USA: Plein emploi et croissance molle, le nouveau dilemme


Dans le mois d’avril 2016, le président de la banque centrale de San Francisco proclamait avec confidence:«We’re basically at full employment, that’s very good news.»
Traduction :« Nous sommes en période de plein emploi, c’est une très bonne nouvelle ». Effectivement, l’économie américaine vit en ce moment une situation de plein emploi avec un taux de chômage naturel aux alentours de moins de 4,9%.
Techniquement, le plein emploi traduit une situation où les ressources du pays (main-d’œuvre et capital physique) sont utilisées d’une façon efficiente. Sur le marché du travail, dans une phase de plein emploi, le seul taux de chômage existant est le chômage naturel.

PIB du deuxième trimestre
Cons=consommation des menages, Inv=Investissement NX=Ballance commerciale, G=Depenses publiques

Selon le tableau ci-dessus, la consommation des ménages (Cons) a été le moteur principal de la croissance. L’investissement brut (Inv) a connu une chute de 1,68%. La balance commerciale (NX) en demeurant dans la zone positive a résisté à un dollar en hausse.
L’économie américaine a augmenté sa production intérieure brute à 1,2% quand les estimations de Wall Street prévoyaient 2,6%, basées sur le fait que le premier trimestre avait eu une hausse de 1,1%.
Si nous prenons seulement en compte la croissance réelle du premier trimestre (0,8%) et celle du deuxième trimestre (1,2%), le PIB est à la hausse. C’est une bonne chose, mais insuffisante, car la hausse est en deçà des estimations. Pour comprendre le fond du problème, il faut cependant revenir au deuxième trimestre de l’année 2015 pour constater une chute progressive du PIB.

Elle était de 2% au troisième trimestre de 2015, 0,9% au quatrième et de 0,8% au premier trimestre de 2016. Ce qui pose problème, c’est le fait que la baisse tendancielle du PIB est associée avec une baisse du niveau du chômage. La situation de plein emploi n’est-elle pas supposée se répercuter sur une hausse de la production? En d’autres termes, l’utilisation efficiente des ressources n’est-elle pas supposée faire grimper la production de biens et services? Pour encore appuyer mes appréhensions, le marché du travail a créé près de 255000 nouveaux emplois pour le mois de juillet largement au-dessus des prévisions de 155000. Dans le mois de juin, l’économie américaine a créé 292000 nouveaux emplois.

Faiblesse de la productivité
Cette situation ne peut s’expliquer que si la productivité du travail est en baisse. Cela s’est pour autant confirmé dans le rapport du département du Travail qui a publié une baisse de la productivité du travail de 0,5% pour le second trimestre. La productivité marginale du travail est une hausse additionnelle d’une unité de production intérieure suite à une hausse de l’emploi. La dynamique de cet index serait la clé pour expliquer la situation actuelle de l’économie américaine.
La dynamique du marché de l’emploi est le reflet d’une hausse de la demande boostée par une consommation intérieure très dynamique. Les entreprises n’ayant pas besoin d’augmenter a priori la production compte tenu du niveau du stock élevé, celles-ci ne peuvent qu’augmenter l’emploi pour faire face à cette hausse de la demande. C’est la raison essentielle qui explique cette faible hausse du PIB. Aussi longtemps que les stocks des entreprises et les demandes de biens et services seront élevés, face à une hausse de la demande, les entreprises continueront d’embaucher sans pour autant produire.

Taux de croissance économique = taux de croissance de l’emploi +/- taux de change de la productivité
Selon cette équation, un faible taux de change de la productivité de l’économie américaine en face d’un regain de l’emploi pourrait freiner la croissance. Est-ce le cas maintenant? Le troisième trimestre prochain seraà mon avistrès critique. Pourrait-on assister à une reprise des investissements privés? La consommation des ménages pourra-t-elle s’essouffler?

FRANCIS KONAN

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ABC de l’économie : taux de chômage, taux de participation du travail : Le cas critique de l’Afrique du Sud.


