Compétitivité économique: comment se portent les pays « pétrolier » de l’Afrique au Sud du Sahara ?


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Le rapport du forum économique mondial 2012-2013 révèle des informations importantes concernant les pays exportateurs de pétrole.

LE NIGERIA

L’index de compétitivité global(ICG) 127/144

L’index de compétitivité général du Nigeria est de 127/142 position nettement mieux par rapport à celui de l’Angola.

Niveau des conditions minimales de compétitivité (3.2/7)

Le Nigeria occupe globalement la 139eme position sur 144 nations. L’environnement macroéconomique reçoit la plus forte note de 4/7.  Ce bon résultat économique provient du taux élevé de l’épargne national et de la faiblesse de la dette publique ou le pays se range respectivement à la 27 et 18eme place. La santé et l’éducation primaire relèguent le Nigeria à la 140eme position ! La mauvaise qualité des routes et de l’offre d’énergie donne aux infrastructure la plus faible note (2.2/7).  Hélas le Nigeria n’est plus ce pays avec de vastes infrastructures économiques des années 70 et 90.

 Catalyseurs de la compétitivité (3.9/7) : Ce poste est celui dans lequel le Nigeria affiche de bon points.  Les meilleurs performances du pays sont dans la double efficience du marché du travail (4.2/7) et de celui des biens (4.4/7). La taille du marché s’approprie la plus forte note avec 4.6/7. Cette note provient de la taille domestique mais du marché ou le Nigeria occupe la 30eme position.  La présence d’entreprises étrangères sur le marché domestique explique la forte note de la taille du marché.

LE CAMEROUN

L’index de compétitivité global(ICG) 112/144

L’index de compétitivité général du Cameroun de 3.7/7 quant au classement général le pays occupe la 112eme place sur 144. Le Cameroun améliore sa position de 1 point par rapport au classement  de 2011-2012.

Niveau des conditions minimales de compétitivité (3.8/7)

 L’environnement macroéconomique  reçoit la plus forte note de 4.8/7. Il est suivi de la Sante et l’éducation primaire (4.5/7). Le bon résultat économique provient du faible taux d’inflation et de celui de la dette publique.  La mauvaise qualité des routes et de l’offre d’énergie  sont à l’origine de la plus faible note (2.2/7) du pays aux niveaux des infrastructures.

 Les catalyseurs de la compétitivité (3.6/7) : Lefficience du marché du travail (4.5/7) et de celui des biens (4.1/7) font la force du Cameroun  dans ce domaine. La flexibilité du marché du travail, les facilités légales des entreprises étrangères jouent un rôle important dans les bons points de cette catégorie.

LE TCHAD

 L’index de compétitivité global(ICG) 139/144

L’index de compétitivité général du Tchad est de 3.1/7 quant au classement général le pays occupe la 139eme place sur 144.

 Niveau des conditions minimales de compétitivité (2.9/7)

Ce n’est pas bon du tout !! Le Tchad  occupe globalement la 139eme position sur 144 nations. L’environnement macroéconomique  reçoit la plus forte note de 5.1/7. Ce bon résultat économique provient du faible taux d’inflation et de celui de la dette publique. Les maillons  le plus faible du Tchad sont respectivement les domaines de l’infrastructure ou le pays reçoit sa plus mauvaise note (1.9/7) et les institutions (2.7/7).   La mauvaise qualité des routes et de l’offre d’énergie (ce qui est paradoxale pour un pays pétrolier) sont à l’origine de  ce désastre. Le pays occupe la dernière place (144eme/144) au monde dans le domaine de la santé publique.

Les catalyseurs de la compétitivité (2.9/7) : L’efficience du marché du travail (4.1/7)  est la seule consolation du pays au niveau de ce critère.

GABON

L’index de compétitivité global(ICG) 99/144

L’index de compétitivité général du Gabon de 3.8/7 quant au classement général le pays occupe la 99eme place sur 144.

Niveau des conditions minimales de compétitivité (4.3/7)

Le Gabon occupe globalement la 86eme position. L’environnement macroéconomique  reçoit la plus forte note de 6.1/7. Le succes de secteur est le fait d’un faible niveau d’inflation, de la dette publique et d’un taux d’épargne national élevé. Le Gabon à l’image du Nigeria, et du Tchad ne réussit pas cependant  à connecter le succes macroéconomique aux défis de l’infrastructure. La mauvaise qualité des routes et de l’offre d’énergie   sont à l’origine de la plus faible note (2.2/7) du pays aux niveaux des infrastructures.

 Les catalyseurs de la compétitivité (3.6/7) : Lefficience du marché du travail (4.4/7) est le seul secteur ou le Gabon s’en tire. La sophistication de l’environnement des affaires (quantité/qualité de la production) est un grand défis pour le Gabon ou il est à la 141eme place sur 144.

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** l’étude omet l’Angola, la Guinée Equatoriale, et la République du Congo pour manque de données.

Conclusion : le rapport du forum économique mondial 2012-2013 révèle des informations importantes concernant les pays exportateurs de pétrole. Parmi toutes les données, l’environnement macroéconomique est le point fort de tous ces pays. La manne pétrolière augmente les ressources de l’état, avec un effet positif sur l’épargne nationale et le niveau de la dette publique.  L’appartenance à la zone franc est sans doute un avantage comparatif en matière de faible taux d’inflation pour le Gabon, le Tchad et le Cameroun.Le succes macroéconomique a cependant du mal à se refléter dans la sphère microéconomique surtout au niveau de l’accès au financement, de la corruption. En plus, les pays pétroliers souffrent tous paradoxalement du mal de la mauvaise allocation de l’énergie tous et du mauvais état de leurs infrastructures.

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