pays. Le changement structurel de l’économie chinoise vers une économie de consommation de biens et service au détriment d’une économie d’exportation serait une explication de la baisse des prix du pétrole.

Du côté des pays émergents, à part l’Inde qui connait une croissance stable, les autres membres du BRICS se cherchent. La Russie est en récession depuis je ne sais quelle année, quand le Brésil  combat contre les vieux démons de l’inflation et d’un déficit budgétaire inquiétant. L’Afrique du Sud continue de lutter contre le freinage  de son économie qui a du mal à atteindre une certaine vitesse de croisière.

Hausse incontrôlée de la production

A mon avis c’est le territoire  du no man’s land. Le temps est révolue ou le cartel de l’OPEP avait le pouvoir contrôler l’offre du pétrole. Beaucoup d’états individuels sont engagés dans la production tout azimut de la brute. Les États unis qui depuis longtemps était un net-importateur sont maintenant engagés dans la production de pétrole la plus importante de leur histoire. La surproduction du pétrole est aussi en effet le résultat de couts de production qui sont en baisse du a une avancée de la technologie de forage. Il y  20 ans il fallait 10 ans pour extraire le pétrole après découverte. Aujourd’hui il faut seulement 5 ans pour extraire après découverte.

L’effet psychologique de la spéculation

Les spéculateurs ont aussi un rôle à jouer dans la baisse des prix. En fonction de plusieurs changements éco-géo-politique, ils prévoient une baisse continuelle des prix. Comme argument ils énoncent la levée de l’embargo sur l’Iran qui serait un nouveau venu dans le territoire surpeuplé des producteurs de pétrole.  Un sentiment général de peur est le plus grand ennemi de l’économie du pétrole. Dans le moyen terme le prix du pétrole pourrait revenir à son niveau d’équilibre.

 

Courrons-nous vers une nouvelle récession? Je ne crois pas parce que la dernière fois que le pétrole a été la cause d’une récession remonte à 1970.  De nos jours à cause de la structure du marché du pétrole, il serait pratiquement impossible  d’arriver à une telle situation.

**Article paru dans le Journal Financial Afrik suivez le lien

ABC de l’Economie : Les causes de l’nflation au Malawi


 

Je me suis trompé moi qui pensais que cette pratique était déjà révolue. Je vais être plus spécifique. Vingt-années au paravent, la source principale de l’inflation résidait dans la pratique du « Seigneuriage ». C’est quoi en effet le Seigneuriage ?

Quand l’état utilise son pouvoir discrétionnaire pour imprimer de l’argent en vue de financer ses dépenses, on parlera donc de l’effet de Seigneuriage des dépenses publiques. De nos jours, il sera rare de trouver des états imprimant de l’argent pour financer leurs programmes. Ceux-ci ont le choix entre :

  1. s’endetter auprès des entreprises
  2. financer leurs dépenses par le trésor public
  3. financer leurs programmes par le biais de l’aide international

Le cas du Malawi est unique en ce sens que le pays disposait d’un aide internationale pour financer son déficit budgétaire. Suite cependant à un scandale de dilapidation de ces fonds(Cashgate), en 2013 les donneurs on réduit leur soutiens au pays, poussant l’état à utiliser la méthode du Seigneuriage (imprimer de l’argent pour financer ses dépenses). Comme conséquence, cela a fait gonfler l’inflation a un taux de près de 37%  en fin 2012.

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Une autre source de l’inflation dans ce pays provient de la mauvaise récolte des produits agricole. La reprise de l’inflation qui semblait être sous-contrôle entre 2013 et 2014 a resurgit en 2015 poussant le taux à 24.60%.

 

Conclusion

Le seigneuriage des dépenses publiques en 2012 et la mauvaise récolte du début de l’année 2015 sont les causes de l’inflation au Malawi.

 

@MK Global Economic Consulting

 

 

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