Dans cette section de l’ABC de l’economie, nous allons traiter du cas critique du chomage et du marché de l’emploie.

Le marché de l’emploi comme tout autre marché décrit la connexion entre l’offre et la demande. Celui qui veut cependant étudier le marché de l’emploi  des pays en développement de la même façon que celui qui est traitée dans les manuels d’économies des pays avancés sera très déçu. Pour preuves visitez les données des institutions internationales sur le chômage concernant les pays en voie de développement et vous pourriez confirmer ce  que je viens de de souligner. Chiffres caduques, colonnes vides soulignant le manque de données.

Avec le temps et la maturité cependant j’ai compris que le marché du travail des pays en développement offre une perspective unique. C’est en effet un marché ou le taux de chômage jeune est très important. Près de 33% dans le Maghreb, et 40% dans l’Afrique au sud du Sahara. En plus du problème de l’emploi jeune, il y a une interaction entre le monde rurale et urbain. Ce modele du marché de l’emploi  dans les pays en développement  a été mis en exergue par Arthur Lewis économiste américain.

Avant d’aller plus loin referons-nous à l’INSEE pour une définition du chomage :

Le chômage représente l’ensemble des personnes de 15 ans et plus, privées d’emploi et en recherchant un.

Apres cette définition passons à ce qu’on appelé communément le taux de chômage. Le taux de chomage est la proportion de chômeurs (personnes de plus de 15ans privées d’emploi et en recherchant) sur l’ensemble de la population active.

Ft=force de travail ensemble de personne en âge et en mesure de travailler

E=part de la population en âge de travailler et ayant un travail.

Ch= part de la population au chômage

Dc= part des travailleurs découragées ne recherchant pas un emploi

Alors

Ft=E+(Ch+Dc)

Partant de cette équation, le nombre de chômeurs dans une economie est la différence entre la force de travail et la population active

zaa

Ch=Ft-E-Dc

Selon cette dernière équation la « seule façon » de réduire le nombre de chômeurs est d’augmenter l’emploi(E). Sur le plan mathématique le taux de chomage est u=Ch/Ft ou encore 1-E/Ft si E/Ft=te (taux de participation) alors

On a la relation                 u= (1-te)

Quelle est la relation entre (te) et (u)?

Afrique du Sud Q3(15) Q2(15) 2003 2008
Taux de chômage (u) 25.50 25.00 31.20 21.50
Taux de partici  ation(te) 58.80 58.10 60.80 53.60

Le taux de chomage le plus élevé en Afrique du Sud a été de 31.5% et cela en 2003. Quand en 2008 le taux de participation atteignait 53.60% le plus faible le taux de chomage lui aussi était  à son niveau le plus bas. Attachons nous aux deuxième(Q2(15)) et troisième trimestre(Q3(15)) de l’année 2015. Quand le taux de chômage passât de  25 à 25.50% le taux de participation augmenta de 58.10 à 58.80. Cette situation provient d’une hausse de travailleurs à la recherche active de travail à 359,000 personnes quand le taux de travailleurs découragés diminuait de 200,000.

En général quand les travailleurs découragés (qui ne sont pas comptés parmi les chômeurs) commencent à chercher activement du travail, ils deviennent automatiquement et officiellement des chômeurs et viennent gonfler le flux de chômeurs déjà existant sur le marché du travail. Cela par conséquent augmente le taux de chomage et le taux de participation.

©Mouno Konan Global economics Consulting

ABC de l’économie : Quand la Banque Centrale baisse a la fois son taux d’intérêt directeur et celui des réserves obligatoires : Le cas du Nigeria


Le marché financier se compose de l’ensemble des institutions bancaires. Celles-ci ont le rôle de pourvoir les ménages en capitaux. Pour les entreprises elles sont le moteur de financement de leurs investissements. A la tête de toutes ses instituions financières, on  a la banque des banques : La Banque Centrale. Elle contrôle la création de la monnaie, aussi bien que l’activité de toutes les institutions financières.   La production intérieure brute(PIB) est l’ensemble des biens et services crées sous la période d’une année. Bon ! Après cette petite introduction, passons à phase suivante.

