Politique Monetaire de la Banque Centrale


Quelle politique monetaire une banque central doit -elle adopter quand elle fait face a la fois a une inflation insurbordonee et une faiblesse de la croissance economique?

Selon la Theorie, la banque centrale pour lutter contre une inflation doit en effet augmenter les taux d’interets. L’effect de cette politique depend cependant de l’origine de l’inflation. C’est la raison pour laquelle la banque centrale doit faire attention en adoptant cette mesure. Elle risque de freiner ou d’empirrer la croissance economique. Si la banque centrale est plus interesser a cibler une certaine mesure de l’inflation, alors elle optera pour une manipulation des taux d’interets. Nous allons voir le cas de deux pays africains le Nigeria et l’Afrique du Sud.

LE NIGERIA

1. les Prix

Les dernieres publications des statistiques de l’inflation sont alarmantes. L’inflation est passée de 18,5% en Novembre à 18,6% en Décembre, marquant la plus forte hausse depuis octobre 2005. L’inflation moyenne annuelle a continué de progresser, passant de 15,0% en novembre à 15,7% en décembre, soit une hausse de plus de dix ans. L’une des raisons expliquant cette situation est la pénurie de dollars causée par la chute du prix du brut, la principale exportation du Nigeria. La principal source de dollar ou devise dans le pays provient des exportations de petrole. L’autre source de devises provient des investments etrangers dans le pays. Qaund les cours du brut et les investissements Directes etrangers sont a la baisse, le pays a moins de devises. Pour importer les produits les agents economique ayant mois de devises etrangeres font donc fasse a une hausse des couts des produits importees, ce qui affectera a la hausse le niveau generale des prix. Ce phenomene est connut sous l’appelation de l’inflation par les couts. Apres l’analyse des origines de l’inflation, il serait important de savoir comment le secteur reel se porte?

  1. Le Produit Interieur Brut(PIB)

selon le tableau ci-dessous le taux de croissance du PIB semble se rejouir dans la zone negative. On a pas besoin d’un Phd en economie pour conclure que le Nigeria a connue une recession pendant l’annee 2016.

cb1

3. la Banque Centrale et les taux directeurs
Selon donc la situation du secteur reel et de la dynamique de l ‘inflation, la banque centrale du Nigeria fait donc fasse a:

a. la plus forte hausse des prix depuis octobre 2005.

b. une faiblesse de la croissance economique.

Dans une telle atmosphere qu’elle est la politique monetaire a adopter ? Pour lutter contre l’inflation par les couts la banque central peut augmenter ses taux d’interets. C’est la voie normale qu’emprunter ce pays depuit pres d’une annee. Elle va augmenter ses taux de 11% en Fevrier a 12% en Mars. Ce taux sera maintenu a la meme enseigne entre Mars et Juin 2016 quand de Juillet 2016 a Janvier 2017 il va passer a 14%. Malgre ses different manipulations des taux d’interets l’inflation a continuer a grimper temoingnant la limitations de la politique monetaire. Dans le meme temps la croissance a continuer a se contracter.

L’AFRIQUE DU SUD

1. Les Prix

Selon les publications de la banque centrale de l’Afrique du Sud le taux de l’inflation a grimpe 6.6 en Novembre 2016 a 6.8 en Decembre. Contrairement au Nigeria ou la source de principal de l’inflation est liee a la penurie de devises. l’inflation en Afrique du Sud beneficie de reserves assez solides. Son inflation est plus tot le resultat de facteur domestiques (aliments. Logements). Au Nigeria la forte correlation entre les prix de l’essence et le transport a ete la base de la hausse de l’inflation. En Afrique du Sud l’inflation des couts de transports a ete negative en Decembre 2016.

2.  Le Produit Interieur Brut(PIB)

Comme le tableau le montre ci bien, l’economie Sud Africaine est restee stagnante

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tout le long du second semestre de l’annee 2016. Contrairement au Nigeria, le pays a reussi a sortir de la zone negative, grace a une hausse de la production dans le secteur minier.

