Demande d’exportation et Rapport du FMI d’Avril 2014


Image

Le dernier rapport du FMI sur la croissance économique des pays de l’Afrique au Sud du Sahara est riche en enseignement. Dans ce rapport, le FMI fait ressortir le rôle important de la demande d’exportation des pays émergents. Le rapport révèle que la croissance vigoureuse des pays de l’Afrique au Sud du Sahara est liée a la demande d’exportation des provenant pays émergents. En plus des exportations, le FMI  a souligné que les Investissements Directes Etrangers ont aussi aidée ladite zone. Pour comprendre la conclusion, du FMI, j’aimerais exposer les éléments décisifs de la demande d’exportation. Cela aura le mérite de rapprocher la théorie et la réalité.

  1. Un peu de Math

Partons de la définition de la demande d’exportation X

                  (1)  Xd= F ( Yf ; ( ter))

 (ter)= taux de change réel c’est ici que beaucoup de personnes se perdent. Nous avons simplement donné un nom à la première expression en jaune et l’avons remis dans la définition de la demande d’exportation ci-dessous.

                   (2)  X=  FYf(+) ; ter(-))

Le signe(+)  devant Yf signifie que les exportations augmentent quand le revenu des partenaires économiques  sont en hausse. Au contraire quand les revenus de nos partenaires sont en baisse, la demande d’exportation sera aussi en baisse. Le signe(-) devant (ter) le taux de change réel  signifie que la demande d’exportation va baisser quand les taux d’echanges reels augmentent (relation inverse).

  1. Le rôle de la demande d’exportation dans les pays de l’Afrique au Sud du Sahara.

Selon (1) et (2), la demande d’exportation (X) est fonction du revenue des partenaires économiques(Y*), des termes de l’échange (ter)  et du solde net du stock d’investissement directe étrangers (nIDE )

     (3) Xd=  F(Yf(+)  ,ter(-),  nIDE( ))

Selon (3), une hausse des revenus des partenaires économiques (Y*) des pays de l’Afrique au Sud du Sahara, affectent positivement leurs exportations, quand par contre une hausse des termes de l’échange réduit la demande d’exportations. Une hausse du terme de l’échange, implique une hausse du prix des produits exportés, cela implicitement réduit la  demande d’exportation(simple loi de la demande). Un solde positif des IDE net augmente la valeur des exportations.

A court terme le niveau de la production intérieure dépends de la consommation(C), des ménages, de l’Investissement(I), des dépenses de l’état(G) et des importations Md et de la demande des exportations Xd.

Y= C+I+G+Xd-Md

La croissance économique est rehaussée quand la demande d’exportation Xd augmente.

  1. La Conclusion du Rapport et Théorie

Le rôle des pays émergents en tant que source de croissance pourrait décliner.La croissance vigoureuse que de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ont enregistrée ces dernières années s’est appuyée sur le dynamisme des plus grands pays émergents

  1. Le dynamisme des plus grands pays émergents par rapport à notre équation de la demande d’exportation est le terme  Yf

Si le rythme de croissance de ces pays venait à ralentir d’avantage qu’on ne le prévoit actuellement, cela pourraitavoir de lourdes conséquences pour la région.

  1. Cette hypothèse prévoit une baisse de la croissance dans les pays d’Afrique au Sud du Sahara, si seulement ci il y a une baisse de croissance economique(Yf) dans les pays émergents.

Au-delà de toutes ces considérations, le resserrement des conditions financières en Chine pourrait aussi inciter les entreprises chinoises à moins investir à l’étranger.

  1. Cette phrase captée par la différence entre les entrées et les sortie des Investissement Directe Etranger (nIDE) qui elle aussi affecte la demande d’exportation et donc la croissance économique des pays de l’Afrique Sub-saharienne.
  2. Le rapport prévoit aussi qu’une baisse des prix des produits d’exportation de ces pays (détérioration des termes de l’échange ter(-) ) aura un effet dévastateur sur les économies africaines.

Critiques

Le FMI a en effet réussi à démontrer la dépendance des économies africaines au sud du Sahara par rapport aux pays émergents. C’est vrai, une baisse de l’activité économique dans ces derniers pays, peut ralentir la croissance économique des pays sub-sahariens. L’argument du FMI est limité car, la croissance des pays sub-sahariens ne dépend pas seulement des exportations vers les pays émergents.  Il y a en effet d’autres facteurs qui influencent la croissance.

  1. La forte demande de consommation intérieure due à l’émergence d’une classe moyenne mieux nanties.
  2. Le rehaussement des investissements tant privés que publique
  3. Une part grandissante des échanges commerciaux entre les pays de la même zone.
  4. La reprise de la croissance économique dans en Europe et aux Etats-Unis.
Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s