Seriez-vous intéressé à comprendre la relation entre le marché financier et la Production Intérieure Brute ? Ou encore l’effet d’une hausse/baisse du taux directeurs de la Banque Centrale, du taux de réserve obligatoire  sur la production (l’investissement-L’emploi…).

Nous allons partir d’un fait réel : le 27 Novembre 2015, en vue de lutter contre la récession, la Banque centrale du Nigeria a adopté les points

  • réduction du taux de réserve obligatoire de 25% à 20% et
  • rabais  du taux directeur de 15 à 11%.

Le tableau ci-dessus montre l’évolution trimestrielle de la production intérieure brute du Nigeria entre le dernier trimestre de l’Anne 2014 et les trois derniers trimestres de l’année 2015. Les barres bleus indiquent les données de 2015, lorsque les barres orange sont les valeurs du trimestre passé

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Comme cela se voit la production intérieure  est en chute continuelle. Seulement le dernier trimestre est celui ou le taux actuel a surpassé celui d’antérieur. Selon la définition de la récession (chute consécutive du PIB sur deux trimestres), on peut clairement affirmer que l’économie nigériane était en récession entre Q1(15) et Q2(15). Si nous partons de cette hypothèse, alors il nous faut donc associer la réaction de la banque centrale a ce contexte. En récession, la Banque centrale a l’option d’utiliser la politique monétaire comme instrument de régulation. Elle peut soit

  1. Réduire le taux de réserve obligatoire des banques. Le taux de réserves obligatoire est un certain montant de capitaux que les banques secondaires doivent soumettre à la banque centrale. Quand ce taux est réduit, les banques ont plus de capacité de prêter aux ménages et entreprises, cela va augmenter l’offre de monnaie. Quant au contraire ce taux est relevé les banques ont moins de capacité de faire des prêts aux ménages et entreprises, cela va réduire l’offre de monnaie en circulation.

Dans le cas du Nigeria si la valeur totale des réserves et de par exemple N200Billions avec un taux de 25% de réserve obligatoire, la valeur de monnaie en dans les comptes de banque est de 200*25/100=150Billions de Naira. Lorsque ce taux passe à 20% alors on a 200*20/100=160Billions de Naira. En rabaissant le taux de réserve obligatoire de 25 à 20%, la banque centrale indirectement augment la quantité de monnaie en circulation de 150 à 160Billions.     

L’erreur que beaucoup de gens commettent est d’utiliser les schémas ci-dessous pour expliquer une baisse des taux d’intérêts. Non et non, ce schéma décrit la hausse de la quantité de monnaie en circulation, due à une baisse des taux de réservée obligatoires.

  1. Le deuxième instrument est le taux d’intérêt directeur de la banque centrale. Le taux directeur de la banque centrale est le taux auquel les banques secondaires empruntent des fonds à la banque. Quand la banque centrale baisse ce taux d’intérêt elle facilite l’accès au crédit via les banques secondaires. L’accès au crédit va faciliter un rebond de la consommation, de l’investissement, en d’autre termes la demande globale des biens et services.
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    hausse de la demande de monnaie

    Le tableau ci-dessus emprunté au manuel d’Olivier Blanchard décrit ce qui se passe quand la Banque centrale augmente l’offre de monnaie M à M’. Ce schéma pourrait aussi expliquer la situation du Nigeria. Le point A pourrait représenter l’état de l’économie nigériane. IS représente l’équilibre sur le marché des biens et services. LM représente l’équilibre sur le marché financier.