  1. la Banque Centrale et les taux directeurs

Selon donc la situation du secteur reel et de la dynamique de l ‘inflation, la banque centrale de l’Afrique du Sud fait donc fasse a:

a. la plus forte hausse des prix 6.8% depuis Fevrier 2016(7%).

b. une certaine reprise de la croissance economique.

Dans une telle atmosphere qu’elle est la politique monetaire a adopter? Pour lutter contre l’inflation par les couts la banque central peut augmenter ses taux d’interets. C’est la voie normale qu’emprunter ce pays. Elle va augmenter ses taux de 6.75% en Fevrier a 7% en Mars 2016. Ce taux sera maintenu a la meme enseigne de 7% entre Mars 2016 a Janvier 2017. l’Afrique du Sud a eu donc le merite de faire sortir son economie de la zone rouge.

Les Differents points de cette analyse

a. L’une des raisons expliquant la hausse de l’inflation est la pénurie de dollars causée par la chute du prix du brut, la principale exportation du Nigeria quand celle-ci en Afrique du Sud est plus tot le resultat de facteur domestiques (aliments. Logements)

b. le Nigeria a connue une recession pendant l’annee 2016 quand celle de l’Afrique du Sud est restee stagnante dans la fin de l’annee 2016. Malgre ses different manipulations des taux d’interets l’inflation au Nigeria a continuer de grimper temoingnant la limitations de la politique monetaire. Dans le meme temps la croissance a continuer a se contracter.

Francis Konan

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La loi fondamentale de l’offre et de la demande et la crise énergétique Pétrolière de 2016.


La crise pétrolière de 1973 est citée comme la principale cause de la récession économique qui a suivi l’année suivante. Pour protester contre le soutient américain  a Israël dans la guerre du Yom-Kippur, les pays producteurs de pétrole vont maintenir un embargo de la production du brute. Comme pour conséquence le prix du baril passa de $3 a $12dollars plongeant ainsi la grande partie des pays dépendant du pétrole dans une récession sans précédente.

Le scenario de 1970

Dans le milieu académique, la crise du pétrole de 1973 est un exemple classique  pour expliquer un choc de l’offre globale. Referons nous a au tableau ci-dessous

Selon le schéma ci-dessus, un embargo sur le prix crée un déficit de l’offre par rapport à la demande. Les entreprises faisant face à une hausse des couts de production vont  donc réduire la production. Sur notre schéma, la baisse de la production est caractérisée par un déplacement de l’offre globale AS vers la gauche. La baisse de la production par rapport à la demande propulse les prix à la hausse. Le nouvel équilibre est caractérisé par P ’et Y’. Vous avez en terme très simple, le résumé de la récession de 1974.

Le scenario de 2000

En début de l’année 2000, le prix du baril va augmenter abruptement mais pas au niveau de celui de 1070. La raison principale de cette augmentation réside dans la  hausse de la demande du pétrole provenant de la Chine et des pays émergents. Si nous reprenons le schéma ci-dessous, une hausse de la demande est caractérisée par un déplacement de la demande vers la droite.

La hausse des prix du pétrole  de 2000 est due à un regain de la demande quand celui de 1970 à sa cause dans la faiblesse de l’offre par rapport à la demande

Le scenario de  Janvier 2016  

Depuis le début de l’année 2016, le prix du baril n’a fait que baisser. Il a atteint la barre de $29.9 il  y a tout juste une semaine. Du jamais vu depuis 2002. Certains analystes prévoient la chute continuelle jusqu’à ce qu’une hausse de la demande de la Chine et des pays émergents puisse pousser les prix vers le nord. Comment en sommes-nous arrivée à cette situation? Demander mon avis et je vous dirai deux choses : la situation des prix du pétrole provient d’une part  du principe fondamentale de l’économie de l’offre et de la demande et d’autre part d’un simple fait de spéculation.

Principe de la loi de l’offre et de la demande

Prenons un  marchée, offre, demande et prix d’équilibre! Quel serait l’effet sur les prix si par exemple l’offre augmente très fortement quand la demande est sois stagnante ou à la baisse? Une situation de surproduction du pétrole  associée à une baisse de la demande crée incontestablement une baisse des prix.  Comme en 2000 ou la hausse des prix provenaient de la hausse de la demande en Chine et des pays émergents, en 2016 on pourrait citer le même argument.

  1. Baisse de la demande

Prenons d’abord la Chine, tout a commencé par la baisse de l’index de la production industrielle. Cette baisse indirectement affecte la demande de pétrole qui une des premières ressource industrielle dans ce pays. Le changement structurel de l’économie chinoise vers une économie de consommation de biens et service au détriment d’une économie d’exportation serait une explication de la baisse des prix du pétrole.

Du côté des pays émergents, à part l’Inde qui connait une croissance stable, les autres membres du BRICS se cherchent. La Russie est en récession depuis je ne sais quelle année, quand le Brésil  combat contre les vieux démons de l’inflation et d’un déficit budgétaire inquiétant. L’Afrique du Sud continue de lutter contre le freinage  de son économie qui a du mal à atteindre une certaine vitesse de croisière.

Hausse incontrôlée de la production

A mon avis c’est le territoire  du no man’s land. Le temps est révolue ou le cartel de l’OPEP avait le pouvoir contrôler l’offre du pétrole. Beaucoup d’états individuels sont engagés dans la production tout azimut de la brute. Les États unis qui depuis longtemps était un net-importateur sont maintenant engagés dans la production de pétrole la plus importante de leur histoire. La surproduction du pétrole est aussi en effet le résultat de couts de production qui sont en baisse du a une avancée de la technologie de forage. Il y  20 ans il fallait 10 ans pour extraire le pétrole après découverte. Aujourd’hui il faut seulement 5 ans pour extraire après découverte.

L’effet psychologique de la spéculation

Les spéculateurs ont aussi un rôle à jouer dans la baisse des prix. En fonction de plusieurs changements éco-géo-politique, ils prévoient une baisse continuelle des prix. Comme argument ils énoncent la levée de l’embargo sur l’Iran qui serait un nouveau venu dans le territoire surpeuplé des producteurs de pétrole.  Un sentiment général de peur est le plus grand ennemi de l’économie du pétrole. Dans le moyen terme le prix du pétrole pourrait revenir à son niveau d’équilibre.

 

Courrons-nous vers une nouvelle récession? Je ne crois pas parce que la dernière fois que le pétrole a été la cause d’une récession remonte à 1970.  De nos jours à cause de la structure du marché du pétrole, il serait pratiquement impossible  d’arriver à une telle situation.

**Article paru dans le Journal Financial Afrik suivez le lien

ABC de l’Economie : Les causes de l’nflation au Malawi


 

Je me suis trompé moi qui pensais que cette pratique était déjà révolue. Je vais être plus spécifique. Vingt-années au paravent, la source principale de l’inflation résidait dans la pratique du « Seigneuriage ». C’est quoi en effet le Seigneuriage ?

Quand l’état utilise son pouvoir discrétionnaire pour imprimer de l’argent en vue de financer ses dépenses, on parlera donc de l’effet de Seigneuriage des dépenses publiques. De nos jours, il sera rare de trouver des états imprimant de l’argent pour financer leurs programmes. Ceux-ci ont le choix entre :

  1. s’endetter auprès des entreprises
  2. financer leurs dépenses par le trésor public
  3. financer leurs programmes par le biais de l’aide international

Le cas du Malawi est unique en ce sens que le pays disposait d’un aide internationale pour financer son déficit budgétaire. Suite cependant à un scandale de dilapidation de ces fonds(Cashgate), en 2013 les donneurs on réduit leur soutiens au pays, poussant l’état à utiliser la méthode du Seigneuriage (imprimer de l’argent pour financer ses dépenses). Comme conséquence, cela a fait gonfler l’inflation a un taux de près de 37%  en fin 2012.

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Une autre source de l’inflation dans ce pays provient de la mauvaise récolte des produits agricole. La reprise de l’inflation qui semblait être sous-contrôle entre 2013 et 2014 a resurgit en 2015 poussant le taux à 24.60%.

 

Conclusion

Le seigneuriage des dépenses publiques en 2012 et la mauvaise récolte du début de l’année 2015 sont les causes de l’inflation au Malawi.

 

@MK Global Economic Consulting

 

 

ABC de l’économie : taux de chômage, taux de participation du travail : Le cas critique de l’Afrique du Sud.