    Les actions 1) et 2) impliquent une hausse de l’offre de monnaie. La courbe LM se déplace de LM à LM’. La hausse de M implique une hausse de la demande de monnaie M/P a M’/P.  La baisse des taux (d’intérêts et taux de réserves obligatoires) est supposé affecter la croissance économique de Y a Y’. En réalité le passage de Y a Y’ peut prendre des mois et dépend de plusieurs conditions.

    Conclusion :

    La réduction du taux de réserve obligatoire de 25% à 20% et le rabais  du taux directeur de 15 à 11% est  supposée faire rebondir la demande globale (Consommation, Investissement et production).

     

    ©Mounou Konan Global Economic Consulting

Emergence économique et Commerce inter frontalier : Quand les premiers sont les derniers.


 

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Ils sont aux nombre de 7 pays  de l’Afrique au Sud du Sahara (Nigeria-Ethiopie-Ghana-Cote d’Ivoire-Sénégal-Tanzanie et Mozambique) à connaitre ces dix dernières années une croissance économique  soutenue. Leurs économies sont citées en exemple par les instituions internationale. Dans sa récente parution 2015 Doing Business  a révélé biens de progrès en matière du climat des affaires pour la plus part de ces pays. Par exemple la Cote d’Ivoire et le Sénégal font partie des pays ayant effectué le plus de reformes en matières du climat des affaires dans la période 2013/2014.  Le Nigeria a enregistré une totale 34 amélioration dans le domaine du climat des affaires. Il y a un domaine par contre dans lequel, ces géants de l’Afrique au Sud du Sahara ne font pas bonne figure : le Commerce inter-frontalier.

Notre analyse a en effet le but de présenter la performance de ces pays en en voie d’émergence en matière de commerce inter-frontalier. Nous nous sommes appuyées sur le cout des exportations, qui est sans doute un indexe qui reflète au mieux la compétitive internationale de ces pays. Si de plus en plus on cite la demande domestique, comme engin de la croissance économique, dans les pays en voie d’émergence, il ne faut pas reléguer au dernier plan le secteur de l’exportation des matières premières qui a pendent très longtemps soutenue l’économie de  ces pays.

Production Intérieure Brute(PIB)

Ils sont aux nombre de 7 pays  de l’Afrique au Sud du Sahara (Nigeria-Ethiopie-Ghana-Cote d’Ivoire-Sénégal-Tanzanie et Mozambique) à connaitre ces dix dernières années une croissance économique  soutenue. Leurs économies sont citées en exemple par les instituions internationale. Dans sa récente parution 2015 Doing Business  a révélé biens de progrès en matière du climat des affaires pour la plus part de ces pays. Par exemple la Cote d’Ivoire et le Sénégal font partie des pays ayant effectué le plus de reformes en matières du climat des affaires dans la période 2013/2014.  Le Nigeria a enregistré une totale 34 amélioration dans le domaine du climat des affaires. Il y a un domaine par contre dans lequel, ces géants de l’Afrique au Sud du Sahara ne font pas bonne figure : le Commerce inter-frontalier.

Notre analyse a en effet le but de présenter la performance de ces pays en en voie d’émergence en matière de commerce inter-frontalier. Nous nous sommes appuyées sur le cout des exportations, qui est sans doute un indexe qui reflète au mieux la compétitive internationale de ces pays. Si de plus en plus on cite la demande domestique, comme engin de la croissance économique, dans les pays en voie d’émergence, il ne faut pas reléguer au dernier plan le secteur de l’exportation des matières premières qui a pendent très longtemps soutenue l’économie de  ces pays.

Production Intérieure Brute(PIB)

Le tableau en dessous, montre la performance économique de nos 7 pays en 2014, l’Anne ou le Doing Business a récolté l’index de du commerce frontalier. Comme on le voit le Nigeria se positionne en tête du groupe avec une force de production de près de 160 Billions de dollars.  Le Nigeria est suivit de loin par le Ghana avec 48.14 et l’Ethiopie 47.53 Billions. Au milieu du tableau la Tanzanie occupe la 4eme place avec 33.23. La Cote d’Ivoire le Mozambique et le Sénégal ferment la marche.