Dans cette section de l’ABC de l’economie, nous allons traiter du cas critique du chomage et du marché de l’emploie.

Le marché de l’emploi comme tout autre marché décrit la connexion entre l’offre et la demande. Celui qui veut cependant étudier le marché de l’emploi  des pays en développement de la même façon que celui qui est traitée dans les manuels d’économies des pays avancés sera très déçu. Pour preuves visitez les données des institutions internationales sur le chômage concernant les pays en voie de développement et vous pourriez confirmer ce  que je viens de de souligner. Chiffres caduques, colonnes vides soulignant le manque de données.

Avec le temps et la maturité cependant j’ai compris que le marché du travail des pays en développement offre une perspective unique. C’est en effet un marché ou le taux de chômage jeune est très important. Près de 33% dans le Maghreb, et 40% dans l’Afrique au sud du Sahara. En plus du problème de l’emploi jeune, il y a une interaction entre le monde rurale et urbain. Ce modele du marché de l’emploi  dans les pays en développement  a été mis en exergue par Arthur Lewis économiste américain.

Avant d’aller plus loin referons-nous à l’INSEE pour une définition du chomage :

Le chômage représente l’ensemble des personnes de 15 ans et plus, privées d’emploi et en recherchant un.

Apres cette définition passons à ce qu’on appelé communément le taux de chômage. Le taux de chomage est la proportion de chômeurs (personnes de plus de 15ans privées d’emploi et en recherchant) sur l’ensemble de la population active.

Ft=force de travail ensemble de personne en âge et en mesure de travailler

E=part de la population en âge de travailler et ayant un travail.

Ch= part de la population au chômage

Dc= part des travailleurs découragées ne recherchant pas un emploi

Alors

Ft=E+(Ch+Dc)

Partant de cette équation, le nombre de chômeurs dans une economie est la différence entre la force de travail et la population active

zaa

Ch=Ft-E-Dc

Selon cette dernière équation la « seule façon » de réduire le nombre de chômeurs est d’augmenter l’emploi(E). Sur le plan mathématique le taux de chomage est u=Ch/Ft ou encore 1-E/Ft si E/Ft=te (taux de participation) alors

On a la relation                 u= (1-te)

Quelle est la relation entre (te) et (u)?

Afrique du Sud Q3(15) Q2(15) 2003 2008
Taux de chômage (u) 25.50 25.00 31.20 21.50
Taux de partici  ation(te) 58.80 58.10 60.80 53.60

Le taux de chomage le plus élevé en Afrique du Sud a été de 31.5% et cela en 2003. Quand en 2008 le taux de participation atteignait 53.60% le plus faible le taux de chomage lui aussi était  à son niveau le plus bas. Attachons nous aux deuxième(Q2(15)) et troisième trimestre(Q3(15)) de l’année 2015. Quand le taux de chômage passât de  25 à 25.50% le taux de participation augmenta de 58.10 à 58.80. Cette situation provient d’une hausse de travailleurs à la recherche active de travail à 359,000 personnes quand le taux de travailleurs découragés diminuait de 200,000.

En général quand les travailleurs découragés (qui ne sont pas comptés parmi les chômeurs) commencent à chercher activement du travail, ils deviennent automatiquement et officiellement des chômeurs et viennent gonfler le flux de chômeurs déjà existant sur le marché du travail. Cela par conséquent augmente le taux de chomage et le taux de participation.

©Mouno Konan Global economics Consulting

ABC de l’économie : Quand la Banque Centrale baisse a la fois son taux d’intérêt directeur et celui des réserves obligatoires : Le cas du Nigeria


Le marché financier se compose de l’ensemble des institutions bancaires. Celles-ci ont le rôle de pourvoir les ménages en capitaux. Pour les entreprises elles sont le moteur de financement de leurs investissements. A la tête de toutes ses instituions financières, on  a la banque des banques : La Banque Centrale. Elle contrôle la création de la monnaie, aussi bien que l’activité de toutes les institutions financières.   La production intérieure brute(PIB) est l’ensemble des biens et services crées sous la période d’une année. Bon ! Après cette petite introduction, passons à phase suivante.

Seriez-vous intéressé à comprendre la relation entre le marché financier et la Production Intérieure Brute ? Ou encore l’effet d’une hausse/baisse du taux directeurs de la Banque Centrale, du taux de réserve obligatoire  sur la production (l’investissement-L’emploi…).

Nous allons partir d’un fait réel : le 27 Novembre 2015, en vue de lutter contre la récession, la Banque centrale du Nigeria a adopté les points

  • réduction du taux de réserve obligatoire de 25% à 20% et
  • rabais  du taux directeur de 15 à 11%.

Le tableau ci-dessus montre l’évolution trimestrielle de la production intérieure brute du Nigeria entre le dernier trimestre de l’Anne 2014 et les trois derniers trimestres de l’année 2015. Les barres bleus indiquent les données de 2015, lorsque les barres orange sont les valeurs du trimestre passé

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Comme cela se voit la production intérieure  est en chute continuelle. Seulement le dernier trimestre est celui ou le taux actuel a surpassé celui d’antérieur. Selon la définition de la récession (chute consécutive du PIB sur deux trimestres), on peut clairement affirmer que l’économie nigériane était en récession entre Q1(15) et Q2(15). Si nous partons de cette hypothèse, alors il nous faut donc associer la réaction de la banque centrale a ce contexte. En récession, la Banque centrale a l’option d’utiliser la politique monétaire comme instrument de régulation. Elle peut soit

  1. Réduire le taux de réserve obligatoire des banques. Le taux de réserves obligatoire est un certain montant de capitaux que les banques secondaires doivent soumettre à la banque centrale. Quand ce taux est réduit, les banques ont plus de capacité de prêter aux ménages et entreprises, cela va augmenter l’offre de monnaie. Quant au contraire ce taux est relevé les banques ont moins de capacité de faire des prêts aux ménages et entreprises, cela va réduire l’offre de monnaie en circulation.

Dans le cas du Nigeria si la valeur totale des réserves et de par exemple N200Billions avec un taux de 25% de réserve obligatoire, la valeur de monnaie en dans les comptes de banque est de 200*25/100=150Billions de Naira. Lorsque ce taux passe à 20% alors on a 200*20/100=160Billions de Naira. En rabaissant le taux de réserve obligatoire de 25 à 20%, la banque centrale indirectement augment la quantité de monnaie en circulation de 150 à 160Billions.     

L’erreur que beaucoup de gens commettent est d’utiliser les schémas ci-dessous pour expliquer une baisse des taux d’intérêts. Non et non, ce schéma décrit la hausse de la quantité de monnaie en circulation, due à une baisse des taux de réservée obligatoires.

  1. Le deuxième instrument est le taux d’intérêt directeur de la banque centrale. Le taux directeur de la banque centrale est le taux auquel les banques secondaires empruntent des fonds à la banque. Quand la banque centrale baisse ce taux d’intérêt elle facilite l’accès au crédit via les banques secondaires. L’accès au crédit va faciliter un rebond de la consommation, de l’investissement, en d’autre termes la demande globale des biens et services.
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    hausse de la demande de monnaie

    Le tableau ci-dessus emprunté au manuel d’Olivier Blanchard décrit ce qui se passe quand la Banque centrale augmente l’offre de monnaie M à M’. Ce schéma pourrait aussi expliquer la situation du Nigeria. Le point A pourrait représenter l’état de l’économie nigériane. IS représente l’équilibre sur le marché des biens et services. LM représente l’équilibre sur le marché financier.

    Les actions 1) et 2) impliquent une hausse de l’offre de monnaie. La courbe LM se déplace de LM à LM’. La hausse de M implique une hausse de la demande de monnaie M/P a M’/P.  La baisse des taux (d’intérêts et taux de réserves obligatoires) est supposé affecter la croissance économique de Y a Y’. En réalité le passage de Y a Y’ peut prendre des mois et dépend de plusieurs conditions.

    Conclusion :

    La réduction du taux de réserve obligatoire de 25% à 20% et le rabais  du taux directeur de 15 à 11% est  supposée faire rebondir la demande globale (Consommation, Investissement et production).