Le Cout à l’exportation

L’Ethiopie a le cout à l’exportation et de manutention le plus élevée du groupe. Cela est dû en partie de sa position de pays enclavé. L’Ethiopie doit passer par des pays comme le Kenya, la Tanzanie, pour faire acheminer ses produits à l’exportation. Une autre explication, pourrait provenir du manque d’infrastructure ce qui rend le cout du transport de la manutention (1570 Dollars) le plus élevé du groupe.

La Cote d’Ivoire est le second pays ou les couts à l’exportation (1390 Dollars) sont les plus élevés. Les couts de manutention dans ce pays sont en 2eme position des plus élevés après l’Ethiopie. Pourrait –t-on citer les mêmes arguments pour expliquer  la position de la Cote d’Ivoire? Ce pays a un accès à l’océan Atlantique, et une infrastructure routière légèrement en avance sur les autres du groupe. Pourquoi  a-t-elle un cout de transport et de manutention si élevé?

Le Nigeria est lui aussi une grande interrogation du groupe. L’économie la plus puissante du groupe avec 170 Billions de Dollars du PIB est en troisième position concernant le cout élevé des exportations (1380). Le pays est connu pour sa force industrielle du pétrole qui lui fournit près de 60% des revenus à l’exportation. Le Nigeria a lui aussi un accès à l’Océan Atlantique et possède l’une des meilleures infrastructures du continent. Cela n’empêche pas qu’elle occupe  la troisième place par rapport aux couts élevés de transport et de manutention de 750 Dollars.

Le Sénégal vient en 4eme position avec 1225 Dollars de cout à l’exportation. Elle a cependant  les couts de manutention les plus faible du groupe 495 Dollars. Ce faible cout peut provenir de la qualité des infrastructures portières et aussi de l’expérience en matière de manutention.  Le Sénégal est suivi par la Mozambique  en 5em position avec un cout d’exportation de 1100 Dollars. La part des couts de manutention et de transport est de 600 Dollars.  Le Mozambique a réussi dans ces dix dernières années à hisser son économie parmi les plus performantes du continent.  Les deux pays ayant le cout à l’exportation les moins élevés sont la Tanzanie avec 1090 Dollars, à la 6eme place et le Ghana avec 875Dollars à la 7eme position. Le Ghana révèle un fait bien troublant. Elle est  l’économie ayant le cout à l’exportation le plus faible  par contre n’occupe pas la première position en matière de cout de manutention. Il est surclassée de loin par le Sénégal en deuxième position para port au cout de manutention le plus faible.

Quand on fait une analyse par rapport à la part des couts de manutention vis-à-vis du cout d’exportation  le Ghana  a le taux de couverture de manutention le plus élevé (68 %). Il est suivi par l’Ethiopie (66%) à la 6eme position et de la Cote d’Ivoire (65%) a la 5eme. Le Mozambique  suit a la 4eme position avec 56% .Le Nigeria géant de l’Afrique au sud du Sahara suit de près avec 54% à la 3eme position suivie de la Tanzanie en 2em position avec 52% de couverture manutention.  Le Sénégal vient en première position avec un taux de (40%)

Conclusion

Cette étude a permis de repérer les pays les plus compétitifs en matière de couts à l’exportation. Le Ghana possède le cout à l’exportation le plus faible (875 Dollars). La part des couts de transports et de manutention  600 Dollars soit 68%.57 avale  cependant une grande partie des couts d’exportation.  Le même scenario pourrait s’appliquer à l’Ethiopie sauf que ce pays a le cout d’exportation le plus élevé du groupe. Cette position est largement due à un cout de transport et de manutention 1570 Dollars soit 66% du cout à l’exportation. Le Sénégal est le pays avec le cout de transport et de manutention le plus faible 495 Dollars soit 40.4%.

Les pays qui ont du travail à faire pour réduire le cout de la manutention et du transport lié à l’exportation sont :

  1. L’Ethiopie
  2. Le Ghana
  3. La Cote d’Ivoire

Francis Konan est économiste, diplômé de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des Etudes Avancées de Vienne (Autriche), diplôme de la Faculté des Sciences Economiques & Gestion de l’Université d’Abidjan (Cocody)

Performance Economique et Bonne Gouvernance : Le cas des sept meilleures économies de l’Afrique au Sud du Sahara


 

Africa Globe & Coins 91836797

 

Le rapport  régionale 2014 du FMI sur la croissance économique des pays de l’Afrique au Sud du Sahara est pour moi un document important. Il livre en effet aux experts des informations  appropriées au sujet de la trajectoire économique de l’année précédente. C’est comme une photo au finish avec des détails qui permettent d’évaluer la performance de ces pays. A l’aide de ce rapport, notre objectif est d’analyser d’une façon descriptive la relation entre la performance économique et la bonne gouvernance.

Comme indexe de la bonne gouvernance, nous avons opté pour l’Indexe Afrique de la bonne gouvernance, crée par Ibrahim Mo. Cet indexe, prend en compte quatre sphères(Securite-Droits de l’Homme , Economie-Développement)

 

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Le tableau ci-dessus montre clairement la Sierra Leone en tête des meilleures performances économiques de 2013 avec 16.5% de hausse du PIB réel. L’Ethiopie qui vient d’être notée par Ficht est en deuxième position. Le reste du peloton  à savoir la  République du Congo, la Cote d’Ivoire  se partage le taux de 8%. La Tanzanie et le Mozambique ferment la marche avec respectivement 7 et 7.1%.  Sur les Sept pays, quatre sont des états fragiles. En plus de cela, aucun des Sept, n’a une croissance économique en dessous de 7%.  Le tableau qui suit présente les résultats de l’index Ibrahim Mo de la bonne gouvernance.

 

Index General Sécurité Droit de l’homme Economie DH Classement
Sierra Leone 48.0 55 53 42 42 38eme/52
Ethiopie 47.6 47 37 53 54 33eme/52
Rep Congo 43 44 39 39 50 43eme/52
Cote d’Ivoire 40.9 39 33 43 49 44eme/52
Liberia 50.3 55.5 56 39.1 50.7 29eme /52
Mozambique 54.8 57.8 60.3 50.6 50.5 20eme /52
Tanzanie 56.9 58.4 61.3 49.7 58.2 17eme/52

 

Sur les sept meilleures économies de l’année 2013, seulement trois (Liberia-Mozambique-Tanzanie) sont au-dessus de la moyenne. Les quatre autres pays n’ont pas pu atteindre la moyenne. Apres une observation minutieuse l’on constate que les pays ayant les taux de croissance les plus élevés ne font pas bonne figure en matière de bonne gouvernance. Cela est le cas spécifique de la Cote d’Ivoire et du Congo ! Le cas de la Sierra Leone, mérite encore plus l’attention. Ce pays avec 48/100 est en dessous de la moyenne.  Le rapport indique cependant qu’il fait partie de ceux qui sont en train d’améliorer leur gouvernance (gain de position de+14 points) depuis 2000.

Quelles sont les causes de la mauvaise Gouvernance dans les pays à forte croissance économique ?

Selon le tableau ci-dessus, la situation de la pratique de la loi dans les Quatre meilleurs (M4) économies pourrait être  la cause de la mauvaise note de l’index Ibrahim Mo. L’Economie paradoxalement vient en avant dernière place.  Plus les états accumulent de fortes croissances, plus il s’active à rendre cette croissance plus inclusive, cad améliorer le niveau de vie de leurs population, (Accès à l’eau et soins de santé primaires, etc.). C’est la raison pour laquelle, l’index de développement humain est le plus élevé du groupe.

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©MK Global Economic Consulting Group