     

    ©Mounou Konan Global Economic Consulting

ABC de l’Economie:Le PIB et ses Composantes


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Le PIB abréviation du Produit Intérieur Brute est l’unité de mesure de l’activité économique d’un pays. Les composantes du PIB sont la Consommation, l’Investissement, les Dépenses publique et le Solde commercial.

La Consommation

La consommation est l’ensemble des biens consommés  par les agents économiques. Dans ce groupe on y inclut les achats de biens et services. C’est la composante la plus importante du PIB car à elle seule elle fait près de 60% dépendant des économies considérées.

La représentation mathématique de la consommation :

                            Cons = c0+bYd

Où(Yd) est le revenu national disponible. Le revenu disponible est le revenu qui reste à l’agent économique après avoir payée les taxes et les réceptions de transfert sociaux (caisse sociale, avantages fiscales…

Si nous définissons le revenu national disponible

(1)  Yd=Y-T

ou   T représente les transferts, et Y le revenu national alors  la consommation se redefinit ainsi

(2) Cons= c0+b(Y-T)

L’investissement

La deuxième composante de la Production   Intérieure prend en compte tous  les achats de biens et services entrant dans la production des biens et services. On divise la notion d’investissement en deux groupes. Les investissements en biens durable (infrastructure) et les investissements en biens non-durables. L’un des séparations les plus utilisée est celui des investissements publics et investissement privés.

La formule de l’investissement

(3)  Inv=i0 + bI

Les dépensées publiques

Les dépensées publiques G sont l’ensemble des biens et services consommés par l’état

La formule des dépenses publiques

(4)  Dp=g0+G

La dernière composante du PIB d’une nation est la différence entre ses exportations X et ses importation M. cette différence est communément appelé la balance commerciale.

(5)    Bc=X-M

La balance commerciale (Bc)est déficitaire si les importations  M sont supérieures aux exportations X. Dans le cas contraire ou les exportations X sont supérieures aux importations M ont dira qu’il y a un surplus ou excèdent commercial.

Lorsque qu’on additionne la Consommation, les Investissement et les dépenses de l’état, nous avons ce les économistes appellent la consommation finale de l’économie.

( 6) Cf=C+Inv+Dp

Si nous ajoutons la ballance commerciale Continue reading “ABC de l’Economie:Le PIB et ses Composantes”

Émergence Économique en Afrique au Sud du Sahara : Comprendre la Politique monétaire des Banques centrales.


CentralBank2nigeria

La politique monétaire des pays émergents  est conduite par leurs Banques  Centrales. Celles ci disposent de plusieurs instruments pour Controller leurs économies. Parmi tant d’autres, la manipulation du taux d’intérêt central. Selon la théorie, la banque centrale augmente son taux central quand elle veut réduire l’inflation. Quand l’économie est en état de surchauffe, la banque centrale peut contracter les taux d’intérêts. Cela aura pour conséquence de compresser la demande. Quelles sont les dernières décisions des différentes banques centrales. la Banque Centrale du Ghana a relevé son taux directeur de 16 à 18%. Quelle sont les conséquences de cette pratique  pour l’économie ghanéenne. ghana-interest-rate La hausse des taux d’intérêts aura pour effet de réduire la pression de l’inflation qui actuellement est de 15%. Une chose intéressante cependant est le fait qu’une hausse du taux directeur, indirectement relève le taux d’échange par le biais de l’effet de parité. Selon les propos du Président de la Banque Centrale, la hausse est susciter arrêter la chute vertigineuse du taux d’échange du Cedi. Comment va la Zambie? zambia-interest-rate Comme on peut le constater au mois de Mars 2014, la Banque centrale a augmenté aussi son taux directeur. On dit quoi dans la zone Franc? senegal-interest-rate Dans la zone Franc, le seul pays classifié comme en voie d’émergence est le Sénégal. Ce pays est membre de la zone Franc CFA et donc offre un cas différent car sa politique monétaire est conduite par la BCEAO. Depuis Septembre 2013, le taux directeur de la banque est resté figé à 3.5. La politique monétaire « prudente » de la BCEAO s’accommode avec le faible niveau d’inflation. Francis Konan ©MK GLOBAL ECONOMIC CONSULTING